La vague allemande du Mecklembourg, par Pierre Dortiguier

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La vague allemande du Mecklembourg


C’est la première région allemande que nous connûmes en 1960, et le caractère de ce Land ou territoire était, sous occupation soviétique, une forte opposition chrétienne qui osait braver les autorités, elles-mêmes aucunement convaincues des slogans fallacieux du communisme étranger. Elle n’offre qu’un million six cent milles âmes, et son nationalisme s’explique, outre des raisons diverses dont la crainte d’une immigration forcée de faux réfugiés, par une moindre américanisation du mode de vie et de pensée. L’occupation russe, pour ne point s’aliéner un peuple qui lui était entièrement hostile et avait subi les exactions et les viols les plus barbares, avait toléré la culture classique dans une mesure plus grande qu’à l’Ouest où sévissait la rééducation psychologique et son arme principale, la dite École de Francfort, en fait Institut de Marxisme.

Madame Merkel y a été formée à l’école de la FDJ (Freie Deutsche Jugend, jeunesse allemande libre) à l’époque où le ministère de la culture, dont son père pasteur protestant et gauchiste ou progressiste, favorable au régime et du reste, selon elle, pro-sioniste, était dirigé par Gysi qui venait d’une lignée juive suisse et avait essaimé dans la bourgeoisie aisée de Berlin. Son fils Gregor Gysi dirige le parti crypto-communiste intitulé la Gauche (Die Linke).

Cette vitalité chrétienne anticommuniste  régionale a dû nourrir ce refus de la politique migratoire qui est en réalité une manière d’affaiblir le sentiment allemand traditionnel qui repose sur une forte culture musicale et intellectuelle et les autres arts : ce qui s’oppose à une globalisation mondiale exigeant une baisse de niveau déjà sensible dans les examens. À la différence de la France, les élites académiques sont en Allemagne fortifiées par la division régionale, autrefois princière puis royaliste du pays, aujourd’hui fédérale ; il y avait plusieurs royaumes ou principautés dans le Reich ou Empire, jusqu’en 1919. Le jacobinisme n’y a jamais pris racine, ce qui explique la vitalité continue de la culture.


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Qu’il y ait une inquiétude allemande devant son avenir et la menace que le taux faible de natalité ne l’engloutisse, comme une autre Atlantide, la chose est sûre, et cela exclut la xénophobie, d’autant plus que, nonobstant les déclarations libérales ou du New Age local pour attaquer le sentiment populaire, la curiosité envers le monde et la connaissance des mœurs étrangères, bien plus grande qu’en France, est accompagnée d’une absence de passé colonial, à quelques exceptions africaines près ! Un Le Pen allemand, entendu comme une rallonge de la colonisation est à cet égard impensable.

Je me souviens des enfants qui, sur la côte de la Baltique, passaient leur index sur les joues d’un rieur camarade étudiant congolais pour s’assurer qu’il ne déteignait pas ! Les Africains avaient fait partie des troupes d’occupation à l’Ouest et non à l’Est.

La présence des Vietnamiens, en revanche, envoyés par leur gouvernement communiste, ne fut jamais acceptée par la population, et les incidents récents prennent une ampleur beaucoup plus grande que les attentats en France, car la sensibilité du pays est plus prononcée que dans notre pays où chacun juge en réalité l’importance des malheurs au fait qu’ils frappent ou non à sa porte !

Nul doute que Mme Merkel qui peut reposer sur les églises et la confiance que lui apporte la communauté israélite importance au sein de son parti, et qui se veut plus royaliste que le roi de Sion, en demandant à l’Iran de reconnaître l’entité sioniste pour normaliser avec lui ses relations politiques (car les liens économiques sont puissants et anciens), se stabilisera, et qu’elle poursuivra sa politique conforme aux forces qui manœuvrent le monde, mais d’autre part l’Allemagne est invitée à se préparer à quelque conflit, à faire des économies ou des réserves de subsistance. Cela émeut un peuple naturellement discipliné et instinctivement communautaire, ce qui par ailleurs l’a rendu insensible aux artifices des internationalistes.

Cet état d’esprit une fois reconnu, il faut savoir que la situation des Musulmans étonne ceux qui y vivent, car la religion y dispose de quelques milliers d’associations et bibliothèques, dont deux cents chiites, et des chaires d’enseignement théologique, de nombreuses mosquées, même si la religion musulmane dans un pays non laïque au sens français n’est pas encore au même plan que les chrétiennes figurant sur les déclarations de revenus ! La paix sociale ne peut donc être minée que de l’extérieur, et les George Soros s’y emploient avec leurs agents, et encore plus si la mère Clinton, sa favorite politique, accède au pouvoir ! Ils préparent le « Grand Soir ».

Pierre Dortiguier

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