La danse macabre de l’humanité, par Pierre-Yves Lenoble

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  • La subtilité du monde extérieur dépend intimement et synchroniquement de la subtilité du monde intérieur de l’homme : l’intériorité humaine qualifie l’extériorité mondaine.
  • La solidification du monde physique est le résultat de la solidification du monde psychique ; la nature est le miroir de la nature humaine.
  • Les ruines et les vestiges archéologiques sont là pour nous montrer que toute entreprise humaine, fût-elle la plus grandiose, est vouée à une mort certaine et que le fini est strictement nul au regard de l’infini.
  • Seul un monde morbide et mortifère comme le nôtre a pu concevoir le concept de musée.
  • L’être humain est un « animal social » normalement plus proche du loup ou de l’éléphant que de la fourmi ou du mouton.
  • Pour aller en avant, l’homme doit regarder l’avant ; la véritable pensée originale est celle qui se réfère à l’origine : pas de futur possible sans possibilité passée.
  • Le cours de l’histoire universelle peut être comparé à l’écoulement de l’eau dans un siphon : c’est une suite de cycles s’écoulant de haut en bas de plus en plus vite, bref, une danse macabre.
  • Le monde extérieur est la projection solide des forces subtiles qui animent l’homme, à l’image d’une peau d’orange retournée.
  • L’histoire universelle peut être comparée à une chute progressive sur l’échelle des quatre règnes : homme-animal-végétal-minéral ; notre époque est le stade terminal voyant le passage du monde minéral à celui de l’inorganique.
  • L’histoire universelle est une lente involution qui se déploie à l’inverse du développement de l’embryon observé au microscope : au départ il ressemble à un cristal (minéral), puis à un germe de haricot (végétal), puis à un têtard (animal) et enfin à un être humain.

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  • L’histoire universelle a débuté quand le premier homme a ouvert les yeux ; sans l’œil de l’homme pour le contempler le monde n’existe pas.
  • Toutes les civilisations ont enclenché leur déclin suite à la remise en cause de leur tradition ancestrale et à l’oubli de leurs dieux tutélaires.
  • Les phases de transition historique, soit le passage d’un cycle à un autre, se caractérisent par le chaos général.
  • La plante ne croît pas indéfiniment et la plante ne revient jamais dans sa graine ; ainsi, il n’y a pas lieu d’être progressiste ni d’être passéiste, mais simplement d’être.
  • À ceux qui nous traitent de réactionnaires, nous leur répondons qu’un corps qui ne réagit plus est déclaré mort.
  • Le cours du temps va en s’accélérant, à tel point que Hésiode (Les travaux et les jours, v. 180) affirmait qu’à la fin l’âge de fer, à la veille de l’anéantissement de l’humanité par Zeus, les enfants « naîtront avec les tempes blanches » ; qu’aurait pensé le poète grec à la lecture de cette information : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/12/13/21682-foetus-40-ans-rethttps://www.rtbf.be/info/regions/detail_enquete-interne-sur-les-publications-islamophobes-d-un-inspecteur-de-bruxelles-ouest?id=9801539&utm_source=rtbfinfo&utm_campaign=social_share&utm_medium=fb_sharerouve-dans-femme-agee-84-ans ?
  • La civilisation se propage à partir d’une sacralité révélée, à l’image d’un caillou jeté dans une mare ; l’omphalos de Delphes et la pierre noire enchâssée dans la Kaaba en sont des témoignages explicites.
  • Si le jardinier se comportait en démocrate, il arroserait avec la même quantité d’eau ses pommiers et ses choux, les premiers mourraient asséchés et les seconds mourraient inondés. Prendre soin des choses suppose de connaître leur nature et de procéder par discrimination.
  • La démocratie n’est pas le pouvoir du peuple, mais le pouvoir des bourgeois parasitaires sur les foules hallucinées.
  • Une foule est un individu collectif atteint de schizophrénie qui, pour ne pas se désagréger, a soit besoin d’un leader, soit d’un bouc-émissaire.
  • Les hommes déspiritualisés foncent toujours la tête la première vers d’hypothétiques « lendemains qui chantent » sans se soucier des leçons du passé.

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  • Les géants n’ont jamais réellement existé : ils représentent partout et toujours l’image mythologique d’une humanité dégradée arrivée en fin de cycle ; le géant est le « fils de la terre », matérialiste, apostat, progressiste, qui se croit tout-puissant… et qui au final est terrassé ou emporté par quelque déluge.
  • Plus l’intelligence artificielle va se développer, plus le taux de suicides, de dépressions et d’Alzheimer va augmenter. La construction de l’homme augmenté va engendrer la déconstruction de l’homme diminué.
  • Il y a plus de soixante-dix ans, René Guénon avait déjà prévu le transhumanisme et l’intelligence artificielle lorsqu’il posait cette pertinente question : « l’homme moderne, après avoir « mécanisé » le monde qui l’entoure, ne vise-t-il pas à se « mécaniser » lui-même de son mieux, dans tous les modes d’activité qui restent encore ouverts à sa nature étroitement bornée ? » (Le règne de la quantité, Gallimard, p. 118).
  • L’enfer et le paradis sont un seul et même lieu, seul le décor change suivant l’état d’être de celui qui s’y trouve…
  • Qu’on se le dise une bonne fois pour toutes : dans les conditions terrestres, l’humanité n’est pas perfectible, elle est déterminée par des lois qui la dépassent, et est soumise, comme toute chose, au perpétuel processus aristotélicien de génération puis de corruption.

Pour aider l’auteur à poursuivre son oeuvre : https://www.tipeee.com/user/lenoble-pierre-yves

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