gender-kipling_Boutin 2012Pour la première fois depuis très longtemps, des parents enlèvent leurs enfants de l’école publique pour des raisons politiques ou morales qui leur tiennent à cœur. Suite à l’affaire Dieudonné, l’État s’emballe à nouveau : horreur, mensonge, manipulation !

Une question brûle les lèvres : comment des ministres peuvent-ils être pris d’une aussi grande terreur et monter au créneau médiatique de manière si agressive envers une simple initiative encore minoritaire parmi des parents d’élèves ? Après tout, ils pouvaient aussi ne pas relever le phénomène et y rester indifférent, en attendant qu’il passe… C’est que ce gouvernement et ce système politique tiennent à une seule chose : la structure de contrôle des mentalités et de la formation de l’esprit des enfants du peuple français. Si l’école était un lieu de transmission des savoirs (réels) et d’acquisition d’une véritable instruction intellectuelle, personne ne s’insurgerait si violemment contre Farida Belghoul et ses JRE, qui n’ont pour effet que de priver les enfants d’école un jour par mois, donc leur priver d’un jour d’enseignement intellectuel, qu’ils devraient rattraper par leurs propres moyens (l’État n’ayant pas vocation à forcer les parents à mettre leur enfants à l’école si l’instruction est le seul objectif).
La réaction ahurissante de Peillon et de la ministre du droit des femmes (à quand un ministère du droit des trans, des bi, des sans sexe, des asexuels et des hermaphrodites ?) démontre le fond de leur conception de l’école : sa fonction est d’enfermer vos enfants pendant la plupart des jours de l’année de 8H30 à 16H pour leur bourrer le crâne d’une idéologie qui fera d’eux les sujets du pouvoir. Il était temps de le dire, de le dénoncer et de le démontrer : l’école de la République n’est pas une institution de l’apprentissage intellectuel théorique, enrichissant et émancipateur, mais un immense camp de concentration cognitif où les enfants doivent ancrer dans leur cerveaux les normes du pouvoir de l’État dit « Républicain ». Il est bon de songer aux réflexions du philosophe Ivan Illich mais également de Bourdieu (dont la pensée sur l’école publique a tout de même montré une chose de vraie : son inféodation structurelle au pouvoir politico économique, son rôle de relais cognitif du pouvoir politique) à ce sujet. L’école d’État n’a AUCUNE LEGITIMITE propre. Pas de légitimité éducative, puisque seuls les parents détiennent par nature et par tradition universelle ce droit, qu’il ne font que déléguer à l’école (et qu’ils peuvent donc parfaitement reprendre quand ils le décident !). Pas de légitimité intellectuelle non plus, puisque seule l’Université ou les membres de sociétés savantes devraient avoir la main mise sur l’enseignement scolaire dans sa mission d’instruction. Ainsi, l’État (qui est forcément distinct des universités et des sociétés savantes qui doivent être indépendantes du pouvoir par définition) en lui-même n’a AUCUN DROIT sur nos enfants : songez-y bien. ARRETONS DE NOUS SOUMETTRE à un système de conformation des personnes au service d’une domination politique qui n’a RIEN d’égalitaire et rien de libérateur.
L’initiative de Farida nous ouvre les yeux et nous invite à aller jusqu’au bout de la démarche, même si le combat contre un tel « mammouth » peut sembler vain ou énorme a priori. Désormais, la Ve République et ses prétentions absurdes, ses politicards hypocrites et son Éducation Nationale creuse, inefficace, inégalitaire, conformiste, sont en grave perte de vitesse. Elle vacille et peut parfaitement tomber à plus ou moins court terme. Le perpétuel torrent de mièvrerie démagogique que nous servent les successifs ministres de l’Éducation ne servira plus de faire valoir à leur GOULAG éducatif, leur institution totalitaire d’enfermement normatif de la jeunesse entre des murs d’une instruction dévaluée et conformiste, où règne la pensée unique et le nivellement perpétuel par le bas, c’est à dire l’abrutissement généralisé. Égalité, tolérance, les grands mots brandis comme des fétiches verbalistes n’ont plus de force sur nous. Nous ne laisserons plus l’État imposer ses normes morales à nos enfants.
Allons jusqu’au bout de la démarche qui ne peut mener qu’à une chose : LIBÉRONS l’École de l’État, promouvons des initiatives civiques et privées d’institutions scolaires au service unique de l’instruction intellectuelle des enfants sans aucune obligation morale de la part des parents, avec totale liberté de choix pédagogique entre divers modèles d’éducation scolaire. LIBERTÉ éducative ! LIBERTÉ pédagogique ! LIBERTÉ scolaire ! LIBERTÉ de l’enseignement à domicile !
Cherchons des alternatives : écoles privées, promotion du chèque éducation (cf. Philippe Nemo), etc. Ne pensons pas comme une fatalité que nous devrions rester ENFERMES dans ce véritable camp de concentration des esprits et des consciences ! Osons penser par nous-mêmes, osons réclamer liberté d’instruction et ambition intellectuelle pour nos enfants ! Que les écoles soient jugées sur leur efficacité pédagogique uniquement et non pour leur soumission à un discours démagogique d’une pseudo-tolérance ultra-conformiste !
L’État n’a pas à reprogrammer c’est à dire rééduquer nos enfants à une conception « nouvelle » de la sexualité. Que l’ensemble des questions morales et sexuelles soient du domaine exclusif des parents et de la famille ! À quelle évidente revendication ne sommes-nous pas réduits ! Que les parents regagnent le droit d’éduquer leurs enfants ! Que le privilège exclusif d’ éduquer revienne à ses ayants-droits naturels et civilisationnel : les PARENTS. Rendons aux parents le droit d’éduquer, rendons aux professeurs le droit d’instruire !
– Le Libre Censeur

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