Le président de la HAS, le Pr Lionel Collet, sort de son silence. Il dénonce les pressions intenses de certains laboratoires. Courriers coordonnés de sociétés savantes bidons et d’associations de patients stipendiées par Big Pharma. Contacts directs avec les évaluateurs, appels au gouvernement pour créer une ambiance favorable, ces méthodes visent à forcer des remboursements rapides de médocs super chers.
Big Pharma utilise des techniques rodées. Elle finance des associations et des experts. Elle orchestre des lettres collectives pour influencer avant même l’examen des données. Le ghostwriting masque les conflits d’intérêts. Des professionnels relayent des messages sans toujours déclarer leurs liens. Résultat : une atmosphère de pression constante sur les décisions publiques.
Cette stratégie n’est pas nouvelle. Des dizaines d’ouvrages l’ont déjà décrite depuis longtemps. C’est curieux que le Pr Lionel Collet ne le découvre qu’aujourd’hui. Pourtant, elle s’intensifie. La HAS examine 70 produits par an. Une dizaine de dossiers posent déjà problème. Collet menace de donner des noms si rien ne change, on aurait préféré qu’il le fasse maintenant.
Il est urgent de renforcer l’indépendance. Transparence totale sur les financements. Sanctions réelles contre ces pratiques. La santé publique ne doit plus plier face aux intérêts privés. Les patients méritent des décisions basées sur la science seule, du moins c’est ce dont ils se vantent à longueur de journée et qui est FAUX.






























