En mai 2025, l’Union européenne a annoncé des mesures pour accélérer les permis des projets d’énergies renouvelables, réduisant les délais à six mois et ajustant certaines lois de protection de la biodiversité, selon Le Figaro et Mediapart. Cette initiative vise à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, mais suscite des critiques fortes. Des internautes dénoncent une exemption des parcs éoliens et solaires des obligations de protection de la nature, qualifiant cela d’hypocrisie. D’autres alertent sur la menace pesant sur les paysages et l’agriculture, notamment en Italie.
L’accélération des permis pour les énergies renouvelables par l’UE peut être vue comme du pur business. Les projets éoliens et solaires génèrent des profits très importants pour les entreprises du secteur, soutenues de surcroit par l’argent magique des subventions publiques et des contrats à long terme, comme le souligne Le Figaro du 21 mai 2025.
L’Union européenne veut accélérer le déploiement des énergies renouvelables quitte à retoucher certaines lois de protection de la biodiversité, a indiqué le commissaire européen Dan Jorgensen.
Dans un entretien publié mardi par le média en ligne Contexte, Dan Jorgensen juge « totalement inacceptables » les délais actuels pour obtenir l’autorisation de lancer des projets d’énergies renouvelables. « Aujourd’hui, c’est sept ou dix ans, voire plus d’une décennie. Cela doit changer fondamentalement » pour s’en tenir à un délai de six mois maximum, estime le commissaire européen en charge de l’énergie.
L’octroi de permis relève des États membres, mais est encadré par des lois européennes sur les énergies renouvelables et la protection de l’environnement. Revoir les lois de protection de la biodiversité, notamment des oiseaux et de leurs habitats afin d’implanter des éoliennes, est un sujet sensible. « Je suis conscient que cela peut être considéré comme controversé », mais « la législation actuelle ralentit tellement le processus» de déploiement d’énergies renouvelables qu’elle « met en péril la transition verte », argumente Dan Jorgensen.
La Commission est en train de passer en revue ces textes pour « réduire la paperasserie » sans « nuire à l’objectif » environnemental, assure le commissaire. « La nature ne sera pas affectée par le fait que l’autorisation soit donnée après six mois au lieu de dix ans », estime ce responsable, qui se présente comme un défenseur de l’environnement et passionné d’ornithologie. La réduction des délais s’inscrirait dans un plan de « simplification » de la politique énergétique, que prépare la Commission.
Photo d’illustration : Le commissaire européen Dan Jorgensen. NICOLAS TUCAT / AFP
13 mai 2025





























