IMA : les incroyables gaspillages du président Jack Lang

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Avant toute chose, on se demande ce que fait encore ici Jack Lang, à 77 ans, un âge si avancé ; on croyait que la retraite en France était fixée à 62 ans, 65 ans à la rigueur, pourquoi pas, mais à 77 ans, Jack Lang explose le compteur. Il est vrai qu’avec 9000 € de salaire « mensuel », sans compter les notes de frais, on n’a pas trop envie de quitter pareille sinécure. Quant au résultat, l’article démontre bien que sa gestion est catastrophique et que tout ceci n’est qu’une énième mascarade ripoublicaine qui sert à caser les copains/cousins/coquins, aux frais du contribuable.


L’arrivée du flamboyant Jack Lang à la tête de cet établissement culturel parisien n’a pas permis de redresser ses comptes. Ni de réduire les notes de frais…

À voir le prince en son palais, tout va pour le mieux. Très élégant et d’une belle vitalité pour ses 77 ans, Jack Lang, président de l’Institut du monde arabe (IMA), reçoit en toute décontraction. Il présente le tableau qu’il a fait accrocher dans son bureau, œuvre du Marocain Ahmed Cherkaoui, coté plus de 1 million d’euros.

Entre un voyage aux Émirats et une tournée en Asie, la deuxième personnalité politique préférée des Français (baromètre Ipsos « Le Point » du 1er octobre 2016) jette un œil distrait sur la vue imprenable en contrebas, l’île Saint-Louis. Quid des soucis financiers de l’institution qu’il dirige depuis bientôt quatre ans ? Il élude d’un bon mot : « Nous sommes pauvres mais sexy. »

Nommé à ce « poste réservé » par François Hollande, début 2013, pour succéder au sarkozyste Renaud Muselier, Jack Lang, payé 9.000 euros par mois, devait remettre de l’ordre dans ce drôle d’établissement, mi-culturel, mi-diplomatique, inauguré en 1987. L’IMA est une fondation de droit privé contrôlée à parité par la France et vingt et un États membres de la Ligue arabe. Or ce statut particulier fonctionne mal car le lieu n’a jamais été pris au sérieux par les principaux intéressés.C’est une façon de voir les choses. La fréquentation est tombée de 1 million de visiteurs en 2014 à 757.000 en 2015, et ce ne sera pas mieux en 2016. Tout aussi gênant pour celui qui soutient « ne pas supporter les déficits », les comptes de l’IMA sont restés dans le rouge après son arrivée, avec une perte record de 2,5 millions d’euros en 2015. Là encore, 2016 s’annonce du même acabit. Pas rien pour une entité dont les ressources sont de 18 millions d’euros.

Depuis les origines, la majorité des pays arabes ne règle son écot que de façon sporadique. La plupart ont certes fini par abonder un fonds qui verse environ 1 million d’euros par an. Mais on est loin du compte. Charge à la France (et donc aux contribuables !) d’éponger les déficits. Jack Lang, fort de son phénoménal entregent, allait peut-être pouvoir résoudre ce délicat problème. Las ! Il n’y a pas eu d’effet Jack.

Le budget de fonctionnement de l’institution est toujours bouclé grâce à une subvention annuelle de 12 millions d’euros versée depuis 2008 par le ministère des Affaires étrangères. Le Quai d’Orsay, lui aussi à la diète, tente d’ailleurs de réduire sa participation. « Voilà deux ans qu’on veut nous rogner 750.000 euros. J’ai convaincu le Premier ministre de n’en rien faire », se félicite le président. Et de rappeler qu’il « mouille la chemise » pour persuader des mécènes dans le Golfe, au Maroc et en France de cofinancer les expositions. 2 millions d’euros ont ainsi été collectés en 2015 auprès des Total, RATP, Engie, Lafarge et autres.

Autre souci majeur, la fréquentation ne décolle pas. Des expositions ont certes connu le succès, comme « Il était une fois l’Orient Express » (en 2013) ou « Osiris, mystères engloutis d’Egypte » (en 2015), mais d’autres sont restées confidentielles, comme « Hajj, le pèlerinage à la Mecque », « Le Maroc contemporain » et la très cool « Hip-hop, du Bronx aux rues arabes » (en 2015). Tout comme la collection permanente, qui occupe trois étages, où moins de 100.000 personnes sont passées en 2015. « Nous ne figurons pas dans le top 20 des lieux culturels de la capitale, regrette le secrétaire général, David Bruckert. Comme si l’IMA n’existait pas sur la carte. »

Tente-t-on au moins de faire des économies ? Cela ne saute pas aux yeux. L’IMA a des coûts de fonctionnement relativement élevés et cela ne date pas d’hier. Ainsi, même s’ils ont subi un plan social à la fin des années 2000, les effectifs restent importants avec 120 permanents, soit la moitié du budget. Quant au bâtiment (merci Jean Nouvel !), il vieillit mal, et ses frais de maintenance s’alourdissent au point de s’élever à 3 millions d’euros par an. Le renforcement de la sécurité a aussi fait grossir ce poste d’un tiers, à 1,3 million d’euros. […]

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