Plusieurs jours de silence. Le temps qu’a attendu Benjamin Netanyahu avant de tenir sa première conférence de presse depuis le début de la guerre est anormal. Un chef d’État en guerre totale, absent des caméras pendant près de 10 jours. Le phénomène a généré une vague de rumeurs mondiale — mort bombardé par un missile balistique lui et d’autres militaires, AVC, coup d’État interne… — que les autorités israéliennes ont eu toutes les peines du monde à éteindre.
Le silence de son fils amplifie le mystère. Yair Netanyahu, connu pour poster 30 à 40 messages par jour sur X, s’est lui aussi mis en retrait brutal depuis le 8 mars. Ce double silence simultané — père et fils — dans un contexte de guerre maximale est statistiquement et politiquement anormal. Aucune explication officielle n’a été fournie.
Le cabinet de sécurité israélien s’est réuni sans lui à plusieurs reprises. Des décisions de guerre majeures ont été prises en son absence visible. Que le premier ministre soit écarté, malade ou simplement en retrait stratégique, le résultat est le même : l’israël mène une guerre sans que son chef assumé apparaisse publiquement pour en rendre compte.
La conférence de presse du 12 mars n’a pas clos le débat. Des vidéos ont immédiatement circulé affirmant des anomalies visuelles dans les images. Dans une guerre de l’information totale, chaque absence alimente le doute.
Ce qui est certain : un dirigeant qui disparaît pendant une guerre qu’il a déclenchée, dans un pays sous pression maximale de Washington, face à l’Iran et à la rue israélienne, ne disparaît jamais sans raison.































