Olivier Galzi, ancien journaliste devenu maire divers-droite d’Avignon, n’a pas tardé à agir. À peine élu fin mars 2026, il a fait voter une augmentation de 35 % des indemnités de ses 20 adjoints. Parmi eux figure sa 13e adjointe, Anaïs Hausmann, sa compagne dans la vie privée. Lors du conseil municipal d’installation le 28 mars 2026, Olivier Galzi a fait voter une baisse de 14 % de son indemnité de maire et une augmentation de 35 % des indemnités de ses 20 adjoints dont sa compagne.
Cette décision intervient alors que la France affronte une dette publique abyssale, des impôts locaux et nationaux qui explosent et une crise du pouvoir d’achat généralisée. Les Avignonnais, déjà étranglés par les taxes foncières et les dépenses contraintes, voient leur nouvelle équipe municipale se servir en premier.
Le népotisme est flagrant. Galzi cumule aussi la vice-présidence du groupe Edeis, qui gère aéroports, ports et sites culturels. Il baisse certes sa propre indemnité, mais offre un confortable coup de pouce à son équipe, dont sa moitié. Franchement est-ce que cette augmentation est une priorité pour les Avignonnais ?
Ce genre de pratiques renforce le dégoût des Français envers la classe politique. À droite comme à gauche, certains élus semblent oublier qu’ils sont au service des citoyens, pas l’inverse. Dans un pays en crise profonde, augmenter ses proches de 35 % sans gêne apparaît comme une provocation.
































