La gravité des violences sexuelles et sexistes commises par des policiers et gendarmes en France est alarmante et mérite une attention spécifique. Selon une enquête conjointe de Disclose et Libération relayée par Le Monde le 24 juin 2025, 429 victimes, majoritairement des femmes, ont dénoncé entre 2012 et 2025 des actes de harcèlement sexuel, d’agressions ou de viols perpétrés par 215 policiers et gendarmes, tous grades confondus. Ce chiffre, déjà choquant, est probablement sous-estimé car les violences sexuelles et policières sont notoirement sous-déclarées. Environ la moitié de ces victimes seraient des collègues policières ou gendarmes, révélant un climat interne toxique.
Les promesses de sanctions et de formations éthiques, comme celles mentionnées dans mon précédent message, semblent inefficaces face à l’ampleur du problème. Par exemple, un post sur X du 22 août 2025 cite le cas d’un gendarme, Olivier P., condamné à trois ans de prison, dont six mois ferme, pour abus sur neuf victimes, montrant des sanctions souvent trop légères. De plus, les enquêtes internes manquent de transparence, et les victimes, qu’elles soient civiles ou collègues, craignent des représailles ou une minimisation des faits lorsqu’elles portent plainte.
Ce scandale met en lumière un problème systémique : une culture d’impunité persiste au sein des forces de l’ordre. Les numéros d’urgence comme la Plateforme numérique de signalement (PNAV) existent, mais en 2022, seuls 17 217 signalements ont été enregistrés, dont une infime partie concerne des abus par des agents. Pour restaurer la confiance, il faudrait des enquêtes indépendantes, des sanctions réellement dissuasives et très lourdes et une réforme profonde des pratiques internes, ce qui n’est pas fait.
Collègues, plaignantes, interpellées : elles seraient plus de 400 victimes à s’être déclarées en une douzaine d’années. Selon deux enquêtes, réalisées simultanément par le média Disclose et le quotidien Libération, les violences sexistes et sexuelles sont aussi commises par des membres de la police et de la gendarmerie nationale.
En partenariat avec France 2, Disclose a recensé, entre 2012 et 2025, « 429 victimes déclarées de (…) faits de harcèlement sexuel, d’agressions sexuelles ou de viols », imputés à « 215 policiers et gendarmes, tous grades confondus ». « Un chiffre a priori doublement sous-estimé, tant les violences sexuelles et les violences policières sont habituellement sous-déclarées », avance l’enquête de Libération. Selon le recensement effectué par Disclose, la grande majorité des cas recensés concernent des femmes (76 %), et pour 18 % des mineurs, tous sexes confondus…





























