Les dessous de la politique anti-musulmane, à la mairie de Marseille : Gaudin, Bariki, Djellil, Yana, les RG… [2/2]

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Les dessous de la politique anti-musulmane à la mairie de Marseille


Lire la partie 1 de cet article ici.


Avant de reprendre l’article et de revenir sur les membres de cette officine, il est intéressant de rappeler qu’il est très difficile, voire impossible, d’avoir accès à une salle de conférence dans un lycée public ou privé sans agir sous le couvert d’une association officiellement déclarée à la préfecture avec des statuts en bonne et due forme, mais également une assurance « réception de public » obligatoire. Ce qui prouve encore une fois le caractère politique évident de cette mise en scène.


Le cas Clément Yana


On a déjà parlé précédemment de l’implication de Monsieur Clément Yana dans de drôles d’affaires d’obtention de subventions publiques dans le cabinet de Jean-Noël Guérini. Jean-Baptiste Forray évoque justement cette affaire grave dans son livre Les Barons (2015, Flammarion), alors que, curieusement, on ne trouve aucune trace sur le Net d’une quelconque suite judiciaire ! Le rapport de la Chambre Régionale des Comptes de Provence-Alpes-Côte-d’Azur de 2006 parle de lui sans le citer (sic) aux pages 47-48 ainsi que de ses interventions au profit de plusieurs associations communautaires qu’il préside ainsi que son épouse ! Ce rapport de la Chambre Régionale des Comptes est d’ailleurs accablant quant à la gestion des dossiers de subventions associatives, il met le doigt sur un nombre très important de manquements dans l’établissement des dossiers ou tout simplement dans la rémunération des cadres dirigeants, marqués notamment par l’absence de comptes détaillés (p. 49), et par le non respect de l’obligation de dépôt des comptes (p. 52),… Bref, un chaos indescriptible et pourtant les subventions pleuvent ! Pendant que nous travaillons d’arrache-pied, tout en payant des impôts de plus en plus élevés, d’aucuns se sucrent, au passage, de subventions publiques à coups de dizaines de milliers d’euros. On peut également lire à la page 56 des irrégularités supplémentaires concernant des subventions censées financer les gros-œuvres et qui sont utilisées pour faire face à des frais d’avocat : « C’est ainsi que dans le cas de soutien à la construction ou à la réhabilitation de bâtiments à vocation socio-culturelle, aucune limite de financement n’existe. Des postes de dépenses apparaissent parfois non conformes puisque relevant du fonctionnement. Ainsi, dans le cadre de la subvention d’investissement pour la maison communautaire destinée au Fonds social juif unifié, le détail des postes de dépenses présenté par l’association et ayant servi de base à la détermination du montant éligible auquel s’applique le taux de subvention, comprend des dépenses de fonctionnement telles que des frais de contentieux et d’avocats et divers frais de fonctionnement. » ! Mais grâce au lobbying, ça passe !


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Nous n’avons pas manqué de pointer du doigt les contradictions phénoménales de cette association de pieds nickelés, surtout lorsque l’on sait que cet ex-président du Crif n’a pas cessé de fricoter avec Omar Djellil après son rapprochement avec l’extrême droite de Jean-Marie Le Pen. Sans omettre de citer les déclarations violentes du journaliste José D’Arrigo accessibles au paragraphe suivant.

Ce qui est intéressant par contre, c’est le fait d’observer que cette officine APRES France en profite pour décerner à une représentante du Crif un trophée. En effet, c’est Marie-Hélène Londner, vice-présidente du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France- Marseille Provence ainsi que de la CASIM (que vous trouverez citée dans le rapport de la Chambre Régionale des Comptes page 47 ! donc liée de près à M. Clément Yana), qui en sera la récipiendaire en reconnaissance de son « combat pour la mémoire et la lutte contre le Racisme », deux objets totalement différents et qui, pourtant, se retrouvent dans la même phrase ! Encore une fois, rappelons que le Crif est une association ultra sioniste qui a toujours soutenu et soutient encore la politique criminelle de Benjamin Nétanyahou, donc autant dire la poursuite de la colonisation et de l’expropriation des Palestiniens. On se souvient tous des déclarations du Crif d’il y a à peine quelques semaines à propos de la conférence pour la paix, de Paris. Mieux encore, les déclarations de ce même Crif en rapport avec la décision de l’Unesco. La position du Crif est claire concernant Jérusalem – El Qods dans un communiqué du 13 janvier 2016 : « Jérusalem restera la capitale d’Israel » ! Communiqué signé par le président actuel du Crif, M. Benjamin Bruno, que l’officine APRES France ne cesse de remercier sur sa page Facebook… (enregistrer la capture écran puis l’agrandir pour pouvoir lire le texte !).


