Le Maroc fait face à une nouvelle tempête numérique qui pourrait prendre une dimension politique considérable. Après les gigantesques fuites attribuées à Jabaroot, le groupe s’en prend désormais directement à Mohamed VI. Selon La Bandera, des sources proches de la dissidence marocaine affirment que les hackers détiendraient des vidéos intimes du souverain.
L’accusation est particulièrement sensible puisqu’elle concerne directement la vie privée du roi du Maroc. Les sources citées évoquent des images qui auraient été tournées à Paris. Elles décrivent notamment une scène dans laquelle Mohamed VI apparaîtrait avec deux hommes. Toutefois, aucune vidéo n’a été publiée permettant, à ce jour, de vérifier ces affirmations. Cette nuance est essentielle face à une accusation aussi spectaculaire.
Si un groupe détenait réellement des images extrêmement compromettantes concernant un dirigeant, et si ces images étaient authentiques, alors leur simple possession pourrait théoriquement constituer un moyen de pression considérable qui expliquerait beaucoup de choses. On serait sur un cas typique de chantage à la Epstein !
Pour autant, cette nouvelle affaire intervient dans un contexte qui rend les menaces de Jabaroot particulièrement préoccupantes. Le groupe a récemment revendiqué la diffusion d’une base contenant les données de dizaines de milliers de personnes liées aux services marocains. Le Monde a notamment rapporté la publication des noms d’environ 70 000 personnes présentées comme agents ou collaborateurs des services de renseignements marocains ! C’est assez inédit !
Cette fuite massive constitue le socle concret de l’offensive actuellement menée contre Rabat. Les autorités marocaines contestent toutefois avoir subi un piratage de leurs propres systèmes. Dans un communiqué du 27 août, la DGSN et la DGST ont affirmé que les données diffusées pourraient provenir d’anciennes bases détenues par des compagnies d’assurance. Cette bataille autour de l’origine des données complique donc encore l’évaluation des affirmations de Jabaroot.
Mais l’affaire prend une autre dimension avec les accusations concernant Mohamed VI. La Bandera rapporte également d’anciennes rumeurs visant la vie privée du souverain. Elle mentionne notamment des accusations concernant des soirées privées à Paris et d’autres affirmations extrêmement graves touchant sa famille. Là encore, ces éléments ne sont accompagnés d’aucune preuve publique permettant de les établir comme des faits.
Jabaroot va-t-il publier les vidéos de Mohamed VI ?
Le véritable enjeu réside donc désormais dans une éventuelle publication des fameux fichiers. Si Jabaroot diffuse effectivement des vidéos, leur authenticité devra être examinée avec une extrême rigueur. Il faudra notamment déterminer l’identité des personnes filmées, la date des images… Des manipulations numériques ou des montages pourraient également être envisagés avant toute conclusion définitive.
Une autre question apparaît alors : pourquoi viser directement Mohamed VI ? Jabaroot semble chercher à atteindre le cœur même du pouvoir marocain. Après les données attribuées aux services de renseignement, une attaque visant personnellement le souverain pourrait provoquer un retentissement considérable. Est-ce à cause de ses nombreuses trahisons et son alliance contre-nature avec l’entité sioniste ? Certainement, le Maroc est une cocotte minute qui risque d’exploser du jour au lendemain d’autant que la situation économique du pays est catastrophique. La pauvreté est massive pendant que la famille royale et l’élite corrompue se gave de manière outrancière et insultante.
Le scandale actuel repose donc sur un paradoxe saisissant : les capacités de fuite de Jabaroot semblent suffisamment importantes pour être prises au sérieux, mais leurs accusations les plus spectaculaires restent invérifiées. Le groupe a désormais placé Mohamed VI au centre d’une bataille informationnelle explosive. Reste à savoir si cette menace débouchera sur des preuves concrètes ou sur une nouvelle campagne de pression numérique. Pour l’instant, les vidéos annoncées demeurent une affirmation, pas un fait établi. Le futur proche nous réservera des surprises à n’en point douter…





























