BOUTEFLIKALa campagne électorale est close depuis hier et désormais trois jours seulement nous séparent du scrutin. Hélas, l’escalade de la violence se poursuit puisque de verbale, elle a cédé le pas à la violence physique et au meurtre. Le dernier jour a été marqué par la mort violente d’un jeune citoyen de 24 ans, froidement poignardé à Zéralda par un supporter du clan Bouteflika, « importé » d’une autre localité avec d’autres jeunes désœuvrés pour « peupler » un meeting, moyennant un billet et un sandwich au cachir.
Jamais l’Algérie n’a eu à connaître de tels événements. Le clan présidentiel a usé et abusé des moyens colossaux de l’État, en violation de la loi électorale. En plus des sommes gigantesques englouties dans une campagne fade, le staff du président-candidat a eu recours à des ministres en exercice qui, au lieu d’afficher une neutralité ou tout au moins une certaine réserve tout en s’appliquant à leur véritable travail pour lequel ils sont grassement payés, se sont employés à sillonner les grandes villes d’Algérie, de France et de Navarre pour porter la bonne parole du candidat-absent et promettre monts et merveilles pour les cinq prochaines années alors qu’ayant bénéficié de trois fois plus de temps, les résultats obtenus sont loin de refléter les sommes astronomiques qui ont été dilapidées. On parle de 750 milliards de dollars pour les trois mandats précédents.On ne lésine devant rien pour promouvoir l’image d’un candidat gravement diminué depuis son ictus cérébral et dont l’image a été irrémédiablement ternie par les scandales financiers de son entourage immédiat et de son premier cercle, ainsi que par l’étendue de la corruption qui a atteint toutes les strates de l’administration. Les médias lourds ont été mis à large contribution et l’Administration n’a pas été en reste.
Un clip, véritable produit marketing électoral au profit du candidat-absent, a été conçu avec le concours de nombreux artistes dont certains ont été abusés, n’ayant pas estimé à leur juste valeur les répercussions politiques. C’est ainsi que le chanteur Khaled, qui a nié avoir reçu des prébendes pour sa prestation, a effectivement perçu la somme de 40.000 €, selon l’aveu même du producteur du clip devant l’animateur de l’émission « Controverse » de Dzair WebTV. Smaïn qui a lui aussi participé à ce clip s’est réfugié derrière l’excuse de sa bonne foi. Il en a été de même pour Kenza Farah, cependant que Safy Boutella a catégoriquement et courageusement refusé de participer à cette mascarade. Il est intéressant de noter que ce clip diffusé sur la Toile a recueilli en quelques heures plus de 10000 mentions « unlike », ce qui renseigne avec bonheur sur la maturité des internautes qui ne se laissent plus conter.
Il est évident que le clan Bouteflika panique actuellement devant la large adhésion populaire au programme de Ali Benflis de même que devant l’ampleur du mouvement du boycott et qu’il ne sait plus comment réagir devant ce raz-de-marée. La preuve en est qu’une chaîne de télé privé, Ennahar TV, totalement inféodée au cercle de Saïd Bouteflika le conseiller très spécial de son frère, verse actuellement dans la diffamation et la calomnie, accusant le clan Benflis de recourir à la violence, alors que le premier mort de cette campagne a été le fait du clan Bouteflika.
À cette allure, la situation peut gravement dégénérer et comme il a été dit dans la chronique d’hier, le pire est à craindre.

On remarque la très mauvaise qualité de ce montage ridicule façon We are the… worst à la yankee. Le chant a été exécuté par des chorales professionnelles puis on incruste des images de stars connues afin de créer et susciter un capital sympathie très très grossier. On a droit à la connasse qui gueule, une autre en fausse blonde et pantalon cuir, un rasta et un rapeur… toute une suite de clichés transmis par l’Occident américanisé et transposés tel quel à l’Algérie ! Tellement grossier et vulgaire qu’ils essaient encore de faire pleurer le peuple avec le 1.5 million de martyrs de la révolution, 52 ans après !!! Ces martyrs dont la mémoire est piétinée chaque jour dans ce pays meurtri par la corruption, le vol endémique, la prostitution, la drogue et l’alcoolisation des masses…
Fort heureusement (ou malheureusement), la honte et le ridicule ne tuent plus mais ils ont le malencontreux effet de graver l’histoire et les mémoires des hommes. On s’en souviendra le moment venu, soyez-en certains...