Rien ne va dans ce type de déclaration de suspension de 400 médicaments génériques par l’Union européenne car, semble-t-il, l’entreprise indienne qui devait les tester n’est plus considérée comme « fiable ». Rien ne va car il aura fallu beaucoup de temps avant de réagir, de plus on aimerait bien savoir pourquoi donner autant de molécules à vérifier à une seule entreprise ! Il n’est pas très intelligent de mettre tous ses œufs dans le même panier lorsqu’il s’agit, de surcroît, de santé publique. Un domaine très sensible. De plus, notre côté paranoïaque ne peut nous empêcher de penser que Big Pharma est derrière cette manœuvre afin de permettre la vente de médicaments non génériques en vue d’augmenter leurs dividendes. Bref, rien ne va car ce milieu est totalement corrompu depuis très longtemps aussi bien au niveau de l’industrie pharmaceutique qu’au niveau de la mafia politique.
Près de 400 génériques vendus en Europe « ont été suspendus du marché de l’UE parce que la société qui les a testés n’est pas considérée comme fiable » explique l’agence européenne du médicament. En cause : une société d’évaluation indienne, Synapse Labs, qu’ont utilisée tous les génériqueurs actifs en France où 72 génériques sont concernés.
Tous mouillés. Viatris, Sandoz, Biogaran, Teva, Arrow… tous les génériqueurs présents en France ont des médicaments dans le collimateur de la Commission européenne. Partout en Europe, elle a ordonné de suspendre l’autorisation de mise sur le marché (AMM) de près de 400 génériques vendus parfois depuis des années. Le reproche : avoir obtenu leur autorisation de commercialisation sur la foi d’une évaluation faite par une société indienne, Synapse Labs, qui a fourni des « études erronées », selon les termes de l’agence européenne du médicament (EMA), alertée par l’Espagne.
Sur les 400 références de génériques sur la sellette, 72 sont vendues en France et presque tous sont des médicaments essentiels. L’Agence nationale de sécurité du médicament (l’ANSM) doit étudier chaque cas avant d’exécuter la suspension ordonnée par la Commission européenne. Impossible de retirer une AMM s’il n’y a pas d’alternative, parce qu’il n’existe aucun générique concurrent et que le médicament breveté d’origine (le « princeps ») n’est plus commercialisé…



























