Oui oui chers lecteurs, ce même A. Juppé, mis en examen en 1999 pour « abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt » et condamné en appel à quatorze mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité !!! Sans oublier l’affaire de l’appartement (prise illégale d’intérêts) mais ceci est insignifiant face à l’affaire dite des emplois fictifs pour financer l’ex-RPR futur UMP mafieux de Copé. On croit cauchemarder mais en réalité non, c’est vrai, réel et concret. Il récidive avec Dieudonné en ne respectant pas la loi, en la bafouant encore et encore, interdisant un spectacle qui n’a jamais crée aucun trouble.

Rappel de ce que la cour a retenu du procès de ce délinquant politique (pléonasme) :
Juppé« Il est regrettable qu’au moment où le législateur prenait conscience de la nécessité de mettre fin à des pratiques délictueuses qui existaient à l’occasion du financement des partis politiques, M. Juppé n’ait pas appliqué à son propre parti les règles qu’il avait votées au parlement. Il est également regrettable que M. Juppé, dont les qualités intellectuelles sont unanimement reconnues, n’ait pas cru devoir assumer devant la justice l’ensemble de ses responsabilités pénales et ait maintenu la négation de faits avérés. Toutefois, M. Juppé s’est consacré pendant de nombreuses années au service de l’État, n’a tiré aucun enrichissement personnel de ces infractions commises au bénéfice de l’ensemble des membres de son parti, dont il ne doit pas être le bouc émissaire. »

C’est le premier maire à passer à l’acte. Alain Juppé, le maire (UMP) de Bordeaux annonce ce lundi soir qu’il interdit le spectacle de l’humoriste controversé Dieudonné prévu le 26 janvier dans sa ville. Une annonce qui intervient le jour même où Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, diffuse sa circulaire aux préfets pour faire interdire les représentations de l’artiste.
Alain Juppé s’appuie sur les conditions énoncées dans cette circulaire pour justifier sa décision. «Je considère que ces conditions sont remplies à Bordeaux. En conséquence, j’interdis la tenue du spectacle prévu le 26 janvier prochain à Bordeaux et demande au Préfet de m’assister dans la mise en œuvre de cette mesure», écrit le maire de Bordeaux dans un communiqué publié sur son blog.

De son côté, Michel Delpuech, préfet de la Gironde et d’Aquitaine, va prendre un arrêté d’interdiction de ce spectacle «dans le cadre des pouvoirs de police qui sont les siens, afin de prévenir les troubles à la tranquillité et à l’ordre public», a annoncé la préfecture.

Dans son communiqué, Alain Juppé estime que la circulaire mentionne l’existence «de risques de graves troubles à l’ordre public induits par cette manifestation» ainsi que l’«impossibilité de prévenir ces troubles par des mesures de police appropriées, moins attentatoires aux libertés que l’interdiction». «L’interdiction d’un spectacle au titre du pouvoir de police générale du maire ne saurait ainsi avoir qu’un caractère tout à fait exceptionnel», relève l’ancien Premier ministre.La tournée de Dieudonné devrait commencer à Nantes. Toutefois, Jean-Marc Ayrault, premier ministre et ancien maire de la ville, a affirmé lundi, en marge d’un déplacement à Versailles (Yvelines), n’avoir «aucun doute» sur l’arrêté qui sera pris en faveur d’une annulation du spectacle du polémiste.

Le préfet de Loire-Atlantique, Christian de Lavernée, a indiqué ce lundi soir qu’il n’y aurait pas de décision avant mardi midi. «On travaille sur l’interdiction» au plan local, a-t-il déclaré en marge des vœux du maire de Nantes, Patrick Rimbert (PS) auxquels il assistait. «Donc à mon avis ce sera plutôt demain midi, pas plus tôt», a-t-il indiqué.

«Depuis la réception de la circulaire, on a tout ce qu’il faut», a-t-il expliqué. Mais cette circulaire n’est «pas un droit qui permet une interdiction générale ; à chaque évènement, il y a une décision particulière», a-t-il souligné. «On est en train de travailler avec la mairie de Saint-Herblain (NDLR : la commune où est implanté le Zénith de Nantes Métropole) pour le faire», a-t-il précisé.

Sur place, le maire de Nantes, Patrick Rimbert, concerné directement au titre de membre de Nantes Métropole, propriétaire du Zénith situé sur la commune de Saint-Herblain, a réitéré la demande d’interdiction du spectacle, qu’il avait exprimée dès le 29 décembre. «Souhaiter à quelqu’un d’aller dans les chambres à gaz, dire qu’entre Hitler et quelqu’un qui est mort dans un camp, à Auschwitz ou ailleurs, on ne sait pas quel est celui qui mérite quoi… Je dis non ! On ne peut pas tuer les gens deux fois, on ne peut pas tuer leur mémoire, on ne peut pas tuer leur combat…», a-t-il déclaré peu avant sa cérémonie de voeux. «Mettons nous debout, n’ayons pas peur», a-t-il ajouté.

Pour Orléans, où un spectacle est programmé le 11 janvier,
le préfet de la région Centre et du Loiret, Pierre-Etienne Bisch, «a bien reçu aujourd’hui, la circulaire relative au spectacle de M. Dieudonné M’bala M’bala» et «la journée de demain sera consacrée aux consultations locales afin d’apprécier les décisions à prendre», a indiqué la préfecture.

L’avocat de Dieudonné, Jacques Verdier,
a indiqué dès ce lundi soir qu’il contesterait devant la justice administrative toute décision d’interdiction des spectacles de l’humoriste dans le cadre de sa tournée nationale.

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