La chauve-souris d’Istanbul, par Pierre Dortiguier

Chroniques-Dortiguier


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Dans le cochon, selon un dicton paysan assurément non musulman, tout est bon, mais les pieux et les végétariens raisonnables, ceux qui suivent le légendaire Pythagore, s’en abstiennent, et au contraire, tout, à parler morale, dans Erdogan, est faux, trompeur, empoisonné, illusoire. Il est un prestidigitateur accompli dans le cirque sanguinaire proche-oriental et conduit fatalement son pays à la perte d’influence, au désordre ethnique et à la participation au chaos constructif voulu par la Fraternité internationale dont la Muslim Bretherhood est un des exécutants !

Cet homme imite la Chauve-souris de La Fontaine, qui se déclare aux belettes crédules, souris ou oiseau, selon qu’on la regarde :


Moi Souris ! Des méchants vous ont dit ces nouvelles :
Grâce à l’Auteur de l’univers,
Je suis Oiseau : voyez mes ailes ;
Vive la gent qui fend les airs !

La Dame du logis avec son long museau
S’en allait la croquer en qualité d’Oiseau,
Quand elle protesta qu’on lui faisait outrage :
Moi pour telle passer ! vous n’y regardez pas :
Qui fait l’oiseau ? C’est le plumage.
Je suis Souris : vivent les Rats ;
Jupiter confonde les Chats.
Par cette adroite repartie
Elle sauva deux fois sa vie.


Mais un coup d’œil sur son origine éclairerait bien des fourberies de sa conduite, à commencer par le faux coup d’état qui lui a servi, pour ainsi dire staliniennement, à purger non pas seulement l’armée et la justice, mais le corps académique, dans un pays qui dépose ses têtes en prison, comme pour paralyser sa vitalité. La neutralisation de la Turquie, pays des Attamans, selon la nouvelle école historique russe, devenu celui des Ottomans, et qui fut en Asie une communauté de peuples que l’on pousse maintenant à s’entre-déchirer, aura été le pas décisif, en 1919, du développement, sous un mandat britannique arbitraire, de la colonisation sioniste en Syrie méridionale ou Palestine.

Le mandat français, à cet égard, en Syrie-Liban, confié au général et frère la truelle, Raspail, servait de paravent au mandat anglo-sioniste.

Celui qui reçut, pour revenir à la Turquie, le titre flatteur d’Atatürk ou Père des Turcs, qui fut un bon stratège militaire et courageux, incrédule, plus qu’indifférent, en matière de religion, alcoolique, au témoignage, en premier, de son épouse, intelligent et cruel, s’est appuyé sur une tradition ayant donné les dénommés Jeunes-Turcs qui, selon une plaisanterie locale, comprenaient une minorité de vrais Turcs et une majorité d’allogènes, Arméniens et zélés militants sionistes, la plupart ashkénazes. Ceci est trop connu pour qu’on y insiste et notre cher Salim Laïbi, en Siegfried luttant contre le dragon Big Pharma dans la forêt magique des « dissidents » au faux nez, qui sont un théâtre lyonnais de guignols, des Weinstein hollywoodiens miniaturisés, a relevé avec raison, l’influence au cours de plusieurs siècles, de  cette maçonnerie  orientale des dönmes, qui a son équivalent dans le frankisme polonais, d’après le nom de Jacob Frank, une autre chauve-souris de taille ! À l’ouest, il en est naguère sorti un pape, après l’assassinat de son prédécesseur, comme nous l’a confirmé, de vive voix, le défunt petit-neveu du dernier confesseur de l’Impératrice Zita de Bourbon-Habsbourg-Lorraine, Jean-Paul II, et dans la ville d’Istanbul un Sultan, ou qui voudrait passer pour tel.


Quelle principale ressource hypnotique, en effet, possède la chauve-souris Erdogan ? De mêler les contradictoires sans que le commun réagisse.


