ocean_plastic_430x323N’est-ce pas merveilleux de constater les effets de la modernité et de l’hyper-consumérisme ? On nous bassine à longueur de journées avec le pseudo réchauffement climatique mais pas un mot, pas un plan, pas le moindre début d’action contre cette folie qui finira par tuer toute la faune et la flore océanique sans oublier les oiseaux dans les ventres desquels on trouve plus de plastique que de chair ou de plancton ! Effectivement, le réchauffement de la planète a instauré la taxe carbone qui a immédiatement permis à la mafia de détourner plusieurs milliards de dollars dans le carrousel de TVA. La pollution des océans n’est pas encore aussi rentable que ne le voudraient les voyous à col blanc de la City…

ocean_plastic_455454Quatre questions pas si bêtes sur le « septième continent » de plastique

Des centaines de milliers de tonnes de déchets microscopiques se sont accumulées au beau milieu des océans et représentent un désastre écologique.

Amerigo Vespucci, le célèbre explorateur, aurait-il oublié quelque chose au cours de ses voyages ? En plus des six continents (Europe, Afrique, Asie, Amérique, Océanie et Antarctique), un territoire de plastique six fois plus grand que la France flotte au beau milieu du Pacifique, à mi-chemin entre la côte Ouest américaine et le large du Japon.

Cette gigantesque plaque composée de déchets a des petites sœurs : un équipage de chercheurs français est revenu d’un périple effectué au milieu de l’Atlantique avec des constatations similaires. Les membres de l’expédition du 7e continent ont présenté leurs conclusions le 4 juin au Pavillon de l’eau à Paris. Francetv info répond aux questions que vous vous posez sur ce phénomène inquiétant.

Ça existe vraiment un continent en plastique ?

L’expression « septième continent », ou « continent de plastique », est utilisée pour alerter la population civile du danger de ce phénomène. Cette métaphore désigne des nappes de déchets de plastique qui se concentrent dans certaines zones océaniques. Cette pollution est le résultat de l’effet des courants qui, influencés par la rotation de la Terre, s’enroulent et forment un gigantesque tourbillon d’eau océanique appelé gyre : en son centre s’agrègent des millions de minuscules morceaux de plastique.

Cette vidéo du centre français de prévisions océanique Mercator a permis de représenter le trajet de déchets sur dix ans dans l’Atlantique Nord.

(http://www.septiemecontinent.com/)

On dénombre aujourd’hui cinq nappes aux caractéristiques similaires situées au sein du Pacifique Nord et du Pacifique Sud, de l’Atlantique Nord et Sud et au milieu de l’Océan Indien. Selon le programme des Nations unies pour l’environnement, 80% des déchets dans l’océan sont de source terrestre, 90% d’entre eux sont des plastiques.

Un carte représentant les différentes zones où se situent les déchets de plastique.
Un carte représentant les différentes zones où se situent les déchets de plastique.
(NATIONAL OCEANIC AND ATMOSPHERIC ADMINISTRATION (NOAA))

C’est lors d’une régate transpacifique que le skipper américain Charles J. Moore tombe sur ces microdéchets qui pullulent dans le gyre du Pacifique Nord. Parti de Los Angeles (États-Unis) pour rejoindre Hawaï, le navigateur dévie sa route et se retrouve dans cette zone où les vents sont particulièrement faibles. Surpris par sa découverte, il alerte des océanographes avant de s’engager lui-même dans la lutte contre l’accumulation des déchets océaniques.

Est-ce qu’on peut marcher dessus ?

Hélas, ou heureusement d’ailleurs, il est impossible de fouler le sol du septième continent notamment parce que ce n’en est pas vraiment un. En réalité, à de rares exceptions, cet amas de plastiques est quasiment invisible à l’œil nu tant il s’agit de minuscules particules. A la suite de plusieurs expéditions menées dans le gyre du Pacifique Nord, Charles J. Moore a estimé la densité de déchets à 5,1 kg par kilomètres carrés.

Pour Patrick Deixonne, le navigateur français à la tête de l’expédition 7e continent, le phénomène est d’autant plus pernicieux qu’il est invisible : « Étant donné que les gens ne voient pas cette soupe de plastique, ils n’ont aucune notion de ce désastre écologique. »

C’est possible de tout nettoyer ?

L’idée d’un aspirateur sous forme de drone marin a déjà été imaginée par des étudiants en design de Valenciennes (Nord). Objectif : repêcher les plastiques grâce à un engin de 5 m de haut et 3,6 m de diamètre. Le projet est resté, pour le moment, au stade de l’utopie.

Plus improbable, le cabinet d’architectes néerlandais WHIM travaille à la construction d’une île à partir de la récupération des déchets. Ayant d’abord imaginé ce territoire au beau milieu du Pacifique, les spécialistes de WHIM planchent désormais sur la construction d’îlots en bordure des villes comme à Rotterdam (Pays-Bas), à l’embouchure de la Meuse.

Plus récemment, une initiative d’un jeune homme de 19 ans, Boyan Slat, a permis d’explorer une nouvelle piste. Il propose de capter les déchets grâce à des barrages flottants auto-alimentés par le soleil et la houle de l’océan. Son projet serait même rentable car le recyclage des matières plastiques récupérées pourrait rapporter, selon son équipe, 500 millions de dollars.

Pourquoi personne ne fait rien ?

La récupération de ces déchets s’avère complexe pour plusieurs raisons. D’une part, leur taille réduite et la profondeur où ils se situent nécessitent des investissements techniques importants. De plus, les moyens utilisés pour collecter ces résidus microscopiques risquent de menacer la faune et la flore marine, sans oublier que le coût d’une telle opération pourrait s’avérer particulièrement élevé. Des questions se posent également sur la durabilité d’un tel nettoyage.

Enfin, les opérations sont aussi complexifiées en raison de l’éloignement des gyres, situés dans les eaux internationales. Entre la distance et l’impossibilité de pointer un responsable direct du phénomène, rien ne pousse les États à trouver des solutions politiques à cette problématique écologique

Pour Patrick Deixonne, un des objectifs de l’expédition 7e continent est de « cartographier les déchets présents dans les gyres avant même d’espérer les collecter ». Nicolas Ackermann, chercheur à l’Agence spatiale européenne, se montre, lui, plus sceptique. « Pour l’instant, on utilise des modèles pour représenter les déchets, car les satellites ne sont pas encore assez puissants pour cartographier des résidus de quelques millimètres« . Selon lui, « l’intérêt de ce projet, c’est déjà de faire passer un message. Ça peut sembler fou, mais peu de personnes connaissent ce problème ».

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