Jérusalem : veto américain à l’ONU sur une condamnation voulue par 14 pays

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Nikki Haley, représentante américaine à l’ONU, lève le bras pour s’opposer au projet de résolution condamnant leur reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël. REUTERS/Brendan McDermid


Les Yankees se sont fait humilier au conseil de sécurité de l’ONU puisqu’ils se sont retrouvés face à 14 voix contre eux. Résultat, ils ont exercé leur droit de veto, droit totalement absurde et injuste qui d’ailleurs n’existe même pas dans la loi américaine, du coup on se demande bien pourquoi il existerait dans la gestion des affaires du monde. Dans tous les cas, le débile Trump qui commet un parjure en piétinant les accords internationaux signés par son propre pays, n’a eu que ce qu’il méritait.


À l’ONU, pas de surprise ce lundi 18 décembre lors du Conseil de sécurité.

Critiqués pour leur décision de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, les États-Unis ont dû faire face à une résolution rappelant que ce genre d’initiative n’était pas acceptable dans le cadre de la recherche d’une solution entre l’État hébreu et l’autorité palestinienne. Les États-Unis ont donc fait jouer leur droit de veto, mais les 14 autres pays se sont prononcés en faveur du texte, symbolisant l’isolement américain sur cette question.

Six ans que les Etats-Unis n’avaient pas exercé leur droit de veto pour empêcher une résolution de passer au Conseil de sécurité, et la dernière fois, le vote concernait déjà le conflit israélo-palestinien. Même s’ils assurent chercher une solution et que Donald Trump a lui-même répété sa volonté de faire avancer le processus de paix, les Américains restent des soutiens indéfectibles et assumés d’Israël.

Lundi, l’ambassadrice à l’ONU a été la seule à lever la main pour s’opposer à une résolution qui visait, sans la nommer, la décision de son pays de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’État hébreu. Et Nikki Halley a fait mine de s’étonner de l’unanimité face à son pays, outrée que l’on remette l’engagement américain en question alors que son investissement financier envers la Palestine est incomparable.

« Ce à quoi nous avons assisté aujourd’hui au Conseil de sécurité est une insulte, a-t-elle dénoncé. Nous ne l’oublierons pas. C’est un exemple supplémentaire montrant les Nations unies faisant plus de mal que de bien dans leur réponse au conflit israélo-palestinien. »

« Les États-Unis n’ont jamais été autant engagés à faire avancer le processus de paix au Moyen-Orient. Nous y étions engagés avant que le président annonce sa reconnaissance de Jérusalem en tant que capitale d’Israël, et nous y sommes engagés aujourd’hui. Ce dont nous avons été témoins ici aujourd’hui au Conseil de sécurité est une insulte que nous n’oublierons pas.» Nikki Haley, représentante des États-Unis à l’ONU, 19/12/2017 – par RFI  [Écouter]

Mike Pence reporte sa visite à Jérusalem

Invoquant des impératifs de politique intérieure, le vice-président Mike Pence a quand même repoussé sa visite à Jérusalem, ainsi qu’en Égypte. Prévu cette semaine, le voyage est désormais programmé pour mi-janvier.

D’ici là, la situation aura pu encore évoluer. À l’ONU par exemple, le vote d’une résolution équivalente à celle de lundi est envisagé pour […]


Grégoire Pourtier – RFI 
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