CAC 40 : un rapport fustige le montant (astronomique) des dividendes versés aux actionnaires

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Illustration de coupes de champagne. — Jason Kempin / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP


La vraie question à se poser est la suivante. Il n’y a certes aucun inconvénient à ce que des entrepreneurs encaissent des dividendes lorsqu’ils font des profits et des bénéfices mais lorsque ces derniers sont extrêmement élevés, comment se fait-il que cette richesse disparaisse des caisses du trésor public ? Où est passé l’argent ? À partir du moment où une entreprise réalise de très gros bénéfices et étant donné les innombrables impôts et taxes que l’on paye, une augmentation des chiffres d’affaires et des bénéfices rend obligatoire une augmentation des recettes fiscales de l’État et pourtant ; ce n’est pourtant pas le cas !
Donc nous reposons la question : où passe l’argent ? Nous assistons à un véritable pillage du pays.


Rien à voir mais signalons tout de même que cet article de 20 minutes est bourré de fautes et de coquilles indignes du métier de journaliste, c’est honteux. Nous en avons corrigé plusieurs, vous pouvez suivre le lien de la source pour le constater vous-même.


Depuis 2009, les entreprises du CAC 40 ont reversé plus de deux tiers de leurs bénéfices (67,4% pour être précis) à leurs actionnaires sous forme de dividendes, selon une étude d’Oxfam et du Basic…

Oxfam France et le Basic publient une étude inédite sur le partage de la richesse au sein des entreprises du CAC40.
Depuis 2009, les entreprises du CAC 40 ont reversé plus de deux tiers de leurs bénéfices à leurs actionnaires sous forme de dividendes.

Les salariés sont les grands sacrifiés de ce partage inégal.

On savait déjà que la France était le « plus gros payeur de dividendes » en Europe. Une étude publiée lundi par Oxfam et le Basic (Bureau d’analyse sociétale pour une information citoyenne) enfonce le clou. Selon elle, depuis 2009, les entreprises du CAC 40 ont reversé plus de deux tiers de leurs bénéfices (67,4% pour être précis) à leurs actionnaires sous forme de dividendes.« La France est ainsi le pays au monde où les entreprises cotées en bourse reversent la plus grande part de leurs bénéfices en dividendes aux actionnaires. C’est aussi deux fois plus que dans les années 2000 où les entreprises ne versaient pas plus de 30 % de leurs bénéfices à leurs actionnaires », fustige le rapport intitulé CAC40 : des profits sans partage. 
« Spirale des inégalités »
On est désormais très (très) loin de ce que préconisait (le dangereux gauchiste) Nicolas Sarkozy au début de son mandat à l’Élysée. Dans une interview au Monde, il déclarait: «Sur 100 de bénéfices, il devrait y en avoir 33 % qui reviennent aux salariés, 33 % qui vont directement dans la poche de l’actionnaire et 33 % qui servent à être réinvestis dans l’entreprise. » Désormais, seuls 27,3 % des bénéfices des sociétés du CAC 40 vont au réinvestissement et 5,3 % aux salariés, d’après l’enquête d’Oxfam et de Basic.Selon ses auteurs, «en 2016, les entreprises du CAC 40 ont ainsi reversé près de 15 fois plus de bénéfices à leurs actionnaires (sous forme de dividendes) qu’à leurs salariés (sous forme d’intéressement et participation). Si elles avaient choisi de maintenir en 2016 le même niveau de dividendes qu’en 2009 et d’augmenter la rémunération des employés plutôt que celle des actionnaires, l’ensemble des travailleurs du CAC 40 dans le monde auraient pu voir leurs revenus augmenter en moyenne d’au moins 14.000 euros sur la période, soit plus de 2.000 euros par an et par employé.»  Or, dans le même temps, l’étude constate «la spirale des inégalités» qui s’accroit entre  les hauts dirigeants et la plupart des employés. Résultat, en 2016, «les PDG du CAC 40 gagnaient en moyenne 257 fois le SMIC et 119 fois plus que la moyenne de leurs salariés au sein de leurs entreprises alors que ce dernier écart n’était que de 97 en 2009».
« Course aux résultats de court-terme »

Pour Manon Aubry, porte-parole d’Oxfam France : « Si les patrons du CAC 40 n’ont pas caché leur joie sur l’embellie de leurs marges depuis 2009 et leurs profits records de l’année 2017, ils se sont fait beaucoup plus discrets sur la manière dont ils ont redistribué ces profits avec l’ensemble de leurs salariés. Et pour cause ! Les richesses n’ont jamais été aussi mal partagées depuis la crise au sein des grands groupes qui choisissent délibérément une course aux résultats de court-terme pour conforter les actionnaires et les grands patrons au détriment des salariés et de l’investissement». L’étude cite par exemple le cas d’ArcelorMittal qui a versé des dividendes de plusieurs centaines de millions d’euros entre 2012 et 2015 malgré les pertes de l’entreprise. Au passage, Oxfam et le Basic dénoncent les stratégies d’évitement de l’impôt des entreprise du CAC 40 qui leur permettent ainsi «de maximiser leurs bénéfices par une présence accrue dans les paradis fiscaux – 1 454 filiales déclarées en 2016 – et l’explosion des crédits d’impôts qui ont quasiment doublé en France dix ans atteignant plus de 26 milliards d’euros en 2016 ». Dans ce contexte, Oxfam demande l’adoption de plusieurs mesures notamment dans le cadre de la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et […]


M.B – 20 minutes

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