Tous les chemins du dévoiement mènent à Israël, par Lotfi Hadjiat

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Est-ce Dieu qui a créé l’homme ou l’homme qui a créé Dieu ? se demandent les sceptiques. En tous cas, une chose est sûre, ce n’est pas l’homme qui a créé l’homme. Tout ce que la raison humaine crée, elle le crée à sa mesure, certes, mais la raison humaine n’est donc pas la mesure de l’homme, puisque l’homme n’a pas créé l’homme. La raison humaine n’est donc pas la « mesure de toutes choses » (coucou Protagoras). Quelle est donc la mesure de l’homme ? Ou pour le dire autrement, selon quelle mesure l’homme a-t-il été créé ?

Si on dit, c’est la nature qui a créé l’homme, on est alors bien obligé d’admettre qu’elle l’a créé selon une certaine mesure, qui n’est pas celle de l’homme et de la raison humaine. On est donc obligé d’admettre une mesure naturelle insaisissable par la raison humaine, une mesure divine. Dire que que la raison humaine peut malgré tout connaître cette mesure divine est donc un mensonge qui fait de l’homme un dieu. Le Mensonge qui mène l’homme à sa perdition. Atteindre la vérité c’est détruire le Mensonge. L’ignorance n’est qu’un effet du Mensonge infusé en l’homme, mensonge qui entraîna sa déchéance, sa chute. L’ignorance résulte de cette déchéance, et non l’inverse. Détruire le Mensonge c’est démasquer l’auteur du Mensonge, cet auteur appelons-le : Satan. Démasquer Satan c’est démasquer son idéologie perverse qui fait croire à l’homme qu’il est un dieu. La démasquer c’est ainsi la détruire, l’écraser. Dans le verset 3.15 de la Genèse, premier livre de la Torah, voici ce que Dieu dit au Serpent-Satan après que celui-ci eut causé la chute de l’humanité : « Je mettrai inimitié entre toi et la femme (Ève), entre ta postérité et sa postérité ; celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon ». « Écraser la tête » de Satan, selon moi, c’est écraser son idéologie maléfique en la démasquant complètement.

« La tête de Satan » est une image représentant sa pensée, son esprit, son idéologie aussi subtile que perfide. « La blessure au talon » est aussi une image, « le talon » étant le point faible de l’homme, le point par lequel il est faillible, il est faible ; on pense évidemment au « talon d’Achille »… Dans ce verset de la Torah, il s’agit selon moi du « talon » de la faillibilité morale, de la peccabilité comme dit Kierkegaard : orgueil, narcissisme, luxure, malhonnêteté, avidité, désir de gloire… Pascal lui-même, le profond Pascal reconnaissait en lui, dans les méandres de son cœur, le malsain désir de gloire. Pour réussir à démasquer Satan, à lui « écraser la tête », il faut donc démasquer son idéologie tout en préservant notre « talon », car une blessure au « talon » est mortelle, voyez Achille… Mais il faut aller plus loin.


Non, Israël n’est pas Jacob, et c’est écrit en toutes lettres dans la Torah : « Au temps marqué, il sera dit à Jacob et à Israël, quelle est l’œuvre de Dieu » (Livre des Nombres, 23.23).


Notre conduite morale peut certes nous mener à notre perdition, mais voyons bien que la conduite morale conduit particulièrement nos pensées, notre esprit, notre intellect. Ainsi, c’est conduit par la justesse du cœur que l’intellect peut démasquer Satan, la rigueur morale guidant la rigueur intellectuelle ; un intellect brillant, fin, rigoureux, aiguisé, subtil ne pourra pas le démasquer s’il n’est conduit par un cœur juste et droit. Être persuadé que la rigueur intellectuelle est suffisante est une persuasion, une ruse du Malin, sa plus grande ruse, dans laquelle tombent tête la première ces fanatiques de la science exclusive. Même si elle est très perçante, la flèche, quand elle est un tant soit peu mal orientée, ne peut pas atteindre la cible envisagée. Inversement, quand la flèche n’est pas perçante elle n’atteint pas la cible, même si cette flèche est bien orientée. Dans notre cas, la flèche perçante c’est la rigueur intellectuelle, son orientation victorieuse c’est la droiture, la justesse du cœur courageux et endurant, et la cible c’est le grand et subtil Mensonge satanique diffusé par les ennemis de l’humanité, la « postérité » du Serpent-Satan, postérité maudite qui commence par Caïn, de son nom véritable : Israël… Non, Israël n’est pas Jacob, et c’est écrit en toutes lettres dans la Torah : « Au temps marqué, il sera dit à Jacob et à Israël, quelle est l’œuvre de Dieu » (Livre des Nombres, 23.23). Jacob et son fils Juda s’opposeront toujours à la maison d’Israël, et le royaume de Juda s’opposera toujours au royaume d’Israël… Cette postérité maudite n’a eu de cesse de dévoyer le message divin, de le falsifier, particulièrement dans la Torah, de personnifier Dieu, de faire de Lui une personne jalouse, assoiffée de vengeance et de sang (exactement le dieu de ces Daeshiens d’infidèles !), un Dieu qui regrette d’avoir créé les hommes… un Dieu imparfait à la création imparfaite, ce que disaient les Caïnites… qui, comme la franc-maçonnerie, honoraient la descendance du criminel Caïn : Toubal-Caïn, Nemrod le roi-tyran, Hiram (issu de la maison d’Israël, tribu de Nephthali)… Le texte de la Torah est le résultat de cette falsification, un texte qui contient néanmoins des vérités. Toute la difficulté est de discerner le bon grain de l’ivraie. En outre, cette postérité démoniaque a également dévoyé le message du Christ, par Paul l’Israélite, faisant de Dieu une personne qui « souffre » et qui « se repent », comme l’écrit l’abbé de Tanoüarn ! En islam, c’est le courant littéraliste wahhabite promu par les Saoud (alliés d’Israël) qui est responsable de la personnification de Dieu. Tous les chemins du dévoiement mènent à Israël.

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