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En 2002, lorsque Monsieur Clément Yana était président du Crif de Marseille, l’Association pour le Bien-être Soldat Israhellien ou ABSI organisa un gala qui avait fait grand bruit. En effet, une manifestation populaire avait regroupé devant le palais des Congrès, quelque 500 personnes exprimant leur indignation aux cris de « Sharon assassin, Bush complice », « Arrêtez les massacres, libérez la Palestine » ou encore « nous sommes tous des Palestiniens » ! Monsieur Clément Yana avait alors exprimé au journal L’Obs son étonnement devant une telle manifestation !

aumonier-militaire-israelite-apres-yana-bariki-djellilMais il y a pire ; comme toujours, le pire ne déçoit jamais. Nous trouvons sur la page Facebook de l’APRES France comme le démontre la capture d’écran, un soutien à la venue de l’aumônier militaire israélite à la grande synagogue de la rue Breteuil de Marseille. On remarque également la présence de l’actuel grand rabbin de France, Monsieur Haïm Korsia, qui fut lui-même pendant 7 ans aumônier militaire (aumônier en chef du culte israélite des armées et formations rattachées (2007-2014) ! Du coup, une question se pose et s’impose : quelle sera la prochaine étape ?

Pourquoi est-ce grave ? C’est très simple, nous avons ici affaire à des sionistes partisans de l’entité scélérate et de la colonisation de la Palestine. Revenons rapidement au cas du grand rabbin Haïm Korsia qui à l’instar des positions du Crif, s’est dit scandalisé après la décision de l’Unesco lors du vote du 16 avril 2016.

À l’instar du grand rabbin Gilles Bernheim, son successeur Haïm Korsia a également été épinglé pour plagiat selon Dan Israël pour deux de ses ouvrages : La Kabbale pour débutants (2007) ainsi que Être juif et Français. Jacob Kaplan le rabbin de la République (2006, préfacé par le président de la république de l’époque, Jacques Chirac himself !). Concernant le premier titre, selon Mediapart : « au moins une quinzaine de pages (soit plus d’un dixième du livre) de La Kabbale pour débutants, paru en 2007 aux éditions Trajectoire, sont des décalques quasiment purs de pages publiées en 2001, par le même éditeur, dans le livre L’Homme, espoir de Dieu, d’Emmanuel Chouchena. » !Il est question d’une dizaine de pages plagiées concernant le second ouvrage. Le Grand rabbin Haïm Korsi, selon le Canard enchaîné, reconnaîtra ces emprunts mais en les minimisant. D’ailleurs, pour le livre Être juif et français, il reçut en 2006 le prix Charles-Aubert d’histoire décerné par l’Académie des sciences morales et politiques, un prix doté de 15.000 euros ! On imagine qu’il n’a jamais été remis en cause comme toujours… Académie des sciences morales et politiques qu’il préside d’ailleurs  depuis 2014, malgré ce scandale pas très… moral justement !


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Le cas José D’Arrigo


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José d’Arrigo liké par l’élu FN Stéphane Durbec !

Le cas José D’Arrigo est très emblématique et participe à la perfection à la démonstration de la pertinence de notre argumentaire et de la justesse de notre propos. Ce journaliste et écrivain a édité en 2015 un ouvrage intitulé Faut‑il quitter Marseille ? dans lequel il a tenu des propos extrêmement limites, voire racistes, selon les deux animateurs des Grandes Gueules de RMC. Alain Marschall va même citer une phrase de l’ouvrage : « Marseille c’était la bouillabaisse, le cabanon, le pastis, la pétanque, la voile et le ballon. C’est devenu le couscous, le manioc, le voile, la mosquée, la CAF, le rap et le RSA » ! D’ailleurs, ce livre sera largement relayé par les sites identitaires islamophobes comme Fdesouche ou Riposte Laïque, ce qui en dit long sur son état d’esprit. Monsieur José D’Arrigo ne manquera pas de citer dans son interview sur RMC son ami Omar Djellil…

En passant sur France 3, sa réponse à la question de la journaliste « Vous ne croyez plus du tout au bien vivre-ensemble ? » sera : « Non » ! Il nomme les femmes voilées, les « femmes Belphégor » car il y voit plus la manifestation d’une provocation, qu’une simple pratique religieuse millénaire ! Monsieur D’Arrigo est un adepte de la théorie du grand remplacement et nous explique qu’il est terrorisé par le fait de remplacer la basilique Notre-Dame-de-la-Garde par Notre-Dame-d’Allah-garde !