Dans un excellent article sur « L’imposture du « printemps arabe » en Syrie » de Jeune nation, défenseur constant de la juste cause syro-palestinienne, est  aujourd’hui rapporté, sur la foi d’un universitaire d’Alep, microbiologiste, M. le Dr Mohamed Walid Mujawaz, responsable local important du Parti Baas, chargé aussi  des Études Turques, donc expert  de la question des diversités ethniques, par M. Georges Dumont membre d’une délégation de nos compatriotes visitant la Syrie, ce fait qui n’a rien de dégradant, mais simplement, instructif, sinon de la réalité, du moins de ses possibles, comme eût dit le philosophe et savant saxon Leibniz, qui s’y connaissait aussi en types humains et en généalogie, et indiquait, dans une polémique avec le jésuite breton, maître de rhétorique de Voltaire au Collège Louis-Le-Grand, le Père de Tournemine, les anciens Scythes comme la matrice des Germains et des Français, des Européens venus d’ Asie, que le Président Erdogan est de mère, non pas scythe, mais, comme les fondateurs de l’entité sioniste et la majorité de ses colons, ashkénaze, native des bords de la Caspienne, et qui donc eût pu être jadis iranienne sans l’annexion russe de 1813, au Traité de Golestan. Il n’y a rien là, redisons-le, de mal en soi ou de répréhensible, mais quelque empreinte généalogique qui pourrait rendre compte de l’art erdoganesque de montrer plusieurs visages, tous aussi effrayants que ceux de la  monstrueuse Méduse tuée, la tête tranchée d’un coup,  par le mythique héros Persée, qui sut se détourner de son regard hypnotique.

Quelle principale ressource hypnotique, en effet, possède la chauve-souris Erdogan ? De mêler les contradictoires sans que le commun réagisse. Cette « Chimère » présidente, au train de vie fastueux, prêche un idéal politique d’union des Musulmans, sourit à l’Iran limitrophe, et est l’irréductible adversaire de la Syrie unifiée, en laissant, par exemple, ses proches se nourrir du pétrole que Daesh tire du sol qu’il occupe, volé à l’économie syrienne. Bien sûr, la gent féminine se voile en Turquie plus qu’autrefois, ce qui est, au moins, un signe extérieur de piété, mais le vide de l’âme erdoganique a laissé Iblis entrer les camions de pétrole de la conquête terroriste, et par les bases de l’OTAN, exporter en retour, toujours sous le voile de son apparence, l’armement de ceux que la coalition des menteurs prétend combattre, et arme encore.

L’hypnose va si loin que ses relations sont excellentes avec Vladimir Poutine qui pourrait, d’aventure, partager avec le châtelain présidentiel d’Istanbul des traits familiaux communs, à y regarder de près. La Caspienne n’est-elle pas un lien organique ? Le premier chef d’État de l’Iran officiellement reconstitué au printemps ou Norouz 1935, Reza Khan devenu le Châh Reza, qui ne plaisait pas, à cause de sa germanophilie réaliste, à Churchill et Staline qui le déposèrent en septembre 1941, et mourut exilé à Johannesburg en Juin 1944, avait une mère Géorgienne, mais musulmane, non ashkénaze. Nul n’est parfait.

Quant aux relations avec l’État que le généralissime et chef d’État espagnol, le Caudillo Francisco Ferrer Franco y Bahamonte, comme nous l’écrivions dernièrement, ne voulut pas reconnaître, suivant en cela ce qui fut longtemps la politique du Vatican qui refusait, fidèle au droit « romain », qu’un État n’eût pas de frontières déclarées, ce qui est toujours le cas, à savoir, l’État fleuri sur la défaite de l’Empire Turc et le morcellement de ses communautés, chrétiennes, musulmanes sunnites et chiites mêlées, yézidis, juives etc., elles sont marquées par une entente cordiale, une collaboration militaire et économique, financière complète. Bien sûr, quelques secouristes turcs tués au large de Gaza permettent à Erdogan de montrer son indépendance apparente, publiquement, en quittant même une conférence internationale. Tout cela n’a pas la valeur enivrante des tournoiements des derviches, mais dit bien la souplesse mentale d’un homme qui loge dans un corps turc, mais dont l’esprit est ailleurs, métamorphosé de souris en oiseau et inversement, tout comme les sectaires de la Fraternité musulmane maçonnique anglaise jouant sur le mot sacré de frère, et qui le sont tout autant des fidèles honnêtes que les adversaires d’Issa (béni soit-il) se réclamaient de la postérité d’Abraham, ce qui lui faisait rétorquer que leur père était non pas Abraham, mais Satan, homicide dès le commencement du monde, le comploteur et imposteur perpétuel.

Pierre Dortiguier

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