Farandole, par Lotfi Hadjiat

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Je m’étais des ruines retiré de ce monde
Cherchant dans cette nuit quelques maigres lueurs
La détresse ruisselait des circuits immondes
Et les chairs se traînaient suivant la dernière heure

Croupissant dans les rues aux commerces putrides
Exhalaient quelques corps leurs miasmes de douleurs
Entravant la marche de ces passants avides
Aux oreilles pointues et aux plans destructeurs

Le chaos rugissait au plaisir noir des loges
Couvert par les sirènes du mensonge en chœur
N’est-il un seul homme que l’Enfer ne déroge ?
Clamait la misère dans l’espoir d’un sauveur

Mais rien n’interrompait cette course fatale
Des forces de la mort en rage et en couleurs
La collision suprême du bien et du mal
Résonnait déjà dans l’intimité des cœurs

Je vis alors au milieu des torrents de sang
Une longue farandole en transe et en fleurs
Chanter des mots toujours plus haut en brandissant
Leurs banderoles où trônaient, fières dans l’horreur

Ces lettres d’or : SOYEZ WINNER, VOTEZ MACRON.

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