C’est hallucinant de gravité ! Un médecin de 50 ans, Philippe Moulin, comparait depuis lundi devant la cour criminelle de l’Hérault. Les juges lui reprochent treize viols et agressions sexuelles sur des adolescents, souvent autistes ou porteurs de handicaps. Les faits se sont déroulés entre 2017 et 2020 lors de prétendues consultations. Il a présenté des excuses : « Je présente mes excuses, mais à l’époque je passais par un moment compliqué avec mon compagnon » !
Le docteur se présentait comme « andrologue pédiatrique », une spécialité qui n’existe pas en France. Il recevait parfois ses patients chez lui ou dans sa voiture. Sous prétexte de traiter des problèmes de phimosis, il appliquait de la pommade sur le sexe des garçons, puis les masturbait en chronométrant l’acte avec son téléphone. Aucun geste de ce type n’a de justification thérapeutique.
Les victimes, âgées de 12 à 17 ans au moment des faits, ont témoigné à la barre. L’une d’elles, aujourd’hui majeure, a décrit des séances « immondes et aberrantes » qui se répétaient à l’identique. Une autre a fondu en larmes en racontant comment le médecin gagnait sa confiance avant de l’agresser. Leurs parents, trompés par le titre de docteur, regrettent amèrement de l’avoir consulté.
L’accusé nie les viols et parle de « soins ». Il Il risque vingt ans de prison. Le procès doit se poursuivre jusqu’à aujourd’hui avant un verdict attendu en début de semaine prochaine.
Jugé pour viols et agressions sexuelles sur 13 jeunes patients, dont certains porteurs de handicaps, le médecin qui se prétendait spécialiste de la sexualité des adolescents a présenté ses excuses mardi à la cour, après des témoignages accablants de ses victimes.





























