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Encore quelques comptables véreux qui ont laissé faire, qui n’ont pas vu un trou de 2,3 millions d’euros c’est à se demander à quoi peuvent-il bien servir ! Pourquoi faire autant d’études et toucher un salaire aussi confortable pour ne pas voir, en premier lieu, ce pour quoi ils sont précisément payés . C’est comme si un médecin ne voyait pas une fracture ouverte sur un patient aux urgences en le renvoyant chez lui à plusieurs reprises… Dernière chose, les paris sont lancés : le point commun qui peut relier ce beau monde ne peut être que la secte maçonnique, l’avenir nous le dira.


Les trois comptables auraient dû se rendre compte des fraudes de l’ex-régisseuse qui a détourné 2,3 millions d’euros de fonds publics…   

Ils auraient dû s’apercevoir des fraudes de l’ex-régisseuse de l’Opéra Corinne Auguin, condamnée en janvier 2016 à 3 ans de prison ferme pour le détournement de 2,3 millions de fonds publics sur dix ans. Trois comptables publics ont été épinglés par la Chambre régionale des Comptes (CRC) Aquitaine, Limousin, Poitou-Charentes pour défaut de contrôle dans la gestion de l’Opéra national de Bordeaux (ONB).

Débiteurs d’1,8 million d’euros 

Au terme d’un audit couvrant les exercices de 2009 à 2012, la Cour régionale des comptes a déclaré les trois hauts fonctionnaires en charge des finances publiques de Bordeaux « débiteurs » d’un total de 1,809 million d’euros.

Dans son jugement en date du 2 novembre 2016, l’institution régionale dénonce la faillite des contrôles et reproche aux trois comptables publics qui se sont succédé à l’ONB de n’avoir « pas effectué sur les mandats en cause les contrôles qui leur incombaient » et qui auraient permis d’identifier la fraude de Corinne Auguin et de l’empêcher.

L’époux de l’ex-régisseuse Philippe, 55 ans, avait été condamné à deux ans de prison ferme pour recel. Le couple avait également été condamné solidairement à verser 2,7 millions d’euros de dommages et intérêts à la Régie de l’Opéra, partie civile, au titre du préjudice matériel.

L’affaire de la régisseuse, dont l’ampleur avait secoué l’Opéra, véritable institution à Bordeaux, avait éclaté en avril 2012 après l’alerte lancée par deux collègues, tombés fortuitement sur un chèque douteux.

Des « défaillances de contrôles »

L’enquête, puis les aveux progressifs, avaient mis au jour des détournements méthodiques, via des reconstitutions de trésorerie, et une comptabilité double dont la régisseuse tenait les rênes, sans partage.

Lors de son procès, le tribunal avait souligné une série de « défaillances de contrôles » au sein de l’Opéra ayant rendu possibles ces détournements. La régisseuse avait même réussi à duper en 2010 un contrôle de la Cour régionale des Comptes. Des failles si étonnantes que la […]