Bon complot/Mauvais complot : « Bien sûr, il y a eu complot »

A supporter takes a picture of Florence Portelli (C), candidate for the presidency of France's right-wing Les Republicains (LR - The Republicans) party, at the party's "summer days" conference in La Baule, western France, on September 2, 2017. / AFP PHOTO / LOIC VENANCE


Bien sûr, cette accusation de complot proférée par Florence Portelli n’entre pas dans la catégorie de celles attribuées au complotisme même si le mot a été lâché. C’est une accusation soft ! La victime et l’auteur du complot appartiennent à la même caste. Comme c’est mignon ! Comme tant d’autres acteurs politiques qui se laissent aller à cette accusation lorsqu’ils se ramassent d’un cuisant échec, ne nous méprenons pas, Florence Portelli n’est pas une complotiste, c’est juste une aigrie. Comprenne qui pourra !


La candidate à la présidence des Républicains, ancienne porte-parole de campagne de François Fillon, souhaite capter l’attention des électeurs de l’ex-premier ministre.

Candidate en lice pour la présidence de LR depuis le 29 août dernier, Florence Portelli s’est donné pour objectif que «la droite recouvre sa fierté». Dans cette perspective, l’ancienne porte-parole de François Fillon entend bien ne pas laisser de côté le douloureux dossier de l’impossible défaite de la droite à la présidentielle causée par les affaires qui ont visé François Fillon. Et rien de mieux qu’une interview dans l’émission « Face aux Chrétiens », diffusée sur KTO TV, La Croix, Radio Notre Dame et RCF, pour s’adresser au cœur de cible laissé orphelin de la campagne filloniste. « On a fait une très belle campagne des primaires, et d’ailleurs tout le monde a dit à ce moment-là qu’il avait surclassé les autres pendant le débat. (…) À titre humain, c’est quelqu’un qui avec moi, a toujours eu une attitude extrêmement respectueuse. Je ne vais pas aller cracher dans la soupe après, et je trouve ça assez écœurant de voir certains le faire, sans aucune pudeur », tance Florence Portelli.



« Sur le fond ce qui s’est passé ou pas, moi je ne suis pas juge, et je n’ai pas à me prononcer là-dessus », poursuit la candidate à la présidence des Républicains. Avant d’assurer que « bien sûr » il y a eu complot contre son candidat. « Pourquoi ça sort à cet instant-là, alors qu’il est depuis 36 ans dans la vie politique, que certains faits sont connus, notamment l’emploi de son épouse au Parlement ? », s’interroge-t-elle. En plein marasme, en mars dernier, Florence Portelli avait défendu François Fillon sur BFM de manière un peu maladroite en estimant, au sujet de Pénélope Fillon, sur le fond « quand vous êtes assistant parlementaire, vous pouvez être payé à tricoter ».

« Une chasse à l’homme orchestrée, feuilletonnée »

Si elle reste aujourd’hui indignée par le déroulé de la campagne, Florence Portelli confie tout de même avoir découvert quelques surprises au sujet de son candidat: «Oui, les costumes, ça m’a surpris». Et la conseillère régionale de se reprendre: « Mais enfin, pourquoi on est allé le traquer comme ça, alors que ça n’a jamais été fait pour d’autres ? Cela faisait vraiment chasse à l’homme. Mais c’est surtout la façon dont c’est sorti, ça a été orchestré, feuilletonné (…) je rappelle que l’on instruit à charge et à décharge, et que le doute est consubstantiel à la procédure pénale. Et là le doute en l’occurrence a été largement occulté et oublié, ce qui est assez choquant », estime-t-elle.

Florence Portelli souhaite clairement se placer comme l’une des rares héritières du fillonisme: «Je pense que c’était un bon programme, courageux et qui aurait amené la France vers des horizons plus radieux que ceux vers lesquels nous nous acheminions avec Macron et Hollande. Donc moi, je ne …[…]


Marc de Boni

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