Les deux trains de Pinchas Goldschmidt, par Pierre Dortiguier

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Les deux trains de Pinchas Goldschmidt


Ce zurichois de naissance, parvenu à la présidence des rabbins européens, et qui travaillait organiquement, pour ainsi dire, avec le ministère de l’intérieur de l’entité sioniste, a été fait, après des difficultés mineures, étant protégé par l’ex président et actuel Premier Ministre Medvedev, en 2010 citoyen russe, alors qu’il était rabbin de Moscou depuis 1993. Il occupe maintenant la situation confortable de principal rabbin de la Confédération, autorité spirituelle – si le mot convient à la chose – de la fameuse grande synagogue moscovite, dite chorale la Moskovskaya Khoralnaya Sinagoga dont l’activité, après sa première édification en 1881, à parler histoire, s’est déployée surtout à partir de 1906, un an après les troubles révolutionnaires ; ce lieu a vu, en octobre 1948, 50.000 fidèles, casquettes sur la tête, acclamer Golda Meier ambassadrice, leur faisant l’apologie du nouvel Etat que la Russie rouge, qui en avait par son porte-parole aux Nations Unis Gromyko, imposé le principe, reconnut la première ! Ce qui n’empêche pas la fable de l’antisémitisme de Djougaschvili, dit Staline, d’être récitée ! Aussi vraie que ce manuscrit hébreu daté de 2500, mentionnant, ô miracle, le nom de Jérusalem et est maintenant reconnu œuvre de faussaire ! C’est donc un nouveau Russe, un Russe récent qui représente le judaïsme de cette Soviétie continuée, tout comme une mélodie reste reconnaissable après une transposition !

Le discours anglais tenu devant les Parlementaires européens ce 2 octobre a moins une portée intellectuelle que politique ou plus exactement stratégique ! Il annonce une collision entre deux trains, ou plus exactement montre, selon l’expression vulgaire, qu’un train peut en cacher un autre. Le rabbin imagine, à défaut de raisonner, que deux trains sont ainsi lancés l’un contre l’autre, l’islamique – comme on désigne l’artifice de Daesch – et l’extrême droite, qui est présentée comme défendant – l’expression est d’une gravité extrême et peut passer inaperçue – l’antisémitisme de « old Europe », de la vieille Europe ; c’est ainsi que plus encore que la gêne éprouvée par les classes moyennes, en voie de paupérisation, du Continent devant la perspective de devoir intégrer des peuples allogènes et miséreux, qui formeraient, pour reprendre un terme classique de philosophie, un agrégat, une composition, une mosaïque et non pas une unité substantielle, ou relativement telle, bref, à parler le langage du Capital de Karl Marx initié à ces projets dont nous voyons les étapes de réalisation, un réservoir de mercenaires pour la réalisation de desseins capitalistes.

Le maître du judaïsme moscovite et de la Fédération, accuse donc, ou lie l’hostilité au judaïsme au conservatisme européen, ce qui ranimerait bien un mouvement révolutionnaire ou antifa, comme les Jacobins voyaient partout des suppôts de la tyrannie dans la résistance populaire, telle celle de la Vendée paysanne avec ses 180.000 morts, qui s’étendit à une ville comme Lyon, ou Toulon réprimées sauvagement ! Nous ne pouvons pas nous empêcher de penser à la signification de cette métaphore des trains pour en tirer la conclusion que là où la classe oisive de la société européenne y compris les députés et hauts fonctionnaires bruxellois – dans cette ville où le jardin royal est dessiné avec des symboles maçonniques – clame sa peur du rejet de l’autre et semblables âneries de sophistes, qui ne sont que matière à discours creux et dénués au reste de charité authentique, la mobilisation contre le sens de l’ordre moral, hygiénique et économique, sous couvert d’antifascisme va imposer un autre ordre subjectif, autoritaire et fondé sur la crainte des représailles, bref une Terreur semée, pourrait-on dire, au temps ancien de la Révolution et germée en Soviétie, dont les fruits en cette veille du centenaire de la Révolution d’Octobre nous empoisonneront.


La répression des inévitables actions terroristes en Europe s’accompagnera donc d’une répression des patriotes qualifiés de réactionnaires ou « vieux-européens », avec la même logique que deux trains venus en sens inverse se télescopent.


Le rabbin moscovite, devant son auditoire craintif, donne des chiffres impressionnants d’exilés juifs fuyant la France et les troubles à venir, étant comme, pour user d’un mot heureux de ma voisine, des réfugiés préventifs, cherchant un refuge dans des pays où leur communauté serait mieux protégée. Nous ne doutons pas qu’elle se sente, outre l’état autoproclamé Israël, en sécurité dans une Russie fort sourcilleuse sur ce chapitre du racisme et des autres –ismes dont on embrouille la tête des Candide.

