Le maire sortant Laurent Degallaix a remporté le second tour des municipales à Valenciennes le 22 mars 2026. Il obtient 36,52 % des voix et 30 sièges au conseil. Sa liste l’emporte face à l’union de gauche (32,56 %) et d’autres concurrents. Ce résultat survient alors que le parquet avait requis cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire en février.
L’affaire judiciaire porte sur une complicité de prise illégale d’intérêts et subornation de témoin. Le maire est accusé d’avoir favorisé l’embauche d’une ancienne compagne dans une société de stationnement liée à la ville. Il aurait ensuite tenté de la convaincre de retirer sa plainte. Le délibéré est fixé au 30 avril 2026. Degallaix reste présumé innocent et éligible jusqu’au jugement.
Malgré cette épée de Damoclès très médiatisée, les électeurs l’ont reconduit. Au premier tour, il n’avait recueilli que 28,5 %. La triangulaire serrée a finalement tourné en sa faveur. Les enjeux locaux, l’ancrage personnel et la fatigue face aux affaires semblent avoir primé sur la probité.
Anticor et plusieurs observateurs dénoncent ce choix comme un signal grave. Il banalise les dérives quand un élu mis en cause gagne malgré tout. En France, l’implantation locale l’emporte souvent sur les scandales judiciaires. Cela érode la confiance dans les institutions.
Ce cas pose une question cruciale : faut-il rendre l’inéligibilité automatique plus tôt ? À Valenciennes, la démocratie a parlé. Le maire reste en poste jusqu’au verdict. La justice tranchera ensuite sur sa légitimité. Une chose est certaine, les électeurs méritent la racaille qui les gouverne…
































