Génocide rwandais : un juge va enquêter sur le rôle de la banque BNP Paribas

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Il y a toujours un bankster caché derrière un grand crime, un grand massacre, c’est une loi universelle de la modernité mammonique. Les banksters sont, à tout le moins, derrière la vampirisation des richesses africaines et obligatoirement derrière les ventes d’armes… Laissons la justice faire son travail avant d’y voir plus clair.


Une information judiciaire pour complicité de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre vient d’être ouverte suite à la plainte déposée en juin dernier par trois associations contre la banque BNP Paribas, révèle lundi 25 septembre franceinfo.

La banque est soupçonnée par trois associations, Sherpa, le Collectif des parties civiles pour le Rwanda et Ibuka France, d’avoir contribué au financement d’un achat illégal d’armes à destination du Rwanda, alors en plein génocide, en juin 1994. Et cela malgré un embargo sur les armes voté par l’ONU.

Un ordre de paiement aurait été validé par la BNP Paribas

C’est le juge d’instruction Alexandre Baillon du pôle génocide du tribunal de grande instance de Paris qui est chargé de cette enquête.

Selon les éléments de la plainte déposée par les trois associations en juin, la banque aurait validé un ordre de paiement, dans le cadre d’une livraison d’armes. La BNP aurait été « la seule banque à répondre par l’affirmative et à débloquer les fonds suffisant pour l’achat d’armes par le gouvernement rwandais », lors de cette livraison d’armes, ajoutent les associations plaignantes.

Le génocide des Tutsis et des Hutus modérés a fait près d’un million de morts au Rwanda, entre avril et juillet 1994. C’est la première fois qu’une telle plainte est déposée contre une banque, en France.

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