Dégénérescence : encore une affaire de bébés congelés !

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C’est dans ce bateau, sur le port de Lorient (Morbihan), qu’un des trois bébés congelés a été découvert le 11 juillet 2017.  (LOIC VENANCE / AFP).


Vous verrez, on va nous faire croire que c’est un déni de grossesse, que la dame était en souffrance, que c’est psychologique et qu’il faut la ménager… pauvre petite dame ! D’ailleurs, vu que maintenant, on peut acheter des bébés grâce à la légalisation de la GPA en France, ces gens peuvent se permettre de les jeter, les congeler ou les brûler… à présent que c’est devenu une vulgaire marchandise ? Il est vrai que les garder près de soi dans le congélo entre la pizza et la glace à la vanille, c’est très sain ! Elle voulait s’en débarrasser, mais pas trop !


La mère, une femme de 50 ans, a avoué en garde à vue les avoir étouffés à la naissance.

Elle a été mise en examen pour « assassinats » et écrouée. Le petit corps était enfermé dans la chambre froide d’un bateau. Un nouveau-né a été découvert, mardi 11 juillet, dans le port de Lorient (Morbihan). Quelques heures plus tard, les enquêteurs ont retrouvé deux autres bébés dans le congélateur d’un domicile, toujours à Lorient. Leur mère, une femme de 50 ans, a avoué les avoir étouffés à la naissance dans les années 2000. Elle a été mise en examen pour « assassinats » et écrouée, jeudi 13 juillet. Voici ce qu’il faut retenir de cette affaire, qui n’est pas sans en rappeler d’autres.

Comment les bébés ont-il été découverts ? 

C’est un employé de l’armateur du bateau, la Scapêche, qui a donné l’alerte en découvrant le corps du bébé dans un sac en plastique alors qu’il s’occupait du chargement du chalutier, l’Heliotrope, avant son appareillage au port de Lorient. Le sac plastique portait deux initiales. La police, appelée sur place, a ainsi obtenu rapidement les coordonnées de la mère, chez laquelle ont été retrouvés deux autres bébés, également placés dans un congélateur.

Que sait-on de la mère, placée en garde à vue ? 

Il s’agit d’une femme de 50 ans, mère d’un garçon âgé de 25 ans. Cadre de la Scapêche, elle était chargée de l’approvisionnement de l’Heliotrope. Interpellée et placée en garde à vue, elle a indiqué aux enquêteurs avoir accouché à chaque fois dans son ancien domicile de Larmor-Plage, seule, à des dates qu’elle situe en 1998, 1999, et 2003. Juste après ces accouchements, elle aurait procédé « selon un même mode opératoire », a expliqué la procureure de Lorient, Laureline Peyrefitte : « Étouffer les nouveau-nés à l’aide d’un coussin avant de les envelopper dans un sac en plastique et de les mettre dans son congélateur. »  « Les premières investigations scientifiques permettent de penser, sous réserve des résultats de l’autopsie des trois nourrissons prévue ce jour (jeudi) et des examens médicaux complémentaires, que ces enfants étaient nés vivants », a-t-elle ajouté. Selon les premières auditions, la mère ne s’expliquerait pas son geste.

Pourquoi l’un des corps a-t-il été retrouvé sur un bateau ? 

En raison d’un déménagement survenu en mars à Lorient, la mère avait dû déplacer les corps sur son lieu de travail. Elle avait déposé les sacs dans les congélateurs de la Scapêche. Elle en avait récupéré deux pour les déposer dans son nouvel appartement. Le troisième était toujours présent dans la chambre froide de l’Héliotrope mardi dernier.

Que sait-on du père ? 

Selon les premiers éléments de l’enquête, les trois enfants seraient le fruit d’une relation avec un homme employé également à la Scapêche et aujourd’hui retraité. « Ce dernier aurait ignoré les états de grossesse successifs de la mise en cause, état qui n’aurait pas été détecté non plus par son entourage à elle », a précisé la procureure de Lorient.

Quelles seront les suites judiciaires ?

La mère a été mise en examen pour « assassinats » et placée en détention provisoire. « Elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité », a indiqué Laureline Peyrefitte. Des investigations sont aussi en cours pour déterminer si d’autres suspects sont impliqués. Les autorités judiciaires n’ont pas parlé, pour l’instant, de déni de grossesse. Mais cette affaire de néonaticides vient s’ajouter à une longue liste de précédents en France, dont le plus connu est l’affaire Courjault.


France TV Info / AFP

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