Le grand rabbin de France dénonce la résolution de l’Unesco

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Ahhh le pilpoul si cher à nos rabbins et si précieux à leurs yeux ! Il commence par dire qu’il ne fait pas de politique pour ne pas se retenir d’en faire juste la phrase d’après ! Puis cette façon à lui, comme s’il était chrétien, de parler de Jésus Christ qui a chassé les marchands du temple, alors que sa religion lui commanderait plutôt de le brocarder, voire de l’insulter (pour les plus pratiquants d’entre-eux) de la pire des façons ! Rabbi Korsia amène comme preuve ses textes sacrés ! La bonne affaire ! La France des Lumières qu’il vante tant en préambule de son communiqué ne croit plus en Dieu et encore moins aux textes sacrés ; du coup on ne comprend plus le sens de ce charabia sans queue ni tête !

Pour finir, s’il veut citer Pierre Loti ou Chateaubriand comme preuve de la présence juive à Jérusalem, alors que ces deux auteurs sont très modernes ; nous proposons, pour notre part, un autre bien plus érudit, Pierre Rossi. Que dit-il dans son excellent La cité d’Isis, la vraie histoire des Arabes que nous conseillons vivement à tous et en urgence afin de remettre un peu d’ordre dans l’histoire du monde telle que nous l’a fait connaître l’école républicaine ?


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Ce qui était ponctuel, local et mineur a été transformé en une affaire internationale qui est curieusement absente des milliers de documents que l’Humanité a en sa possession ! Les empires se sont succédé, les scribes par milliers n’ont guère estimé pertinent de parler de ce petit peuple, tandis que tant d’autres ont été décrits dans le menu détail : rois, dates, ambassadeurs, diplomatie, guerres, tractations, économie, complots, alliances…


TRIBUNE – Le grand rabbin de France* s’étonne que la France ait voté pour la résolution de l’Unesco qui condamne non seulement la politique de l’État hébreu à Jérusalem, mais qui, surtout, rebaptise le mur des Lamentations et les autres lieux symboliques du judaïsme de noms arabes.

On ne peut être que profondément choqué lorsqu’on apprend que notre pays, la France, pays des Lumières et de la laïcité, a apposé sa signature au bas de la résolution adoptée par le Conseil exécutif de l’Unesco le 16 avril dernier, sur le point intitulé « Palestine occupée ».
Il ne s’agit pas pour moi – ce n’est ni mon rôle ni mon ambition – d’évoquer les conflits politiques et territoriaux qui occupent et déchirent les États du Proche-Orient. Mais le responsable religieux français que je suis, ne peut demeurer silencieux devant une telle atteinte à la foi de nombre de fidèles, qui ont accompagné la destinée du Temple de Jérusalem, de Salomon le bâtisseur à Jésus chassant les marchands ; je ne peux rester indifférent devant une telle offense à l’Histoire et à l’honneur.
Que l’Unesco, dont la mission est de promouvoir la paix, la sécurité et les libertés fondamentales en « resserrant par l’éducation, la science et la culture, la collaboration entre les nations » s’inscrive dans une dénégation aberrante, en adoptant une résolution qui laisse entendre que les juifs n’auraient aucun droit de regard sur le Mur occidental (appelé dans la résolution de l’Unesco place albraque), voire qu’ils n’auraient pas construit le Temple de Jérusalem, ne manque pas de laisser pantois les honnêtes observateurs.
Il y a là injure à ce que nous rapportent les textes sacrés, la Bible et ses 867 mentions de Jérusalem, comme les Évangiles, mais aussi à l’Histoire. D’innombrables voyageurs aussi érudits que Pierre Loti, qui n’était pourtant pas un parangon de philosémitisme, ou Chateaubriand, pour ne citer qu’eux, témoignent, s’il en était besoin, de l’enracinement ancestral du judaïsme dans ces lieux : « C’est vendredi soir, le moment traditionnel où, chaque semaine, les juifs vont pleurer en un lieu spécial concédé par les Turcs, sur les ruines de ce Temple de Salomon… » (Chateaubriand, 1811). En citant ces écrivains, je ne fais que me référer modestement aux Témoignages sur Israël dans la littérature française, ouvrage publié en 1938 par le grand rabbin Jacob Kaplan, qui a su souligner le rôle exceptionnel de passeurs de mémoire qu’ont joué les auteurs français dans l’histoire du peuple juif.
Certes, on ne devrait être que moyennement surpris par la position de l’Unesco, quand on sait que le tombeau des Patriarches et la tombe de Rachel ont été récemment classés par la même organisation comme des lieux de culte exclusivement musulmans.
Mais dénier aux juifs, ainsi qu’aux chrétiens qui se sont appuyés sur la construction du Temple pour élever les cathédrales, aux francs-maçons qui en ont fait le symbole de leur humanisme, et enfin aux non-croyants, l’appartenance à ces lieux historiques et inspirés est faire insulte à la mémoire et à l’intelligence collectives de l’humanité. C’est d’ailleurs aussi faire insulte à l’islam, car cette foi s’enracine dans celles qui l’ont précédée. Or, s’il n’y a pas de Temple, pourquoi ce lieu particulier pour une mosquée ? Il se trouve que si, en France, nos synagogues, nos églises, nos temples et nos mosquées sont tournés vers l’Orient, c’est que ces lieux suivent l’appel de Jérusalem, celui du Temple… Lire l’intégralité dans l’édition papier du Figaro du 9 mai 2016.
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