Arnaque : la loi alimentation pourrait coûter jusqu’à 177 euros par ménage !

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Les étals d’un supermarché à Montpellier (Hérault), le 26 octobre 2017. (MAXPPP)


Encore une hausse du coût de la vie qui ne sera certainement pas profitable aux éleveurs et aux paysans, car il faut être bien naïfs de croire qu’en restant dans le réseau de distribution classique, ces loups affamés feront un geste envers les seuls travailleurs qui méritent au moins de vivre de leur labeur. Le seul moyen d’en sortir sérieusement et durablement c’est la mise en place de coopératives et de circuits courts producteurs/consommateurs.


Le projet de loi, qui vise notamment à mieux rémunérer les producteurs agricoles, prévoit une augmentation du seuil de revente à perte.   

Si le texte est voté, les distributeurs devront vendre leurs produits au moins 10% au-dessus de leur prix d’achat. Cette augmentation du seuil de revente à perte (SRP), décidée par le gouvernement dans le cadre de son projet de loi sur l’alimentation présenté la semaine dernière, coûtera jusqu’à 5 milliards d’euros aux consommateurs, estime UFC-Que Choisir lundi 5 février.

Ce projet de loi, qui vise notamment à rémunérer les producteurs agricoles, prévoit un « encadrement » des promotions et le relèvement du SRP de 10%. Pour chiffrer les conséquences, UFC-Que Choisir se base sur une étude d’impact faite par l’Assemblée nationale : demandée par le gouvernement et longue de 117 pages, elle a été publiée seulement le 30 janvier, la veille de la présentation du projet de loi en Conseil des ministres.

Des doutes sur les effets pour les agriculteurs

L’étude d’impact « ne fait pas apparaître directement le chiffre de 5 milliards : elle exprime cette réalité en pourcentages », explique le président d’UFC-Que Choisir, Alain Bazot, dans un billet publié sur le site de l’association de consommateurs. « On comprend ce biais de communication : entre 0,7% et 2% d’inflation sur les produits alimentaires, cela parle moins que sa traduction en euros sonnants et trébuchants, à savoir entre 1,74 et 4,98 milliards d’euros de surcoûts pour les consommateurs (soit jusqu’à 177 euros par ménage) », précise Alain Bazot.

Pour l’association de consommateurs, « si l’impact inflationniste est officialisé, les promoteurs de la mesure, dont la FNSEA, ne sont toujours pas à même de nous expliquer par quel procédé miracle ces sur-marges de la grande distribution ‘percoleront’ – c’est leur terme – vers les agriculteurs français. » Quand bien même « les distributeurs achèteraient plus chers les produits alimentaires à leurs fournisseurs industriels, encore faudrait-il que ceux-ci, à nouveau, augmentent d’eux-mêmes leur prix d’achat aux agriculteurs », ajoute l’UFC-Que Choisir.


France info / AFP / France Télévisions

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