Il aura donc fallu attendre que l’Occident atteigne un stade de développement intellectuel et technologique des plus poussé pour le voir mettre au point des objets avec une espérance de vie des plus restreinte. La fameuse obsolescence programmée (since 1932, Bernard London Inc.). Ceci n’est évidemment pas le fruit d’une incompétence quelconque. L’idée première étant de faire un maximum de profit en créant artificiellement des besoins pour les con-sommateurs. Au lieu d’avoir un renouvellement ponctuel de matériel tous les dix ou quinze ans, avec l’obsolescence programmée il devient permanent. On multiplie les bénéfices en créant de la médiocrité. C’est lumineux de bêtise.

On nous pousse à la dépense inutile tout en polluant notre environnement que l’on noie de déchets d’objets « mort » prématurément avec le seul et unique but de faire encore et toujours du profit. Cela n’a évidemment aucun sens. Comment imaginer gagner de l’argent en massacrant notre planète. Seul un monde dénué de raison peut entrevoir une issue favorable avec ce genre de comportement. Mais il y a une exception à l’obsolescence programmée. Les hommes et femmes politiques en sont immunisés. Ce mal ne les atteint jamais alors qu’ils disposent pourtant de tous les prérequis pour péricliter au bout de quelques mois d’utilisation. Il faut bien comprendre que contrairement à une machine à laver ou un téléviseur qui est garanti un ou deux ans maximum, les hommes et femmes politiques sont élus pour plusieurs années incompressibles (sauf cas de force majeure). Mieux : Si vous voulez une extension de garantie pour votre appareil il vous faudra passer à la caisse tandis que le politique est d’office élu au même prix avec une garantie équivalente à son mandat.

Ainsi un président de la République fonctionnera durant les 5 ans de son mandat. Vous n’aurez pas la surprise de le voir devenir subitement défectueux après le premier semestre à la tête du pays. Même si dès le départ et nous le savons tous les élus sont parfaitement inutiles et c’est d’ailleurs à ça qu’on les reconnaît. Ce n’est pas Patrick Balkany, Georges Tron, François Fillion, Sarkozy, Hollande ou Macron qui nous diront le contraire. Difficile d’être plus nuisible que cette fine équipe de malfrats et d’être toujours en place.


« En définitive ce n’est pas l’objet qui est systématiquement périmé et qu’on nous force à perpétuellement racheter, mais nous, les citoyens qui le sommes. »


L’élu fera son mandat jusqu’à son terme et tout le monde ne trouvera rien à y redire. L’objet lui vous lâchera à la moindre occasion. Celui qui dirige la nation ne tombera jamais en panne alors que l’objet peut vous faire faux bond en cours de route. Le hasard fait décidément bien les choses. Sauf que cela est le fruit d’une volonté manifeste et maligne façonné par les architectes aux pieds fourchus du monde dans lequel nous vivons. Comme dit l’adage, « tout fout le camp« , oui, enfin surtout parce que cela a été planifié.

Les hommes et les femmes politiques ont donc cette étrange capacité de ne jamais tomber sous le coup de l’obsolescence programmée alors qu’ils devraient être les premiers et les seuls à la subir.

Le bon sens voudrait pourtant qu’un élu qui accède au pouvoir et qui montre des signes de détournement de fonds, d’abus de biens sociaux, de corruption, de scandale sexuel et autres abjections soit considéré comme étant obsolescent et aussitôt remplacé. Un président qui déclenche une guerre sans consulter son peuple ou qui violerait son choix entériné lors d’un referendum devrait être déclaré en état d’obsolescence absolue nécessitant « le remplacement du président défectueux ». Ce statut devrait figurer en lettre capitale dans leurs mandats.

Les objets sont intrinsèquement prévus pour ne tenir qu’un très court laps de temps afin de pousser les moutons soumis sur pattes que nous sommes à racheter en permanence de nouveaux appareils. Ce n’est hélas pas le cas de nos chers escrocs politiques. C’est même l’inverse, plus ils sont bancals, malhonnêtes et vicieux et plus ils se maintiennent au pouvoir. L’inutilité programmée, voilà notre triste réalité.

En définitive ce n’est pas l’objet qui est systématiquement périmé et qu’on nous force à perpétuellement racheter, mais nous, les citoyens qui le sommes. Par notre absence de vision, notre naïveté abyssale, notre manque de courage et une mémoire qui nous fait honteusement défaut, nous sommes dépassés et invariablement enfumés par les pires raclures de notre société. C’est notre intelligence qui a été programmée pour devenir obsolescente. C’est désormais un fait accompli.

Bernard London ferait à n’en pas douter des saltos arrière de joie dans sa tombe s’il voyait que son escroquerie fonctionne au-delà de tout ce qu’il avait pu imaginer.


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