On sera tous candidats, par Lotfi Hadjiat

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Ainsi donc, la tumeur Valls est morte ce dimanche après quelques gifles et une raclée par le p’tit Benoît à la récré des primaires.

Qu’on se le dise, malgré l’acharnement de la propagande médiatique qui, comme une poupée électrique, continue d’émettre des sons même après qu’on l’ait fracassée à coup de marteau, ce Parti socialiste est tellement mort qu’il n’y aura personne à son enterrement, personne non plus pour porter le cercueil et le foutre sous terre, Benoît Hamon restera seul planté devant le coffre en bois pourri, une rose à la main, et au bout d’une demi-heure à se geler les miches dans le cimetière, rejoindra Macron en courant.

L’élection présidentielle, cette année 2017, s’annonce terrible. Les ultra-libéraux, Macron et Fillon, contre l’anti-ultra-libérale Marine Le Pen, en tous cas c’est le rôle qu’elle a choisi. Côté Républicain et côté Macron ça empeste déjà le pognon qui crame, le pognon public. Quant à Marine, son cargo national prend l’eau de toute part, des défections en pagaille, on ne sait pas s’il arrivera à bon port ou s’il coulera avant.

La situation politique serait désespérée si Giscard ne se proposait pas comme sauveur providentiel. Cette élection est tellement sinistre qu’ils devraient l’annuler. La France a-t-elle besoin d’un président ? De parlementaires qui s’empiffrent à longueur d’années ? De sénateurs qui se gavent à longueur d’élections ? Non, une bonne dictature suffirait. Un bon dictateur qui se soucierait de la France et des Français. Qui déracinerait la secte maçonnique pour réenraciner la France.

Le petit problème c’est que ce bon dictateur, bon roi, n’existe pas et n’existera sans doute jamais. À moins que Saint-Louis ne ressuscite.

Tiens, en parlant de résurrection, il y a une échéance qui me paraît plus importante que cette échéance électorale, je veux parler d’une certaine échéance spirituelle : le Jugement Dernier. Ce jour-là, les bulletins de vote et les urnes brûleront dans un grand feu de vérité ; certains cœurs seront comblés d’une joie indicible et d’autres remplis d’effroi. Un feu merveilleux qui brûlera tous les voiles recouvrant les mensonges et les tromperies sédimentés depuis le début de l’humanité. Ce jour prochain, on sera tous, non pas des électeurs, mais des candidats, exposés non pas aux jugements des votants sur Facebook ou YouTube, mais au jugement d’un seul votant : Dieu. L’angoisse qui étreindra nos âmes nous fera vite oublier la futilité des très modernes élections démocratiques…

Pour l’heure, cette futilité nous assomme… Benoît Hamon trépignant sur la ligne de départ avec une rose entre les dents… Fillon sur les starting-blocks avec des casseroles bruyantes… Marine sur une chaise à porteurs portée par une quinzaine de crânes rasés… Et Macron qui, sans attendre le top-départ, cavale déjà avec des liasses de biftons plein les fouilles… Hamon tente de le rattraper par la gauche mais se fait écraser par les gars de la Marine. Macron lance à ces derniers des liasses de biftons et la chaise à porteurs se retrouve à terre. Fillon, un moment en tête, se prend les pieds dans ses casseroles et s’écroule. Marine se relève puis s’allège en jetant sur Macron toute sa joaillerie et le dépasse… Au deuxième tour, ils sont au coude à coude, la ligne d’arrivée est toute proche, Botul retient son souffle fétide, Jacques Attali mange sa barbe casher, Alain Minc hurle à la mort en hébreu, Ruth Elkrief tétanisée se cramponne à son micro, les doigts en sang…, et c’est Ma… qui l’emporte.

Dans les salles de rédaction, on s’empresse de trouver les images marquantes de cette soirée pleine d’émotions, parmi celles-ci, une en particulier attire l’œil, le visage de Ma… en pleurant de joie.

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