Sur 70 hectares de terres agricoles en Seine-et-Marne, à deux pas du château de Vaux-le-Vicomte, le projet « Campus IA » va sortir de terre d’ici 2028. Porté par Mistral AI, Nvidia, le fonds émirati MGX et Bpifrance, ce mastodonte de 50 milliards d’euros sera le plus grand data center de France et peut-être d’Europe. La Mission régionale d’autorité environnementale d’Île-de-France a rendu un avis cinglant le 8 avril : le site est jugé « hors normes en termes de consommations énergétiques, d’empreinte carbone et de consommations foncières« . Traduction : personne n’avait jamais vu ça.
Les chiffres donnent le vertige. Les 11 bâtiments du campus seront refroidis par 680 groupes froids contenant 513 tonnes de fluide réfrigérant R1234ze — un PFAS, polluant éternel indestructible. Le constructeur lui-même reconnaît que 15 tonnes de ces polluants seront relâchées chaque année dans l’atmosphère, en vitesse de croisière. En cas de panne générale, 613 groupes électrogènes fonctionnant à l’huile végétale prendront le relais. Leur puissance cumulée atteint 4 663 MW thermiques — soit la puissance totale d’un parc EDF complet. Quant à la consommation électrique normale du site, elle équivaut à celle d’un réacteur nucléaire EPR entier. Un voisin anonyme a confié au Canard : « Je ne voudrais pas être dans le voisinage le jour où les groupes électrogènes fonctionneront tous. » En 2020, ceux du data center des Ulis avaient tourné dix jours consécutifs. Bonjour les émissions toxiques.
Sans oublier une consommation en eau pour refroidir toute cette installation qui est juste folle – que l’on ne connait pas encore aujourd’hui dans le détail – mais qui risque de choquer les locaux.
Ce qui révolte, c’est la contradiction absolue avec le discours officiel. La France interdit les pailles en plastique, taxe le CO2 du diesel des artisans, impose des normes thermiques draconiennes aux propriétaires. Dans le même temps, un data center financé majoritairement par un fonds émirati — présenté comme indispensable à notre « souveraineté numérique » — obtient le label « intérêt public majeur » et balance légalement 15 tonnes de PFAS par an dans l’air français. Le climatisme a visiblement deux vitesses : l’une pour les citoyens ordinaires, l’autre pour les multinationales bien connectées.
Le clown de macron a enfoncé le clou le 22 avril lors de l’inauguration d’une mine de lithium dans l’Allier. Il a désigné 150 projets « d’intérêt public majeur » pour lesquels les procédures environnementales seront accélérées. Un décret du 21 avril supprime carrément un niveau de juridiction pour les recours contre ces projets — fini le tribunal administratif, directement en cour d’appel. Magistrats, avocats et ONG ont immédiatement dénoncé une justice à deux vitesses. France Nature Environnement est sans équivoque : « Ces mesures de pseudo-simplification sont en fait des cadeaux aux industriels. » et une future explosion des cancers mortels que l’on ne sait pas soigner…
Le paradoxe ultime est là, noir sur blanc. Un particulier qui veut installer douze panneaux solaires sur son toit doit remplir un Cerfa, fournir un plan cadastral, attendre un mois la réponse de la mairie et respecter des dizaines de normes environnementales. Un consortium émirati qui détruit 70 hectares de terres agricoles, installe des centaines de tonnes de polluants éternels et consomme l’électricité d’un EPR reçoit une procédure accélérée, une protection juridique renforcée et le soutien enthousiaste de l’État français. C’est ça, le vrai visage du climatisme institutionnel.
Sans oublier l’hypocrisie de l’élite politique mondialiste qui passe son temps à faire des déclarations enthousiastes pour sauver le climat en diminuant l’empreinte carbone tout en passant ses vacances sur des sublimes yachts qui consomment à l’heure ce qu’une famille française consomme à l’année !
« Réduire les émissions de carbone et lutter contre le changement climatique m’importent, ils importent aux Canadiens, et ils importent au monde. » dixit J. Trudeau.

Voir absolument cette vidéo pour comprendre l’escroquerie climatiste :

































