Récapitulatif de la gravissime affaire Bygmalion et ses détournements de millions d’euros d’argent public. Le pire dans toute cette pathétique énième affaire de gros sous, c’est la tentative ratée de retour aux affaires du nabot Sarkö, alors même qu’il traîne au popotin plus de scandales que son cadet Copé ! Il faudrait vraiment que les 200.000 militants UMP soient trépanés, voire totalement lobotomisés pour que le nain de jardin soit leur candidat…

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Bygmalion_copé54L’UMP est secouée par l’affaire Bygmalion, un scandale de fausses factures lors de la présidentielle de 2012, qui éclabousse aussi l’ex-président Nicolas Sarkozy. Retour sur les temps forts de cette nouvelle crise à l’UMP.

La chronologie de l’affaire

27 février 2014 : « Le Point » révèle qu’Event et Cie, filiale événementielle de Bygmalion, une société de communication créée par deux proches de Jean-François Copé, aurait lourdement facturé à l’UMP, sans appel d’offres, « au moins 8 millions d’euros » de conventions ou conférences diverses durant la campagne présidentielle de 2012.

Jean-François Copé conteste et annonce une plainte en diffamation.

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3 mars : Dans un discours solennel, Jean-François Copé dénonce « certains organes de presse » aux « méthodes dignes de l’Inquisition » et son « lynchage public ». Il annonce la mise sous scellés des comptes de l’UMP et exige la transparence financière de tous les partis et de la presse.

VIDEO La conférence de presse de Jean-François Copé

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5 mars : Le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire pour faux, abus de confiance et biens sociaux.

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14 mai  : L’affaire rebondit avec des révélations de « Libération ». Le quotidien, qui a eu accès aux factures de la filiale de Bygmalion, explique que l’UMP a réglé pour près de 20 millions d’euros l’organisation d’évènements, qui semblent parfois fictifs.

Le député Pierre Lellouche conteste notamment avoir participé à une conférence où son nom apparaît pourtant comme principal intervenant. Laquelle conférence aurait été facturée 299.000 euros à l’UMP.

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22 mai : Jean-François Copé change de discours. Il reconnaît avoir des « interrogations » et remercie la presse de lui avoir ouvert les yeux. Il promet de dire « exactement ce qu’il en est » après les européennes.

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26 mai : Au lendemain des européennes, où l’UMP perd son titre de premier parti d’opposition au profit du FN, la journée vire au grand déballage.

L’avocat de Bygmalion reconnaît l’existence d’un système de fausses factures pour masquer des dépassements de frais pendant la campagne présidentielle 2012. La société de communication, dit Me Patrick Maisonneuve, a été soumise à « un chantage économique » pour établir des fausses factures d’un montant de 11 millions d’euros. Les factures étaient « imputées à l’UMP, alors qu’elles auraient dû l’être à l’association de financement de la campagne du candidat, M. Sarkozy, en 2012 » pour « éviter des dépassements probablement de comptes de campagne ».

Version confirmée en direct à la télévision par Jérôme Lavrilleux, ex-directeur de campagne adjoint de Nicolas Sarkozy en 2012 et bras droit de Jean-François Copé. Les dépenses ayant « explosé » dans une proportion « beaucoup plus importante que le volume autorisé », il a été procédé à «une ventilation des dépenses liées à la campagne sur d’autres opérations». Il réfute toute «malversation», mais «un engrenage irrésistible». Larmes aux yeux, il avoue ne pas avoir «eu le courage» de stopper la campagne malgré des « dérapages ».

VIDEO L’interview-confession de Jérôme Lavrilleux

Pendant ce temps, la justice multiplie les perquisitions à l’UMP, chez Bygmalion et dans les locaux de Génération France, l’association politique créée par Jean-François Copé.

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27 mai : Jean-François Copé jette l’éponge. Sous la pression du bureau politique, il accepte de quitter le 15 juin la tête du parti. L’intérim sera assuré par 3 anciens Premiers ministres (Alain Juppé, François Fillon et Jean-Pierre Raffarin) jusqu’à un congrès programmé pour l’automne 2014.

En 2013, le « Sarkothon »

Le Conseil constitutionnel a invalidé en juillet 2013 les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, déjà contestés par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), ce qui a privé l’UMP du remboursement par l’Etat de quelque 10 million d’euros.
Les plafonds des dépenses électorales s’établissaient en 2012 à 16,851 millions d’euros pour le premier tour et à 22,509 millions d’euros pour le second. Le Conseil constitutionnel avait évalué que le montant des dépenses électorales du candidat UMP excédait de 466.118 euros, soit 2,1%, le plafond autorisé.
L’UMP avait alors lancé avec succès une souscription, baptisée le « Sarkothon », pour permettre au parti de rembourser quelque 11 millions d’euros aux banques créancières. Nicolas Sarkozy avait exprimé sa « reconnaissance » aux militants pour leur mobilisation.

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