Vous avez certainement tous entendu les discours de Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, féliciter les forces de l’ordre et les remercier de tenter de briser la révolte des #GiletsJaunes avec toujours plus de manifestants mutilés et gravement blessés, en leur faisant croire qu’ils étaient essentiels à la vie démocratique et à la dignité de la République… En réalité, rien de tout cela n’est en rapport avec la vie dramatique d’un grand nombre de policiers qui d’ailleurs recourent de plus au plus au suicide, sachant que depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron – 18 mois – le bilan affiche près de 75 morts !!! Non seulement les forces de l’ordre ont de moins en moins de moyens sur le terrain alors qu’on leur demande de travailler de plus en plus, sans même être payées en conséquence – plus de 21 millions d’heures supplémentaires non payées -, le régime actuel est en train de les opposer au peuple en leur demandant de commettre l’inexcusable et l’irréparable !


Neuf gardiens de la paix se sont donné la mort depuis le début de l’année.

Un chiffre à mettre en comparaison avec les 36 suicides relevés en 2018 et qui surlignent le malaise au sein de la profession, dont les conditions de travail peinent à être relevées.

Des policiers qui tombent, les uns après les autres. Cette chorégraphie macabre s’est répétée, ces derniers mois, dans les rangs de la police, pour alerter sur le malaise au sein de la profession. Après avoir déploré le suicide de 36 d’entre eux en 2018, l’année 2019 part sur des bases encore plus alarmantes. Selon les syndicats de policiers, ils sont neuf policiers à s’être donné la mort sur les 17 premiers jours de 2019.


Tous âges, sexes et grades confondus

Un phénomène qui touche tous les domaines : CRS, brigade anti-criminalité, police aux frontières… Tous les grades sont également concernés, mais aussi tous les âges : « C’est des moyennes d’âge qui tournent autour de la trentaine, de la quarantaine, pointe un syndicaliste rencontré par LCI. Mais un collègue vient de se suicider, il avait 26 ans. Ce n’est pas une question d’âge, de sexe, c’est un mal-être commun à la grande majorité de nos collègues. »

Un phénomène qui ne date pas d’hier, et sur lequel un rapport sénatorial avait alarmé à l’été 2018. Il établissait ainsi que le taux de suicide dans les rangs de la police était de 36% supérieur à la moyenne nationale. Les forces de l’ordre pointent plusieurs raisons à ce mal-être, et principalement des dégradations des conditions de travail. Surcharge de travail, manque d’équipement. « On est grosso modo sur une tranche de 70 heures par semaine avec…