Vous conviendrez que son discours est à des années-lumière du programme municipal de Monsieur Salah Bariki, du moins tel que décliné, c’est-à-dire promouvant l’amitié entre les peuples, le vivre ensemble, la fraternité….



Le cas Fazia Hamiche


Nous vous invitons à lire un post Facebook décrivant cette conseillère municipale de Mme Arlette Fructus :


« Depuis 2012, Fazia Hamiche est devenue une icône incontournable dans les quartiers nord de Marseille et au-delà. Fidèle à ses convictions et jalouse de son indépendance politique, elle est devenue un relais d’opinion qui a l’écoute de nombreux élus et représentants étatiques. Une implication active qui n’est pas passée inaperçue auprès de Mme Arlette Fructus et de nombreux intervenants institutionnels… »


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Mme Fazia Hamiche et le M. Clément Yana, ex président du Crif Marseille.

En réalité, vous l’aurez compris, ces déclarations mielleuses, voire grandiloquentes ne sont que poudre aux yeux et gesticulations stériles n’ayant aucun rapport avec la réalité sur le terrain. C’est une création ex nihilo de personnages que ces gens veulent présenter comme incontournables et qui seraient représentatifs… Rappelons également que le positionnement qui se veut non politisé de l’officine APRES France est faux puisque Madame Fazia Hamiche est une élue municipale de droite et que la quasi-totalité des soutiens politiques affichés sur leur page Facebook vient de la mairie de Marseille : Gaudin, Bariki, Fructus, Vassal…

Comme d’habitude, nous assistons ici à la mise en avant de personnalités politiques locales soutenues par les équipes en place à partir de pas grand-chose. Nous vous invitons à aller poser la question à quelques acteurs associatifs connus à Marseille afin de confirmer nos dires.


Le cas Ali Dahmani


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M. Ali Dahmani et Omar Djellil.

Le cas de Monsieur Ali Dahmani est caractéristique de l’état d’esprit de ceux qui s’autoproclament représentants religieux marseillais. Il faut rappeler avant toute chose que ce personnage se retrouve propulsé à la tête de la mosquée de la Capelette comme si une mosquée pouvait se transmettre en héritage. Monsieur Ali Dahmani nous avait avoué à l’époque qu’il trouvait tout à fait normal d’établir ces rapports hebdomadaires à l’attention du policier des RG comme une vraie petite balance, un rôle qu’il assume totalement. Il ne comprenait pas qu’en réalité, ce traitement ne concernait dans les faits que la communauté musulmane et qu’il n’avait absolument pas à le faire, car contraire à la loi, à moins d’avoir des choses à se reprocher. D’autant que le rapport policier de Monsieur Salah Bariki avait justement établi [à la page 12] un état des lieux de la mosquée de la Capelette dont l’imam Monsieur Bachir Dahmani, n’était autre que son propre père. Dans ce rapport, ce dernier avait été décrit en des termes peu élogieux, ce qui n’empêchera pas son successeur et fils de travailler aujourd’hui avec son auteur !!!

Rappelons également qu’Omar Djellil n’a pas hésité à accuser le frère de Monsieur Ali Dahmani, Mohamed Dahmani, d’être un corrompu et de rouler pour le parti socialiste et Michel Vauzelle.

Soit Monsieur Ali Dahmani a la mémoire d’un poisson rouge, c’est-à-dire ne dépassant pas les 30 secondes, du coup il a déjà tout oublié ; soit il a un réel problème de dignité, nous l’invitons donc à le régler au plus vite.


Conclusion


Nous pouvons conclure cet article [diffusé en deux parties] par les quelques points suivants. Avant toute chose, nous constatons la proximité de certains responsables politiques locaux avec la police politique représentée par les agents des RG. Nous constatons également une volonté de normalisation avec l’entité sioniste scélérate en trouvant toujours quelques arabo-musulmans pour valider ce rapprochement indigne.

