« La Direction des libertés publiques et des affaires juridiques du ministère de l’Intérieur travaille à temps plein pour étudier la possibilité d’une interdiction de la LDJ », a affirmé une « une source policière haut placée » au quotidien « Libération ».

ldj_537635Le ministère français de l’Intérieur envisage la dissolution de la Ligue de défense juive (LDJ), une association qui revendique quelques centaines de membres et se donne pour mission la protection de la communauté juive en France, selon le quotidien « Libération » .

« La Direction des libertés publiques et des affaires juridiques du ministère de l’Intérieur travaille à temps plein pour étudier la possibilité d’une interdiction de la LDJ », déclare « une source policière haut placée » dans le quotidien à paraître jeudi. « Nous procédons à l’analyse juridique la plus fine possible dans le respect du droit », a confirmé à l’AFP une source proche du dossier.

« Dans l’excès »

La semaine dernière, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait jugé cette organisation « dans l’excès », « dans des actes qui peuvent être répréhensibles et qui doivent être condamnés ». La LDJ est sous le feu de critiques nourries depuis que certains de ses membres se sont violemment affrontés avec des militants propalestiniens le 13 juillet, près de la synagogue de la rue de la Roquette à Paris.

La LDJ se défend de tout acte illégal en France bien qu’elle s’inspire de la Jewish Defense League, qualifiée de « groupe terroriste » par le FBI en 2001, et qu’elle arbore l’emblème (un poing brandi dans une étoile de David noire sur fond jaune) d’un parti nationaliste religieux interdit en Israël, le Kach.

Des voix s’étaient élevées ces derniers jours pour demander la dissolution de la LDJ, notamment le député communiste du Nord, Jean-Jacques Candelier, mais aussi l’Observatoire national contre l’islamophobie, une composante du Conseil français du culte musulman (CFCM) vent debout contre « une association extrémiste, raciste et qui pratique la violence ».