Si cette info se confirme, elle démontrera une fois de plus qu’il n’y a plus d’État en France, que personne ne dirige le pays et veille aux intérêts de la Nation. Macron signe des chèques de dizaines de millions d’euros sur une année avec une facilité et une rapidité déconcertantes mais il n’y a plus personne pour récupérer les taxes et impôts dus aux copains !
Tempête autour des cabinets de conseil.
Alors qu’un rapport sénatorial dénonce « un phénomène tentaculaire » quant au recours à ces cabinets, dont McKinsey, par l’État, c’est CapGemini, cette fois-ci, qui est épinglé par nos confrères de Libération. L’entreprise de services numériques, cabinet de conseil au plus gros chiffre d’affaires français et parmi les dix plus gros au monde, aurait en effet bénéficié d’une jolie ristourne alors qu’elle subissait un redressement fiscal. D’après les informations de Libération, CapGemini a subi un contrôle fiscal en 2017.
À l’époque, Bercy se penche sur sa filiale de réassurance qui couvre les risques liés à sa maison mère et aux autres filiales. Sauf qu’elle est installée au Luxembourg, où la fiscalité est beaucoup plus souple qu’en France. Dans ce pays, le résultat imposable est très largement réduit. Dans un document consulté par nos confrères, en 2020, les services fiscaux estiment que le groupe a bénéficié d’un régime fiscal « privilégié » et décide de lui infliger un redressement. Celui-ci tombe et s’élève à 17,3 millions d’euros couvrant la période 2009-2016.
7,6 millions de contrats
S’estimant lésé, CapGemini contre-attaque et obtient donc une ristourne de 13,4 millions d’euros, ne lui laissant plus que 3,9 millions à régler. Une somme que le cabinet n’est visiblement pas encore prêt à payer, indique Libération puisqu’il ne l’a pas mentionnée dans son document annuel transmis aux investisseurs. Contactée par nos confrères, la société n’a pas souhaité s’épancher sur la question, estimant seulement payer ses impôts en France et rappelant ses succès face à la Direction générale des finances publiques (DGFIP). Celle-ci n’a pas souhaité répondre non plus.
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Photo d’illustration : Wikimedia
Xavier Martinage
1er avril 2022



























