La décadence est nue, par Lotfi Hadjiat

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Vouloir absolument intégrer les musulmans dans ce monde satanique qu’est devenue la société moderne, telle semble être la mission de Tariq Ramadan. Une mission à laquelle il se donne corps et âme. Cours à l’université, conférences incessantes aux quatre coins de la planète, interventions médiatiques perpétuelles, rencontres, discussions, activité sur Internet, des centaines de milliers de followers, des milliers de messages auxquels il faut répondre, les dîners en ville, les obligations familiales… mais où trouve-t-il donc le temps d’écrire tous ses livres à l’érudition pointue foisonnante, à la documentation exhaustive débordante et aux références précises diluviennes ? Écrit-il ses livres ? La question se pose. Est-il un homme inspiré qui guide les jeunes filles vers la lumière, ou un malin qui les guide vers son lit ? A-t-il un appartement à Tel-Aviv ? Une garçonnière à Miami ? Un compte en banque aux îles Caïman ? Une boite de strip-tease à Singapour ? Est-il le faux guide qui annonce le faux prophète, l’Antéchrist… ? Toute cette affaire va enfin nous dire exactement le degré d’égarement des musulmans. Laissons la justice divine faire son travail.

Notre époque est tellement formidable qu’elle a substitué les tweets aux aphorismes, les gangsters aux ministres, les portes de l’enfer aux portes de la cité, le syndicat du crime aux corporations de journalistes, les avocats d’affaires aux truands, les intellectuels aux criminels de guerre, les médecins aux laquais d’empoisonneurs de masse, le proxénétisme à la culture, la prostitution au divertissement et le meurtre de masse au commerce de masse.

Les hommes et les femmes ne peuvent-ils donc atteindre la droiture parfaite que dans la mort… ? Une droiture cadavérique… ? « S’exercer à la sagesse c’est apprendre à mourir », qui disait Platon… Bigre, et la fête dans tout ça ! Un être humain parfaitement droit peut-il faire la fête ? Une fête sans vices, c’est possible ? Il y a des flammes très hautes et très vertueuses qui font la fête éternellement en dansant sur une musique d’Enfer…

Nous sommes arrivés à un moment où il ne faut plus prendre les armes mais être une arme soi-même… dirigée par Dieu. Soyons des kamikazes conceptuels de la vérité.

Nous l’avons tant attendu dans notre longue et douloureuse errance, le voilà enfin, resplendissant de subtilité : « Israël ma maman », le dernier livre métaphysique de Michel Boujenah, préfacé par Alexandre Adler. C’est déjà un phénomène, tout le monde en parle. Une somme magistrale de 828 pages reliées à la main par Mohamed Sifaoui et Kamel Daoud. Une lumière dans les ténèbres selon Elisabeth Lévy et Thierry Ardisson. Son plus grand livre selon Anne-Sophie Lapix. Un immortel chef-d’œuvre selon Charlie-hebdo qui lui a consacré un numéro hors-série. Seule ombre au tableau, Alain Finkielkraut s’est disputé avec Adler à propos de la préface, Alain devait la faire et Adler l’a doublé. Une dispute sanglante… Enrico Macias voulait les réconcilier, il s’est pris un coup de couteau. Enfin, rassurez-vous, le livre sortira à la date prévue. Un magnifique cadeau pour les fêtes. À lire en famille. Ça reste entre nous, mais aux dernières nouvelles, Alain serait entre la vie et la mort. Adler l’aurait jeté de son balcon, du sixième étage… Enfin, bonne lecture à tous.


La décadence est une reine qui finit toujours nue. Dont les laideurs hurlantes brisent toujours son trône de mensonges. Et dont les miasmes infâmes accompagnent toujours la chute dans le gouffre de ses promesses méphitiques.


Épique époque opaque, voilà un bon titre d’émission littéraire.

Le sens de la mort est mort, pas la mort.

La vie survit-elle à la mort ? La seule et unique question philosophique qui détermine tous les jargonnages philosophiques depuis des siècles, des millénaires.

L’homme apporte le rythme, la mesure, à la femme qui, elle, apporte la mélodie, à l’homme. Aujourd’hui rien ne va plus, l’homme bat sa femme au lieu de battre la mesure, et la femme ne chante plus la mélodie de la vie à son homme, elle le fait chanter plutôt, pour le plumer jusqu’au bout.

Les souffrances du jeune Werther est un roman épistolaire de Goethe qui raconte l’amour passionnel impossible de Werther envers Charlotte, promise à un autre, qu’elle épousera. Une passion sans issue qui mènera Werther au suicide. Un livre qui provoqua en son temps une épidémie de suicide, surtout chez les femmes. Si Goethe avait vécu à notre époque, les féministes l’auraient envoyé en taule, et son apologie de l’islam en aurait fait un terroriste islamiste sur RCJ, France-Inter et toute la médiasphère ; nul doute qu’il aurait fini ses jours à Guantanamo sous les applaudissements d’Israël. Repose en paix Johann.

Petite idée de scénario pour le grand réalisateur Botul, un film à grand spectacle comme il les aime. Extérieur nuit. Une demi-douzaine de puissants banquiers se réunissent pour sacrifier des enfants dans un temple souterrain. La messe noire commence et ils se rendent compte qu’il manque un enfant. Ils le retrouvent finalement sous une table mais l’enfant s’enfuit. Ils lui courent après mais il réussit à leur échapper. C’est le début d’une cavale infernale pour l’enfant. Il est recueilli par des familles, change de ville, de pays, de nom et devient plus tard journaliste. En secret, il va mener une enquête sur les pratiques criminelles de la haute-finance et finit par infiltrer un réseau occulte. Muni d’une caméra cachée minuscule indétectable, il réussit à les filmer au cours de leurs sacrifices d’enfants. La vidéo abominable est diffusée quelques jours plus tard sur le Net. Le scandale est inouï. Les familles des enfants sacrifiés lancent une action en justice. Des manifestations monstres ont lieu spontanément dans les grandes villes européennes. La police et l’armée sont mobilisées pour protéger les banques mais la foule grandit toujours plus malgré les gaz lacrymogènes, les jets d’eau et les grenades assourdissantes. Puis, après quelques signatures de chèques et un festin pantagruélique entre banquiers et politiques, qui finit en orgie avec une nuée de prostituées et d’héroïne, les gouvernements ordonnent aux soldats de tirer sur la foule, à balles réelles. La guerre civile éclate en Europe. Et le Messie arrive. C’est Jésus-Christ. Jérusalem est libéré du joug sioniste ainsi que toute la Palestine. Les Juifs sont édifiés, les réseaux maçonniques démasqués et les puissants subjugués. Dans les dernières secondes du film, un grand brasier dévore les réprouvés. Fin. Pour la distribution, j’ai pensé à Pierre Bénichou dans le rôle d’un banquier.

La décadence est une reine qui finit toujours nue. Dont les laideurs hurlantes brisent toujours son trône de mensonges. Et dont les miasmes infâmes accompagnent toujours la chute dans le gouffre de ses promesses méphitiques.

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