Le commanditaire de l’assassinat du prince Jean de Broglie est « l’État à son plus haut niveau » !


Si vous voulez un exemple factuel de complot politique dont le résultat est tout de même l’assassinat d’un ex-secrétaire d’État de Charles De Gaulle, Monsieur Jean de Broglie, en voici la preuve. Cette preuve ne vient pas d’un site complotiste obscur des bas-fonds du Net, mais plutôt de France 2 qui en a assuré la diffusion à une heure de grande écoute. Dans cette vidéo, la fille du mis en cause accuse les plus hautes sphères de l’État de l’époque, autrement dit le gouvernement de Monsieur Valéry Giscard d’Estaing…


Qui a commandité l’assassinat en 1976 de Jean de Broglie à Paris ?

Son conseiller juridique Pierre de Varga, condamné à dix ans de prison, pour se désengager d’un prêt de 4 millions contracté avec le prince ? Sa fille ne le croit pas et met en cause l’État… Extrait du magazine « 13h15 le dimanche » du 1er avril.

Le 24 décembre 1976, le prince Jean de Broglie, ex-secrétaire d’État de Charles de Gaulle et député de l’Eure, est assassiné à Paris en sortant du domicile de Pierre de Varga, son conseiller juridique. Lors d’une conférence de presse cinq jours plus tard, le ministre de l’Intérieur Michel Poniatowski désigne les coupables et donne le mobile du crime : Pierre de Varga aurait commandité l’assassinat pour se désengager d’un prêt de 4 millions d’anciens francs qu’il avait contracté avec le prince.

La police oublie de dire qu’elle savait depuis trois mois que celui qui avait été le trésorier des Républicains indépendants (RI), le parti du président de la République Valéry Giscard d’Estaing, allait se faire assassiner… Le magazine « 13h15 le dimanche »(FacebookTwitter#13h15) a demandé à sa fille Pascale de Varga si elle pensait savoir aujourd’hui qui a commandité l’assassinat de Jean de Broglie : « L’État à son plus haut niveau », répond-elle sans la moindre hésitation. N’a-t-elle pas peur de le dire ? « Qu’est-ce qu’ils vont me faire ? Ce serait même intéressant s’ils avaient la bêtise de m’ennuyer maintenant, parce qu’au moins, on saurait pourquoi. »

« Tout a été fait pour que de Varga soit coupable »

Le journaliste Eric Yung, ancien policier de l’anti-gang, se dit de son côté « convaincu » que « personne », mais vraiment personne, ne souhaite que la vérité soit faite sur cette affaire ». Le reporter Christian Chatillon, auteur de Contre-enquête sur l’affaire de Broglie (L’Artilleur, 2015), estime d’autre part que « tout a été fait pour que de Varga soit coupable. Effectivement, il y avait des gens qui étaient intouchables et qui, en 2018, sont toujours intouchables ». Pierre de Varga, condamné à dix ans de prison, a bénéficié d’un traitement de faveur pendant sa détention : il avait deux cellules, dont une lui servait d’atelier pour peindre…

Le conseiller juridique et associé de Jean de Broglie avait écopé de la même peine que Gérard Frèche, condamné pour avoir tiré et que le policier Guy Simoné pour avoir organisé. Celui-ci a réintégré étrangement ses fonctions dans la police en 1988, soit cinq ans après sa sortie de prison… À 75 ans, il est aujourd’hui le dernier des protagonistes en mesure de parler. Hors caméra, l’ancien policier répète ce qu’il a toujours dit. Pour lui, les ordres venaient d’en haut, de plus haut que Pierre de Varga. De qui ? Dit-il tout ce qu’il sait ? Plus de quarante après l’assassinat du prince, lui seul détient sans doute encore les clés de cette affaire d’État…


France TV Info

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