Tumeur : un tribunal italien reconnaît la responsabilité du portable

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Nous avons mis en garde dès 2007, sur Dailymotion à l’époque, contre l’usage intempestif du téléphone portable, en raison de l’action nocive des rayonnements électromagnétiques émis par ces appareils qui se répandent à une vitesse ahurissante. Cette nocivité est encore plus accrue quand l’exposition atteint les femmes et les enfants, entraînant toutes sortes de troubles plus ou moins graves et handicapants et même des cancers. Cette rente viagère de 500 € mensuels, allouée à cette pauvre victime, ne lui restituera pas son nerf auditif à jamais détruit et n’adoucira en rien le lourd handicap lié à l’atteinte irréversible d’un organe sensoriel essentiel.


Le jugement prononcé par le tribunal d’Ivrea (Nord) le 11 avril 2017, et rendu public jeudi 20 avril, a admis un lien entre l’apparition d’un neurinome chez un homme de 57 ans dont le travail dans une grande entreprise l’a obligé à utiliser son portable entre trois et quatre heures par jour, pendant quinze ans.

Entre 3 et 4 heures de téléphone par jour pendant quinze ans. Ce « jugement reconnaît le lien de causalité entre un usage inapproprié du téléphone portable et une tumeur au cerveau », ont indiqué les avocats du plaignant, Stefano Bertone et Renato Ambrosio. Le jugement est toutefois susceptible d’appel. « Désormais, nous pensons qu’il est nécessaire de réfléchir sur ce problème et prendre des mesures adaptées », ont-ils ajouté.

Leur client avait commencé à ressentir les symptômes de sa maladie en 2010 sous la forme d’une sensation permanente d’oreille bouchée avant que ne soit diagnostiqué un neurinome auriculaire (tumeur dans l’oreille).

Ablation du nerf acoustique

« Par chance, il ne s’agit que d’une tumeur bénigne, mais néanmoins invalidante. J’ai dû subir l’ablation du nerf acoustique et je suis sourd du côté droit », a indiqué le patient.

L’expert nommé par le juge a évalué son préjudice corporel à 23% et condamné l’Institut national d’assurance contre les accidents du travail (INAIL) à lui verser une indemnité à vie de 500 euros par mois.

Absence de preuves scientifiques

Les études menées à ce jour dans le monde n’ont pas permis aux scientifiques de parvenir à une conclusion définitive sur les liens éventuels entre cancer et usage du téléphone portable.

Réunis à Lyon en 2011 à l’initiative de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une trentaine d’experts internationaux avaient estimé que l’usage du portable pouvait être cancérogène pour l’homme et réclamé que de nouvelles études soient menées sur l’utilisation intensive et sur le long terme des téléphones portables. En attendant, ils avaient plaidé pour l’utilisation de « kits mains libres » et la pratique des SMS…


France TV Info

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