Lactalis tue vos enfants : « C’est honteux de vendre cela ! »

Partager
biberon_lait_lactalis

Une cliente d’un magasin Intermarché dans le Pas-de-Calais assure avoir acheté, le 3 janvier 2018, une boîte de lait Milumel faisant partie des lots rappelés par la marque. (BSIP / AFP)


Il y a tellement de choses à dire concernant cette affaire Lactalis que l’on ne sait plus par où commencer. Premièrement, toutes les femmes qui allaitent leurs enfants au sein n’ont pas à s’inquiéter des salmonelles. Elles donnent le meilleur lait à leurs enfants, un produit naturel, 100 fois supérieur à cette poudre blanche inerte pleine d’aluminium et autres produits toxiques. Secundo, les entreprises géantes du type Lactalis qui fournissent quasiment toutes les marques de lait en poudre pour bébés sont extrêmement dangereuses puisque la moindre petite contamination peut s’étendre à toute la production nationale. Alors que s’il y avait une trentaine d’entreprises différentes, ce problème n’existerait pas. On peut également rappeler ici que les agriculteurs ont été ruinés par le géant Lactalis qui impose des prix inférieurs aux coûts de revient.

Reste à parler de l’État qui n’a pas fait son travail et qui est incapable de garantir la sécurité de ses citoyens puisque la salmonelle en cause était présente dans les cuves de la catalyse dès janvier 2017 et qu’il a fallu attendre décembre 2017 pour retirer 15 000 tonnes de lait contaminé qui risquait de tuer des nourrissons. L’État est très efficace lorsqu’il est question de flasher les automobilistes à 51 km/h, très rapide et très efficace lorsqu’il s’agit d’imposer 11 vaccins en interdisant l’accès aux écoles pour les enfants non vaccinés… par contre, pour retirer des rayons des produits contaminés, il n’y a plus personne au ministère de la santé ! Agnès Buzyn est aux abonnés absents. Des mamans ont même signalé que des crèches publiques continuaient à distribuer ce lait contaminé aux enfants dont ils avaient la garde !!! De la pure folie, mais il est vrai que la priorité actuelle du gouvernement est de réduire la vitesse sur les routes secondaires à 80 km/h…


« C’est honteux de vendre cela alors que c’est pour des bébés ! »

Virginie est furieuse. Cette maman s’est rendue à l’Intermarché de Marles-les-Mines (Pas-de-Calais), mercredi 3 janvier, afin d’acheter du lait pour son bébé de quelques semaines. Elle prend du lait Milumel Lémiel 1er âge. « Une fois rentrée, mon conjoint et moi avons préféré vérifier le numéro de lot », raconte-t-elle à franceinfo. Surprise : ils s’aperçoivent que la boîte de lait fait partie des lots rappelés par Lactalis pour risque de contamination à la salmonelle.

Intermarché a ouvert une enquête interne, mardi 9 janvier, après notre coup de fil, « pour s’assurer qu’aucun produit n’a été vendu après la date de demande de retrait/rappel par Lactalis ». Contactée par franceinfo, la direction du magasin de Marles-les-Mines n’a pas souhaité faire de commentaires.

Un remboursement proposé

« J’étais au courant des problèmes avec certains laits infantiles mais quand je l’ai vu en rayon, je me suis dit que peut-être l’entreprise avait redémarré la production, explique Virginie. C’est grave, quand même. Heureusement, mon bébé n’en a pas pris. » Le couple a ramené au magasin la boîte de lait. « Les gérants se sont excusés et nous ont proposé un remboursement », assure la mère de famille.

« Intermarché a pris toutes les dispositions applicables dans le cas d’un retrait/rappel de produit dès que Lactalis l’a informé de la contamination aux salmonelles des lots en question, rappelle de son côté le groupe Intermarché. L’ensemble des 1 836 points de vente et des entrepôts a été informé à plusieurs reprises du retrait/rappel à effectuer, entre le 3 décembre 2017 et le 8 janvier 2018.»

Cette enquête interne intervient après que E.Leclerc a reconnu, mardi, avoir vendu des produits infantiles Lactalis concernés par le rappel du 21 décembre dans certains de ses magasins. Ce jour-là, Lactalis a procédé au rappel de l’ensemble de ses laits et autres produits infantiles fabriqués dans son usine de Craon (Mayenne) depuis février 2017, après la découverte d’une contamination aux salmonelles. Un premier rappel de certains lots de laits infantiles avait été décrété le 2 décembre, puis le gouvernement avait annoncé un retrait massif de produits issus de l’usine de Craon, le 10 décembre.


Carole Bélingard – France TV Info 

VN:F [1.9.22_1171]
Note : 0.0/5 (0 votes)