Organisation internationale cryptomaçonnique, le Rotary s’infiltre en Algérie et poursuit méthodiquement son travail. Dernière action en date, le sponsoring du club de foot de Relizane. Malheureusement pour eux — heureusement pour les Algériens –, la tentative a avorté grâce au travail d’information de l’imam Chems Eddine (impressionnant de détermination sur cette question) ainsi qu’à la mobilisation des habitants de la ville. Il est dit, pour résumer, dans cette vidéo que la maçonnerie est une organisation sioniste qui a pour objectif la construction du temple de Salomon et qu’elle est à la tête de la soumission des nations à ce projet eschatologique. Tout est dit dans le calme et la sérénité.
Cette affaire nous révèle une excellente chose, le degré de conscience élevé des Algériens sur la question maçonnique. Oui le Rotary et le Lions Club sont des moyens dissimulés derrière une façade humaniste, pour asseoir la maçonnerie en terre islamique lorsque celle-ci a mauvaise presse. C’est un secret de polichinelle. Pire encore, ces clubs bourgeois et très sélects avaient à leurs têtes très souvent les épouses des dictateurs comme Leïla Ben Ali ou Suzanne Moubarak…


Depuis quelques jours, une curieuse affaire secoue la paisible ville de Relizane. L’annonce du sponsoring du CRC Relizane par le Rotary club agite les esprits. Les supporters sont sortis dans la rue pour manifester contre le président du club de football amateur, Djilali Azzi, accusé d’accepter « l’argent des sionistes ».

L’imam Chemseddine a enfoncé le clou en dénonçant cette initiative. Pour l’imam qui officie sur la chaîne Ennahar, les clubs Rotary sont synonymes de « franc-maçonnerie » de « sionisme » et de « judaïté ». Son argument est que ces clubs « œuvrent à la reconstruction du Temple de Salomon » et que « le défunt président Houari Boumèdienne les avait interdits en son temps ».

« Quand les gens ont découvert la vérité de la franc-maçonnerie, elle a changé son nom en Rotary, puis The Lions [autre club similaire aux Rotary, NDLR]… », argumente-t-il.

Samedi, une action de protestation a été menée, selon Echorouk, durant laquelle le drapeau israélien a été brûlé par les manifestants. Ils auraient également protesté contre la présence du Rotary club dans leur ville, selon la même source.

Face à la pression, Djilali Azzi a fait machine arrière. Il a annoncé que son club n’acceptera pas ce financement.

« Fausse polémique »

Pour le secrétaire général de l’Association nationale clubs Rotary d’Algérie (ANCRA), cette polémique « n’a pas lieu d’être » « Le président du CRC Relizane n’a pas su répondre aux attaques de Chemseddine… Les financements de toutes nos actions et nos sponsorings proviennent tous de fonds locaux » explique-t-il.

L’argent qui était destiné au sponsoring du CRC Relizane allait provenir d’une société locale et non du « Rotary Club Relizane Liberté ». « Les Rotary clubs ne donnent pas d’argent, ils utilisent leurs contacts, locaux et nationaux, pour financer toutes les actions caritatives. D’ailleurs, on ne peut pas ramener des financements de l’étranger » précise le SG de l’ANCRA.

Le secrétaire général définit les Rotary clubs comme un « réseau de professionnels qui met à disposition, au service de la communauté locale et nationale, tout son savoir-faire et son professionnalisme ».

La présence des Rotary en Algérie

La première apparition de ces clubs en Algérie remonte à la période coloniale, en 1930. Après l’ouverture politique qui a suivi les manifestations de 1988, une nouvelle loi est apparue en 1991 pour réguler le mouvement associatif.

L’Association nationale a vu le jour le 9 juillet 1991 sous le numéro 0557. Cette association chapeaute les nombreuses sections ou clubs (Rotary, Rotaract et Inner Wheel) dans les différentes villes sur le territoire national. Il existe 10 clubs Rotary en Algérie ( huit à Alger, un à Tizi-Ouzou et un à Relizan) et neuf clubs Rotaract (quatre à Alger, deux à Sétif, un à Tizi et un à Annaba. Depuis 2002, quatre Inner Wheel ont vu le jour : trois à Alger et un à Tizi-Ouzou.

En avril 2014, une mise à jour dans les statuts de l’association a été faite pour être en conformité avec la nouvelle loi relative aux associations en vigueur depuis 2012. Cette dernière limite très fortement l’accès aux financements extérieurs.

Le secrétaire général de l’ANCRA affirme que son association ne touche pas d’agent du Rotary International [l’association internationale qui rassemble les clubs Rotary à travers le monde, NDLR] : « Il peut y avoir des actions de grande envergure pour lesquelles on peut solliciter l’aide d’un autre club Rotary à l’étranger ou directement du Rotary International… Et cela reste dans un cadre légal en présentant toutes les justificatifs nécessaires à la Banque d’Algérie et au ministère de l’Intérieur » ajoute-t-il.