Les banksters veulent faire abroger la loi pour changer d’assurance-emprunteur

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Les banques sont hostiles depuis le départ à cette disposition. 119166937/Sergey – stock.adobe.com


Cette assurance certes non obligatoire mais essentielle à l’octroi du prêt par les banksters représente une part non négligeable des profits de ces derniers. C’est pourquoi ils font tout ce qu’ils peuvent pour faire abroger cette loi. Nous parions ici que ce lobbying aboutira au retrait tant souhaité, car s’il y a bien un gouvernement et des gouverneurs en France et dans le monde, ce sont bien les banksters…


La concurrence pour l’assurance des prêts immobiliers devrait être plus forte à partir du 1er janvier prochain.

Mais le Conseil constitutionnel devra se prononcer sur ce sujet.

Les emprunteurs pourront-ils l’an prochain faire jouer plus facilement la concurrence pour l’assurance de leur prêt immobilier? À partir du 1er janvier 2018, la loi les autorisera à changer tous les ans d’assurance-emprunteur. Mais les banques, hostiles depuis le départ à cette disposition, veulent la faire abroger. En juin, la Fédération bancaire française (FBF) et les principaux bancassureurs ont porté l’affaire devant le Conseil d’État, lequel vient de saisir le Conseil constitutionnel.

Les raisons? Ils estiment que la loi porte atteinte aux principes de la mutualisation, qui permet la répartition des risques et garantit ainsi une solidarité entre tous les assurés. Cette mesure rétroactive remettrait en cause les contrats existants. Elle pourrait en effet inciter les emprunteurs jeunes et en bonne santé à faire jouer la concurrence. Ce qui pourrait mettre à mal la «sécurité juridique» des contrats d’assurance-groupe. La FBF propose donc de s’en tenir aux règles actuelles, qui autorisent les consommateurs à changer de contrat dans l’année suivant l’obtention du prêt.

« La concurrence fera baisser les prix »

Une abrogation de la loi serait un coup dur pour les assureurs. Depuis quelques mois, tous se préparent à se positionner sur ce marché très lucratif, sur lesquels les banques se taillent toujours la part du lion (85 % des assurances). « Si rien ne change, ce sont les consommateurs qui in fine seront lésés, car le renforcement de la concurrence fera baisser les prix », avance Jacques Richier, PDG d’Allianz France. Les Sages du […]


Danièle Guino – Le Figaro 

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