Kemi Seba lance un ultimatum à la BCEAO et aux chefs d’États africains

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Plus rien n’arrête Kemi Seba et son ONG panafricaniste, il est vrai que les aspirations populaires, et plus spécifiquement celles des jeunes, sont contre cette monnaie coloniale. Cette lutte digne et indispensable à la prospérité de l’Afrique prend une tournure politique sérieuse qui risque d’en étonner plus d’un.


Le président de l’ONG Urgence panafricaniste et initiateur du Front Anti Cfa Kemi Seba a donné un ultimatum à la BCEAO et aux chefs d’États africains pour finir avec le Franc CFA afin d’aboutir à une monnaie imprimée sur la terre africaine.

À travers un communiqué publié sur sa page Facebook, Kemi Seba a appelé les chefs d’États africains à proposer un plan de sortie du franc CFA.

« Nous laissons à nos Banques Centrales et aux chefs d’États africains jusqu’au 4 décembre 2017 pour nous présenter un plan de sortie du Franc CFA qui devra débuter et être réalisé intégralement »

Selon kemi Seba, les seules choses qui pourront calmer la colère de la jeunesse africaine face au Franc Cfa sont « la suppression immédiate des comptes d’opération, l’expulsion des représentants de la banque de France de nos réunions et, de facto, le retrait de tout pouvoir décisionnel qui leur est donné dans nos communautés économiques et financières, la sortie de la zone franc, la prise en compte et la mise en pratique sérieuse des alternatives au franc Cfa proposées par des techniciens rigoureux tels que les professeurs en économie Mamadou Koulibaly, Kako Nubukpo, et d’autres, ainsi que l’impression de notre monnaie par nous-mêmes, pour nous-mêmes, sur nos terres ».

« Feu sur la plantation néocoloniale nommée Françafrique »

Le 04 décembre marquera à coup sûr, un nouveau tournant décisif dans la lutte contre le franc colonial après celui du 19 aout dernier. Car, l’ONG Urgences Panafricanistes ne retiendra plus les nombreux Africains qui, en s’appuyant sur la loi qui stipule que brûler “des” billets est illégal, mais brûler “un” billet est légal souhaitent que chacun brûle « “un” billet de Franc CFA », ou mener des actions incisives contre cette monnaie, et ce, jusqu’à ce que les autorités écoutent les doléances du peuple africain.  Aussi, s’interrogent-t-ils : « Nous avons brûlé une feuille de la plantation, mais vous faites mine de ne pas écouter. Devons-nous brûler la plantation entière pour que vos oreilles puissent, vers vos peuples, se pencher? »

Pour lui, le 19 août 2017, c’était une étincelle.

On se souvient que le 19 août 2017, Kemi Seba avait brûlé publiquement un billet de 5000 francs « Désormais, et ce, jusqu’à ce que la rue africaine soit écoutée par nos autorités, ce sera, nous le “craignons”, pour la plantation néocoloniale nommée Françafrique, le feu. »

À en croire Kemi Séba, en souhaitant incarcérer tous ceux qui avaient osé cracher « sur le veau d’or moderne, veau en carton doré en réalité, tant le cfa ne vaut rien », la BCEAO crache au visage des Africains de la zone francophone. « Pire, la BCEAO a été dépassée dans sa prouesse de trahison par le Président Macky Sall qui a livré son frère africain à la France en digne héritier qu’il est, de ceux qui vendaient leurs propres frères aux négriers Occidentaux sur l’île de Gorée il y a de cela quelques siècles » a-t-il déploré.

Toutefois, Kemi Seba, initiateur du Front anti CFA entend appeler le peuple à cesser les actions de contestation quand, et seulement quand, le peuple sera écouté.


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