Dans un discours du 11 novembre 2013 tenu au Musée juif de Berlin, ce Démosthène moscovite, né en 1963, développait le thème affiché de la conférence rabbinique : Y a-t-il un avenir pour les juifs en Europe ? Il faut croire que oui, par le nombre d’immigrés juifs croissant en Allemagne. Des milliers, dizaines de milliers, précise l’ashkénaze Goldschmidt quittent la patrie des droits de l’homme, pour reprendre une expression vide et absurde, car une abstraction n’a point de sol, mais aussi, pour un observateur perspicace, vont et viennent, puisque le séjour en ancienne Palestine ressemble à un manège… Schopenhauer s’est exprimé sur ce point avec précision et le cher moscovite ne l’ignore pas, autrement il ne citerait pas avec horreur cette vieille Europe, où paissent nos meilleures vaches à lait nourrissant les vagues que lui envoie le nouveau Neptune, l’ex enfant de Buda-Pest qui se fait appeler Sorros !

Dans quel camp se situe la Russie, ou cette Soviétie qui veut se refaire une beauté en s’habillant à la russe traditionnelle, en cette période de roulement des trains, en Old Europe ou dans la nouvelle, celle des barricades de Mai 68, celle de la révolte de Hongrie en 1956, qu’elle étouffa, et écrasa cette jeunesse qui massacra tant de policiers recrutés dans les milieux rouges traditionnels de la capitale danubienne – massacreurs de la vieille Europe, dirait Goldschmidt, ou celle des Fractions armée rouge ayant essaimé partout et attendent, avec leurs homologues daechistes importés dans les cartons des ONG, de se réveiller pour le Grand Soir chanté par l’Internationale ?

Le New Age qui est la drogue d’une jeunesse mal nourrie et physiquement et intellectuellement par les concepts à la mode qui sont de vrais Ketchups, ayant l’odeur de la pensée, mais rien de substantiel, voit tout en rose, quitte à cracher son venin sur des avertisseurs lui indiquant qu’elle marche au son de la flûte, comme les rats du conte nordique allemand, vers la mer où ils se noient. Il ne comprend pas que les déracinés dirigés vers l’Europe par ceux qui détruisent leur pays, vont au suicide ! Que ce commandement d’honorer son père et sa mère est le patriotisme divin, et que Satan n’aime que les instables, à savoir sa propre nature, les apatrides ! À ceux qui ne voient dans leurs cauchemars que des suprématistes blancs, ou des amateurs de vie simple et folklorique, que déteste BHL, disons qu’il y a d’autres forces plus amples, plus exercées, plus prévisionnistes – sans jeu de mot – qui font avancer sur leur damier ceux qu’elles veulent perdre ! Et leur progrès se fait à coup de guerres civiles, opposant les gens d’une même famille, bref agissant en destructeurs et en corrupteurs ! Et ils gagnent du terrain, progressent en cette vieille Europe après un lavage de cerveau constant, tant est vrai l’adage classique latin, Corruptio optimi pessima, la corruption du meilleur est la pire. Les vers connaissent le fruit !


Corruptio optimi pessima, la corruption du meilleur est la pire. Les vers connaissent le fruit !


Le porte parole de l’entité sioniste veut faire avaler aux parlementaires européens, en les prenant pour des niais, que ces far-right-wings ou droitiers extrêmes, empêchent la circoncision et la nourriture sectaire, ce dernier terme désignant ceux qui suivent (sequi) les prescriptions, or en quel lieu empêche-t-on cette pratique ? Tout cela ressemble à ces bruits de guerre contre lesquels a mis en garde Issa (béni soit-il).

Pour jeter un dernier regard sur cette Judée russe, ou plus spécifiquement biélorusse, matrice populaire de l’entité sioniste, évoquons le peintre que chaque spectateur de l’Opéra de Paris peut regarder, s’il n’est pas trop cultivé esthétiquement, ni trop sensible à la disharmonie, le plafond de Chagall, violentant de la beauté, dont il est intéressant de savoir que « le régime bolchevik le nomma commissaire des Beaux-Arts de Vitebsk » sa ville natale biélorusse, cf. le Guide juif de France, aux éditions Migdal,1966, par Roger Berg, Chalom Chemouny et Franklin Didi. 339 pp., p. 231). On lui doit les tapisseries de la Knesset bâtie sur un terrain spolié .

La répression des inévitables actions terroristes en Europe s’accompagnera donc d’une répression des patriotes qualifiés de réactionnaires ou « vieux-européens », avec la même logique que deux trains venus en sens inverse se télescopent.

Saviez-vous que l’on joue ainsi au train, tant le rabbinat conserve un esprit jeune ?

Vraiment Moscou est peut-être la troisième Rome, selon la légende qui la fait succéder à Constantinople, mais certainement en ce moment la vraie Jérusalem biblique, épithète que les cadres  politiques de ses oligarchies prendraient pour un compliment, et les frankistes ou sabbataïstes d’y voir leur raison d’agiter la masse. Tout cela est l’orchestre rouge où Satan, comme dans le Faust de Gounod « conduit le bal » !

Pierre Dortiguier

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