Elle a eu raison de dire que la condamnation, aussi bien religieuse que policière, de la prostitution vise autant les femmes que les hommes. Oui c’est un fait, mais de là à dire que cette pratique désastreuse et indigne de l’Humanité participe à l’économie, il y a un grand pas à ne pas franchir. Pourquoi alors ne pas inclure le commerce des drogues voire même de la pédocriminalité qui pourrait booster fabuleusement le PIB de n’importe quel pays au monde ! On observe ici une dérive extraordinaire de la pensée humaine qui s’enlise et s’englue dans le paradigme moderniste progressiste occidental et qui finira par en crever.

khadija-zoumi-istiqlal-c-drVoilà un sujet qu’on n’ose pas aborder en général et encore moins au sein du Parlement… Et pourtant, mardi lors de la séance mensuelle des questions orales à la Chambre Haute qui avaient pour thème ‘Les droits de la femme’, la conseillère du parti de l’Istiqlal Khadija Zoumi, a affirmé lors de son intervention, que “la prostitution contribue à l’économie nationale et qu’il est temps de l’admettre”.

Une position politique d’un parti pourtant conservateur.

Dans son intervention, Mme Zoumi n’a pas manqué de tirer à boulets rouges sur la brigade de la police dite des mœurs, mise en place récemment à Marrakech, et qui cible des femmes seulement, alors que la prostitution concerne les deux sexes.

Elle a à cet égard, cité plusieurs versets du Coran, qui évoquent des mœurs dévoyées chez les hommes et les femmes. Pour Mme Zoumi, cette brigade ainsi que d’autres mesures, responsabilisent les seules femmes pour la prostitution.

Elle a aussi évoqué une circulaire de la wilaya de Rabat qui interdit aux femmes portant des cartes nationales avec l’indicatif A (pour les cartes délivrées à Rabat), la possibilité d’un hébergement dans les hôtels de la capitale.

Par ailleurs, Khadija Zoumi a également abordé lors de son intervention, l’absence de la santé reproductive et la persistance des décès des mères lors de l’accouchement. Elle a également estimé que le gouvernement n’a pas de rôle à jouer dans les affaires concernant les droits des femmes, dont le protecteur est le Roi Mohammed VI.

Elle a aussi fustigé le contenu des annonces de concours et d’offres d’emploi pour certains postes, en s’interrogeant pourquoi dans leur écrasante majorité, les recruteurs sont à la recherche ‘d’un directeur’, “comme s’il n’y a pas de femme capable d’occuper ce genre de poste”.

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