Djouhri connaissait l’expert des tableaux de Guéant

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Le Média


Mon Dieu, que ce petit monde est plutôt minuscule, tout le monde se connaît et depuis longtemps. Rappelons tout de même que toute cette bande est liée par un fil invisible qui s’appelle la franc-maçonnerie. Il faut également noter la médiocrité et la bêtise crasse de cette élite dirigeante, étant donné le nombre important d’erreurs grossières qu’elle commet régulièrement comme celle de vendre deux tableaux cotés 30 000 € sur le marché de l’art à 500 000 € tout en croyant que ça passerait comme une lettre à la poste ! À moins que ce ne soit ce fameux sentiment de superpuissance et de mépris total des règles et de la loi.


En perquisitionnant le domicile suisse d’Alexandre Djouhri à la demande du juge Tournaire, les enquêteurs helvètes ont découvert un lien entre ce dernier et la vente par Claude Guéant de la vente suspecte de deux tableaux d’un peintre hollandais .

En février 2013, en enquêtant sur le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy, les enquêteurs découvrent que Claude Guéant a perçu en 2008 cinq cent mille euros pour la vente de deux marines d’un peinte hollandais du XVIIe siècle. Or, les deux peintures ne valent pas le vingtième de cette somme, l’artiste étant pratiquement inconnu. Ces 500 000 euros ont été payés par un avocat malaisien, qui lui-même avait perçu la même somme cinq jours plus tôt, de la part d’un homme d’affaires saoudien, intéressé par le marché de l’armement en France.

En quoi cette affaire serait-elle liée au financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par la Libye ? En mars 2015, à la demande des autorités françaises, le procureur genevois Jean-Bernard Schmid perquisitionne le domicile d’Alexandre Djouhri, à Chêne-Bougeries, dans le canton de Genève. L’intermédiaire s’oppose à la transmission de certaines pièces. Et notamment d’un document datant du 20 mars 1996 établi par un expert. Dans un arrêt datant du 23 octobre 2017, le Tribunal pénal fédéral, la plus haute instance judiciaire helvétique, déboute Alexandre Djouhri. En lisant cet arrêt de quinze pages, on découvre quelques lignes pour le moins mystérieuses :

« Le recourant [Djouhri] conteste la transmission dans la mesure où ce document précède les faits incriminés de 15 ans et vise des objets appartenant à son épouse ». Les juges expliquent alors : « Même si le lien peut en effet sembler ténu, on ne saurait s’opposer à la transmission de ces écrits. En effet, l’expert concerné est le même que celui qui a établi les certificats d’authenticité remis par la vente de deux tableaux expressément évoquée dans la demande d’entraide ». À savoir les deux marines vendues par Claude Guéant, alors bras droit de Nicolas Sarkozy.

La justice suisse fait-elle du zèle ?


Ian Hamel  – Mondafrique

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