Nous vous invitons à lire cet article rare du Monde concernant Monsieur Vincent Miclet, multimillionnaire qui doit sa fortune au pillage de l’Afrique. Il faut dire qu’il ne s’en cache même pas et qu’il est fier d’avoir fréquenté et appartenu à la coterie de la Françafrique, notamment maçonnique et celle de la mafia corse des jeux de casinos et des PMU ! Ce fils de simples et modestes coopérants français en Afrique accumulait des centaines de millions de dollars de fortune en si peu de temps ! Il se vante même de récupérer 30 % des commissions sur tous les contrats dont il pouvait être l’intermédiaire ! Encore mieux, l’État français et notamment pendant la présidence Jacques Chirac a collaboré avec lui en toute connaissance de cause.

Malheureusement pour lui, étant donné que le gouvernement a changé en 2017, le nouveau président Joao ­Lourenço a décidé de faire le ménage. Il a décidé de mettre le nez dans ses affaires et l’accuse d’avoir détourné de l’argent dans des paradis fiscaux. Pour se sortir de sa mauvaise passe et craignant un mandat d’arrêt international, Monsieur Vincent Miclet a même le culot de traiter ses ex-associés, des généraux angolais, de « pourris » ! On a du mal à y croire tant son culot est sans limite.

Cet article ne fait que démontrer encore une fois la puissance des réseaux de la Françafrique, réseaux criminels qui ont détruit tout un continent et bousillé la vie de centaines de millions de personnes. Ce pillage organisé est fait en toute connaissance de cause avec la complicité des états et des services de renseignements et avec en filigrane la mafia maçonnique.


L’homme d’affaires français, chez qui Alexandre Benalla a séjourné cet été, est suspecté, en Angola, d’avoir détourné 400 millions de dollars.

Une accusation dont il se défend, tout en assumant un parcours sulfureux.

Au plus fort du scandale, cet été, Alexandre Benalla s’en est allé discrètement séjourner chez un richissime ami français, au Maroc. L’ancien chargé de mission de l’Élysée est arrivé en jet privé à l’aéroport de Marrakech. Une voiture l’y attendait, l’une des trois Bentley Mulsanne circulant dans le royaume.

Le chauffeur en gants blancs l’a conduit dans la palmeraie, où la Bentley a franchi les hauts murs ocre du « domaine du Cheval d’or », non loin du palais du roi Mohammed VI, pour pénétrer dans un décor féerique. Trois hectares de jardins luxuriants, un terrain de tennis, deux piscines, un spa de plus de 1 000 mètres carrés, deux mosquées pour les seize employés en livrée et, au cœur de tout cela, un bijou d’architecture arabo-mauresque, des appartements et des salons à la déco tape-à-l’œil… C’est ici que, trois jours durant, M. Benalla a tenté d’échapper à la pression médiatique.

Le maître des lieux s’appelle Vincent Miclet, un Français de 53 ans, détenteur d’un passeport diplomatique béninois, 180e fortune de France (500 millions d’euros) d’après le magazine Challenges. Avec son sourire cauteleux, ses mèches un peu trop blondes et son regard d’acier, on se dit qu’il aurait pu, sans trop d’effort, jouer un méchant dans James Bond. Voilà trente ans qu’il navigue, au gré des opportunités et des rencontres, dans les coulisses de la Françafrique. […]


Simon Piel et Joan Tilouine  – Le Monde