L’industrie du luxe italien cache un sombre secret. Des marques comme Loro Piana, Dior et Armani exploitent des travailleurs. En effet, des ateliers sous-traitants emploient des ouvriers dans des conditions proches de l’esclavage. Ces travailleurs, souvent immigrés chinois, gagnent 4 euros de l’heure. Par ailleurs, ils enchaînent jusqu’à 90 heures par semaine. Les logements insalubres aggravent leur situation.
Depuis les années 90, ce système s’est organisé. Les immigrants chinois ont repris des ateliers près de Florence. Ainsi, ils offrent flexibilité et coûts bas aux grandes marques. Cependant, ces ateliers pratiquent le travail non déclaré. Les marques, quant à elles, ferment les yeux. Elles profitent de marges élevées sur des sacs vendus 2 600 euros.
En 2024, la justice italienne a réagi, avec 30 ans de retard ! Elle a placé Loro Piana et Dior sous surveillance. De plus, Armani a été épinglé pour pratiques similaires. Les marques promettent des audits renforcés. Pourtant, ces contrôles manquent souvent de rigueur. D’ailleurs, les prix imposés par les maisons forcent les ateliers à couper les coûts. Par conséquent, les normes de travail passent au second plan. Les ouvriers souffrent, tandis que les actionnaires s’enrichissent.
En outre, les rapports de durabilité des géants comme LVMH admettent un « impact négatif ». Malgré cela, les scandales se multiplient sans changer les pratiques.
Il faut vraiment être d’une profonde stupidité pour acheter un sac plusieurs milliers d’euros alors que son coût de fabrication ne dépasse pas quelques dizaines d’euros (Dior vend en boutique un sac 2 600 euros qu’il paie 53)! C’est une très belle arnaque qui est basée sur l’ego et la fragilité de l’homme moderne.

Après Dior, Armani et Valentino, Loro Piana, griffe italienne du groupe de Bernard Arnault, a été placée sous «administration judiciaire» en juillet, pour recours à des ateliers clandestins aux conditions de travail dangereuses. Un système courant au sein du secteur dans le pays.
Des vêtements à plusieurs milliers d’euros fabriqués en Italie par de grandes marques de luxe dans des conditions proches de l’esclavage. Le placement sous administration judiciaire, le 14 juillet, de la marque italienne Loro Piana, propriété du français LVMH, est venu rappeler une réalité que le secteur préfère ne pas voir et aimerait bien passer sous silence : payer un sac ou un manteau made in Italy à 6 000 euros n’empêche pas que ceux-ci soient assemblés par des personnes exploitées et sous-payées.
Dans ce pays, où se concentre un peu plus de la moitié de la production mondiale de mode et maroquinerie de luxe…



























