Levothyrox : plainte contre deux ministres pour non-assistance à personne en danger

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Les deux ministres sont attaqués pour non-assistance à personne à danger. LP/Arnaud Journois


Excellente nouvelle que cette plainte déposée par les membres de l’association de patients suite à la catastrophe du changement de la formule du Levothyrox, ayant conduit à des milliers de plaintes suites à des effets secondaires parfois graves. Il est important que ces élites politiques comprennent la gravité de leurs actes et ne prennent pas les patients pour du bétail.


Agnès Buzyn et Bruno Le Maire sont attaqués par la fondatrice d’un collectif de patients.

Une plainte dans l’affaire du Levothyrox. Elle vise notamment la ministre de la Santé et le ministre de l’Économie et a été déposée vendredi au tribunal de Grasse pour non-assistance à personne en danger dans l’affaire du Levothyrox, dont certains patients se plaignent du changement de formule.

Selon la plainte, révélée dimanche par Nice-Matin, la plaignante, Anne-Catherine Colin-Chauley, se base sur les articles du Code pénal concernant « l’abstention volontaire de porter assistance à une personne en péril ».

Le fabricant du médicament est aussi visé

Elle vise nommément ces deux ministres mais aussi le laboratoire Merck fabricant de ce médicament, contre qui elle a déjà déposé plainte pour un autre motif, et l’Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM).

Elle vise également, cette fois contre X, les médecins et pharmaciens « ayant refusé de prendre en considération les symptômes indésirables de leurs patients », les journalistes et les médias qu’elle accuse d’avoir « orienté les informations » et enfin les députés, sénateurs et maires qui n’auraient pas « honoré leur devoir d’intérêt général ».

La plaignante, elle-même sous Levothyrox et avocate au barreau d’Ajaccio, reproche à la ministre de la Santé Agnès Buzyn de n’avoir « pas su gérer la crise sanitaire » et au ministre de l’Economie Bruno Le Maire de ne pas « avoir essayé de transacter (sic) avec le laboratoire Merck ».

Cette avocate domiciliée à Mougins (Alpes-Maritimes) a créé un collectif « Alerte Thyroïde » auquel, selon elle, 600 personnes auraient déjà adhéré. Elle avait aussi été la première à déposer plainte fin août, à titre personnel, contre Merck pour mise en danger de la vie d’autrui après avoir constaté des effets indésirables dus à la nouvelle formule, mise sur le marché fin mars, de ce médicament prescrit à 3 millions de personnes en France pour traiter des pathologies thyroïdiennes.

200 autres plaintes à venir

L’avocate a déposé fin octobre 100 plaintes de particuliers se joignant à son action. Elle doit en déposer jeudi 200 autres, selon elle, toujours pour mise en danger de la vie d’autrui. Toutes ces plaintes sont enregistrées à Grasse puis transmises au tribunal de grande instance de Marseille qui a ouvert une enquête préliminaire et centralise les demandes des patients.

Anne-Catherine Colin-Chauley avait déjà attaqué les autorités ministérielles et administratives devant le tribunal administratif de Nice, qui a toutefois rejeté ses demandes de « mesures d’instruction contre l’ANSM » et de « mesures utiles à prendre par la ministre de la Santé et le ministre de l’Economie ».

Face à la colère des patients, l’ancienne formule du Levothyrox a fait son retour dans […]


R. Bx – Le Parisien / AFP

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