Le va-t-en guerre général Milley, par Pierre Dortiguier

Chroniques-Dortiguier



Le va-t-en guerre général Milley


Sur son Facebook, le général Milley, quatre étoiles, et dont une des plus glorieuses campagnes reste assurément celle du Panama où les Américains firent cesser les velléités d’indépendance du qualifié de dictateur et, faut-il le préciser, décoré de la légion d’honneur par François Mitterrand, Manuel Noriega, célèbre, photographié à ses côtés, un vaillant combattant, près d’être centenaire, qui effectua, ô courage insigne, une trentaine de missions de bombardements aériens, comme ceux de Normandie, par exemple, écrabouillant les civils, et tout ceci est dans un style vétérotestamentaire où les ennemis des intérêts américains sont identifiés à ceux de Dieu même, ou de qui en tient lieu !

C’est ce qui autorise le général à se réjouir par anticipation de la défaite militaire de ceux qui défient, selon ce mot  anglais de « challenge » devenu un terme trivial de notre modernité – traduisez s’opposent ou tiennent bon (résistent) devant les empiétements de la finance internationale dont le Milley est un simple pion – le vrai stratège ou commandant d’armée restant dans l’ombre : lui est le boucher de service qui découpe les peuples, mais de préférence ceux de Russie, de Chine, de Corée septentrionale et d’Iran. Bien sûr la Syrie a déjà une  place réservée dans son frigidaire.

À ceux qui menacent non seulement les États-Unis, mais leurs alliés et amis, dont fait partie l’entité sioniste, ce haut gradé de rappeler que les anciens ennemis ont été jetés « dans les poubelles de l’Histoire » : trois nations et peuples de culture comme le Japon, l’Allemagne et l’Italie ont connu ce sort, et restent des nations hautement cultivées, honorant, malgré les mauvaises herbes, beauté et héroïcité des vertus, cependant que les mauvais exemples de vie, les modèles les plus exécrables de liberté accordée aux néfastes et basses passions viennent des États-Unis et, pour reprendre la rhétorique du va-t-en guerre, « de leurs amis et alliés » dont l’Arabie saoudite et les émirats, modèles peu apparents de sainteté musulmane, ceci étant bien connu, font partie !

Goûtons ces propos de l’orateur militaire qui commet deux erreurs qu’un adolescent curieux peut lui faire toucher du doigt, à condition que son apparent mauvais régime alimentaire, fort visible, lui permette de taire sa voix de molosse irrité. Le premier ennemi de la seconde guerre mondiale, le Japon, fut précipité dans la guerre en 1941, par le blocus pétrolier américain et le gel des avoirs japonais dès juillet 1941, malgré les tentatives d’accord des gouvernants nippons, et un amiral américain Theobald dans Le Secret de Pearl Harbour, paru en 1963, préfacé par l’amiral Kimmy, a même ouvertement accusé, après-guerre, le frère maçon 32e degré Franklin D. Roosevelt d’avoir préparé le piège de Pearl Harbourg, et la fin de la guerre se termina sous son successeur, le frère Truman (vénérable de la grande loge du Missouri) par le crime de la guerre atomique visant  des objectifs entièrement  civils et, faut-il le rappeler, une population en partie et anciennement chrétienne. La principale mission des Jésuites n’était-elle pas dans la ville atomisée ?


« Soldats américains, amis et alliés, sachez pour quoi vous combattez, pour ceux qui déshonorent vos filles et votre race !!! »


