Le jésuitique Macron, par Pierre Dortiguier

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Le jésuitique Macron


Mélanchon reconnaît que Macron est « l’homme des Rothschild », donc la franc-maçonnerie même avoue la nature du produit qui sera versé dans la coupe du Graal républicain ! Ceci étant admis, l’on doit concéder que ce banquier, que brocardait aussi le frère Victor Hugo, dans des vers cinglants que l’on n’apprendra plus dans des classes transformées en salles d’attente du jour du baccalauréat distribué comme le pain par les Romains à leurs indigents, triomphait sous la Restauration des rois, de la dynastie des Bourbons, Louis XVIII et Charles X, les deux frères du roi martyr étant de la secte, bien avant la Révolution !

Cela sera-t-il contesté par les onze candidats, onze, chiffre magique de la « transgression du décalogue » , écrit saint Augustin dans la Cité de Dieu, et qui semble ici, emblématique ?

Que Villepin soutienne Macron ne nous surprend guère, car il est – je le sais d’expérience personnelle – tout comme le favori et probable candidat heureux – non seulement élève du collège que l’on nomme aujourd’hui lycée de La Providence d’Amiens, mais s’est fait connaître et apprécier comme un poisson rouge dans le bocal de la revue Esprit, hautement personnaliste catholique et dans le cercle judéo-chrétien de Paul Ricoeur que nous vîmes affublé d’une poubelle sur la tête une fin d’après midi à Nanterre, étant – s’il nous est permis d’être un instant à l’avant-scène, le seul, je dis bien le seul à avoir témoigné, indirectement par les bons offices du regretté Jacques Merleau-Ponty, devant la commission universitaire ! Tous les témoins de la scène avaient lâchement déclaré n’avoir rien vu ! Macron aurait-il témoigné ? Il était encore bien jeune, mais, comme dit Corneille, la valeur n’attend point le nombre des années.

Pour ce qui est de la thèse de Macron sur Hegel, soutenue ou préparée avec mon ex-camarade d’hypokhâgne à Louis le Grand, Étienne Balibar, je dois avouer qu’Etienne, ex-marxiste teinté de catholicisme, et qui ne voulait point, dans une vie antérieure, avant d’intégrer l’Ecole Normale, composer un samedi, par scrupule d’enfreindre un interdit, le doute est permis, et la prudence s’impose, écartant toute calomnie !


Que Dieu préserve ma patrie et vous même de pareil malheur, concluait Marie Antoinette dans la lettre à son frère Empereur d’Allemagne, du Saint-Empire ou Dieu tranchera, telle est notre foi !


Mais qui ne voit que Macron est un Phénix qui renaît de ses cendres ? De tous les candidats (mot latin disant la blancheur de la tunique des postulants et synonyme d’innocence ou de virginité), il est celui qui serait le plus enclin à poursuivre cette expérience européenne que tous les autres critiquent, cependant, la presse d’Outre Rhin relève qu’il se range du côté des Américains, Anglais et grincheux néo jacobins successeurs de Clément le Sot – autre façon d’écrire le nom de Clémenceau – pour estimer que l’Allemagne fait trop durer son excédent commercial ! Car là est l’arrière plan de cette campagne, autre guerre de Trente Ans contre « le pays qui travaillait le mieux » (selon la formule de Romain Rolland déjà produite par nous pour expliquer la jalousie belliqueuse ou belliciste qui causa la guerre de 1914, qui a toujours ses cendres chaudes !). Et oui, l’Allemagne qui connaît ce grand remplacement, dont le candidat lorrain Asselineau nous apprend, étant bon pédagogue et patient, qu’il s’agit d’une théorie complotiste, aussi confuse que la philosophie allemande pour un rationaliste qui ne voit que la géométrie des départements et non pas l’hétérogénéité des régions, cette Allemagne réussit à avaler cette cuisine de Soros par ses bénéfices, et son commerce extérieur profite même de la baisse de l’euro ! Il ne reste qu’à faire sauter cette monnaie pour désorganiser le continent européen, cette « Europe européenne » dont traitait, dans les années 60, De Gaulle qui ne termina pas sa carrière politique à Londres où il appelait à maintenir l’indépendance française en s’alliant avec le frère Roosevelt (32e degré) et le camarade Staline, ce qui nous valut ce Comité national de la Résistance dont la plus belle fleur sanglante fut le massacre du Constantinois, quand le ministre de l’Air communiste Charles Tillon fit appel aux B52 américains pour phosphorer et bombarder le Constantinois, traité comme l’Allemagne quelques semaines auparavant ! Non, De Gaulle termina sa carrière politique par la visite du général Franco ! Je crois que De Gaulle a dû alors pratiquer un examen de conscience et confesser ses fautes !

Vraiment cette élection, avec comme point final ce meurtre de policier, ouvre le même quadrille français qu’en 1789 : de la lutte intestine, de la légèreté financière et une bonne dose de haine contre les « tyrans » dont parle la Marseillaise. Qu’est ce qu’un tyran, demanderez vous, pour ces âmes incorruptibles à la Robespierre et qui décapitaient des Carmélites ? Des gens qui, comme le disait le Westphalien Candide, dans le conte de Voltaire, cultiver leur jardin, alors que nous piétinons le nôtre !

Et Macron sera-t-il un bon jardinier ? Il sera comme le frère de Cunégonde, jésuite, dans le conte de Voltaire, victime de l’humeur Candide ! Car Candide sait se fâcher cependant que Macron danse toujours le menuet ! Que Dieu préserve ma patrie et vous même de pareil malheur, concluait Marie Antoinette dans la lettre à son frère Empereur d’Allemagne, du Saint-Empire ou Dieu tranchera, telle est notre foi !

Pierre Dortiguier

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