Quant au rapport entre le culte musulman et sa communauté avec la municipalité ainsi que le conseil général par exemple, on ne peut que constater une différence de traitement extraordinairement injuste. Au sein de la communauté nationale, les subventions publiques sont servies avec une extrême générosité pour les autres cultes, pendant que les musulmans ne récoltent que des miettes, de surcroît gaspillées par des responsables autoproclamés loin d’être représentatifs et sévissant en parasites. Nous pouvons prendre pour exemple deux cas précis.

Prenons l’exemple de la « Maison Bernadette » rattachée au diocèse de Marseille pour laquelle la mairie de Marseille a fait un don d’un terrain de 4000 m². C’est un projet de 1.700.000 € financé à hauteur de 60 % par des fonds publics (Conseil Général et Conseil Régional ) !

Prenons également l’exemple de la synagogue Or Aviv du quartier des Caillols dans le 12e arrondissement. Le même rapport de la la Chambre Régionale des Comptes de Provence-Alpes-Côte-d’Azur de 2006 – disponible ici (cf. page 69 et suivantes ici) – met en lumière de nombreuses irrégularités graves ainsi que trois subventions de 176.059 € et deux fois 200.000 €. Déjà, la première subvention de 176.059 € sera octroyée à 100% par la collectivité alors que c’est totalement illégal, le seuil de 80 % ne pouvant être dépassé selon la loi ! On imagine que le lobbying au sein du Conseil Général a permis une telle dérive. Le terrain dans ce cas précis a été également mis à disposition à titre gracieux par la municipalité. Ce que la Cour des Comptes va mettre en lumière concerne de nombreuses irrégularités, notamment en ce qui concerne l’impossibilité d’octroyer ces subventions en raison tout simplement de la loi de séparation de l’Église et de l’État. Autre souci majeur, la non utilisation de la subvention suite à un dépassement de délai, concernant une somme de 47.757,93 €, cette somme sera pourtant récupérée par l’association cultuelle. À l’appui des demandes de subventions, le rapport précise que la même facture a été présentée deux fois, une fois à chaque demande de subvention de 200.000 € ! Le rapport conclut donc en ce qui concerne cette synagogue Or Aviv, ainsi : « En conséquence, sous couvert du financement d’un centre socio-culturel, la collectivité a, en toute connaissance de cause, subventionné illégalement la construction d’un lieu de culte. Au surplus, de nombreuses irrégularités ont été constatées concernant l’exécution des subventions d’investissement versées » ! On imagine, comme toujours, qu’aucune suite judiciaire ne sera réservée à toutes ces irrégularités et ce pillage d’argent public.

Que l’on ne se méprenne surtout pas sur nos intentions ; nous sommes très heureux que chaque communauté puisse jouir de lieux de culte dignes et nombreux, au prorata de la densité démographique de chaque communauté religieuse. Sauf que nous constatons ici, à regret, que les autorités publiques financent de manière totalement illégale des lieux de culte chrétiens ou juifs, dépensant des millions d’euros, alors qu’une simple association du quartier des Flamants qui n’a absolument rien de cultuelle mais qui oeuvre depuis longtemps dans le soutien scolaire des élèves ne peut plus jouir de subventions pourtant très inférieures aux sommes allouées aux autres et que nous avons citées ci-dessus. Nous ne parlerons pas du projet de la Grande mosquée de Marseille qui fut un fiasco total suite à l’ingérence policière et municipale dans la vie de l’association.

C’est ainsi que fonctionne Marseille depuis des décennies. Hélas, comment peut-on espérer voir la situation changer en s’améliorant quand on constate que les politiciens marseillais se débattent et pataugent dans des affaires judiciaires graves à l’instar de la franc-maçonne Sylvie Andrieux ou tout simplement de Jean-Noël Guérini, mais également la mise en examen très récente de la mairesse d’Aix-en-Provence Mme Maryse Joissains

On imagine que cette gestion étatique et municipale de la communauté musulmane marseillaise et d’ailleurs aussi de la communauté nationale (Chalghoumi, Boubekeur…), va se poursuivre de plus belle étant donné la léthargie populaire ambiante. Nous irons jusqu’à mettre un petit billet sur la table concernant la mosquée de Camille Pelletan dont l’imam autoproclamé sera certainement Omar Djellil, au vu de ses compétences religieuses reconnues par tous… Rappelons aux croyants qu’il est totalement illicite et haram de prier dans des mosquées qui n’ont pas été construites pour le culte exclusif de Dieu (Sourate At-Tawba – 106 et 107).

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