Le cas de l’Allemagne est autre, car la censure empêche d’être objectif, mais comment imaginer qu’un pays ne disposant pas de porte-avions pouvait gêner la puissance américaine ? Et dans l’intervention américaine du premier conflit mondial, qui peut nier l’absurdité du prétexte de venger la mort de victimes du Lusitania, navire anglais civil chargé de munitions et coulé à pic, par explosion immédiate, dans les eaux britanniques, le golfe d’Irlande, deux ans avant la déclaration de guerre des États-Unis ? Alors que l’Allemagne avait dédommagé les civils, présenté ses excuses et restreint ensuite sa lutte sous-marine. Ce furent les intrigues du faux colonel texan et réel financier international, dit House, qui poussa Wilson, qui traînait aussi des casseroles, à entrer en guerre ! Ceci est de la mauvaise foi et le discours de Milley se charge à lui seul de déconsidérer cette barbarie étoilée dressée contre la civilisation, laquelle est unique, et non pas le monde, comme on le fait croire. Seules les cultures et les qualités des peuples diffèrent, comme le fait entendre le verset coranique n° 95, de la sourate XV des Abeilles écartant logiquement toute perspective de religion unique, et donc de gouvernement unique. Même la vérité ne s’impose pas, elle se mérite, sans être, insistons-y, un produit de consommation. Il y a toujours une voie plus droite, et aucune n’est égale à l’autre, sauf dans la raison paresseuse.

Ce discours du 4 octobre débute par le dénombrement des forces de l’adversaire russe, et est-ce ainsi qu’on laisse la politique entre les mains d’amateurs de sports violents, et dispose-t-on des peuples comme d’un gibier, à l’ouverture de la chasse ? Prendre connaissance de ce discours d’un pauvre homme, comme l’eût nommé le fabuleux Socrate, apporte au moins la certitude qu’une guerre mondiale est voulue et préparée. La question qui se pose est celle de savoir si en cas de conflit, la victoire sortira avec ou sans servitude générale à la clef. Le résultat des deux premières guerres a été catastrophique et la troisième n’en sera que la synthèse, et toujours avec le triomphe de l’ennemi du genre humain, et pour reprendre les paroles du général, « ses alliés et ses amis ».

Ce que nous apprend ce général du diable est que les peuples souffriront bien plus que précédemment, ce qui satisfera le sadisme des entités maléfiques,  et nous sommes donc, pourrait-on dire, déjà aux Enfers, et dans un restaurant quatre étoiles, où l’on annonce au menu, du Russe, du Chinois,du Coréen et de l’Iranien; la digestion sera difficile, direz vous, mais que peut-on espérer en Enfer de pire ?

Quelle frontière, quelle nouvelle frontière, eût dit le  Kennedy, que le système américain – par  le Mossad dit-on, son moteur central –  a éliminé au Texas, va défendre, en écrabouillant le monde, l’armée du général Milley ? Celle qu’indique le magazine anglais Elle U.K. marquant en première page la nouvelle frontière de la sexualité défendue dans ce numéro de l’été 2016 par la pop star homonyme Miley Cyrus, fille du sud, élevée dans une famille profondément religieuse, reconnaît-elle, et déracinée ainsi de sa foi par les sadiques d’Hollywood et du showbiz, qu’on reconnaît aisément dans leur rôle destructeur, ayant amassé cent millions de dollars en cinq ans, pour nous déclarer, à 22 ans, récemment fiancée, son cogito : « I’am pansexual » ? Elle le redit, poussée par ses patrons corrupteurs de l’Amérique encore saine, dans le numéro d’octobre de Variety, consacré au pouvoir féminin. Fini le panthéon des Romains, le pangermanisme ou la Grande Asie, les Brunehilde ou la déesse solaire Amateratsu, ancêtre du Japon et de la famille impériale, selon une légende cosmique fondatrice de l’autorité locale, deux entités, concédons-le, réellement féminines, non débauchées ou dégénérées. Soldats américains, amis et alliés, sachez pour quoi vous combattez, pour ceux qui déshonorent vos filles et votre race !!! La paix de votre victoire sera plus horrible que la guerre et signifiera le suicide de la civilisation, le vôtre, sur le plan national, en premier, oui, un hara-kiri, mais dans le déshonneur et la honte ! Vous ne serez pas cependant jetés dans la poubelle de l’histoire, car personne de sensé,  dans ce futur chaos, n’osera s’infecter en vous approchant.

Pierre Dortiguier

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